lundi 15 avril 2013

Correctif de l'article de Ouest-France sur la Pagode Van Hanh

La phrase en rose dans le bel article de Ouest - France, réalisé par Jean-François MARIVAL (ci-dessous) ne reflète pas exactement la parole du Vénérable Thich Nguyên Lôc. 

Voici le correctif :
« Des gens viennent ici parler de leurs problèmes. Notre rôle n'est pas de donner des solutions, mais de donner aux personnes les méthodes qui permettent de transformer la souffrance et de développer l'éveil, l'équité, l'altruisme. Ces qualités sont déjà en nous".


La pagode herblinoise pour le culte et la culture

Devant l'entrée de la pagode Van-Hanh de Saint-Herblain, un olivier six fois centenaire a été replanté.
Elle est l'unique lieu de culte pour les bouddhistes d'un grand Ouest qui va de la Bretagne à l'Aquitaine. Les associations bouddhistes de France s'y donnent rendez-vous fin mars. Rencontre avec le Vénérable...
Thich Nguyen Loc rechigne à l'idée d'être photographié. Sa mise en exergue personnelle est tout simplement contraire à sa religion. Sa qualité première de Vénérable est la modestie. Sa culture, c'est l'humilité.

À Saint-Herblain, il dirige la pagode d'un grand Ouest qui va de la Bretagne à l'Aquitaine. « Je ne suis pas plus représentatif pour parler que n'importe quel autre moine bouddhiste », dit-il pourtant.

Mais comme son partage est celui de la bonté, il finit par donner : son image, son témoignage, ses éclairages sur un lieu à la fois culturel et cultuel, dont la seule architecture asiatique, cernée de bâtiments contemporains entre le bourg de Saint-Herblain et le nord-ouest du périph, renvoie une somme de mystères.

Non, la pagode n'est pas un restaurant chinois ! Une confusion fréquente qui fait beaucoup rire le Vénérable. « C'est d'abord un lieu de culte pour les bouddhistes. On s'y réunit pour des cérémonies à l'occasion des naissances, des mariages, des décès, comparable à une église pour les catholiques », explique celui que le conseil d'administration de la congrégation bouddhique vietnamienne unifiée d'Europe a nommé responsable de la pagode herblinoise en 1996.

Réfugiés vietnamiens

C'est l'Association bouddhique de l'Ouest, composée de réfugiés vietnamiens, qui avait pris l'initiative de cette création, en rachetant d'abord une vielle ferme, en 1987. « Nous fonctionnons grâce aux dons de cette communauté vietnamienne », qui est aussi très majoritaire pour la fréquentation. « Les Vietnamiens se retrouvent également ici autour de leur culture, pas seulement pour l'aspect religieux », précise Thich Nguyên Lôc.

En accord avec la municipalité herblinoise, qui avait octroyé un permis de rénovation peu ordinaire, les travaux de transformation ont pris quatre années, de 2004 à 2008. En lieu et place de la petite ferme d'autrefois, un pavillon « avec toutes les caractéristiques architecturales d'une pagode asiatique traditionnelle».

Thich Nguyen Loc explique les « signes distinctifs » avec les courbes de la toiture « aux coins incurvés », le portique à trois entrées, le pavillon de la cloche, le jardin de sérénité, la montagne en miniature, le bassin et le ruisseau, le jardin paysager. « Il y a encore beaucoup à faire », lâche le Vénérable, montrant encore le bâtiment qui abrite le sanctuaire, le réfectoire, l'autel du patriarche, le hall de culte des défunts...

Pas de « gardiens célestes » devant le bâtiment principal, mais quatre colonnes sculptées et décorées de fleurs de lotus en leur base et leur sommet, ou encore « deux gardiens de la loi en pierre bleue, sculptés en Chine ». Et à l'intérieur, bien sûr, la statue du « Bouddha historique »...

« La pagode est le mode de vie depuis la nuit des temps, la façon de penser, de faire, de réfléchir au quotidien. C'est profondément gravé dans la conscience du peuple, où qu'il se trouve », explique Thich Nguyên Lôc. Ici, l'égalité prévaut, en règle absolue. À l'entrée, chacun enfile une combinaison de toile grise, « la hiérarchie est rompue, on ne distingue pas le directeur du simple paysan ».

Trois moines

Les trois moines qui vivent là écoutent, conseillent, organisent aussi des cours de français ou de méditation, animent des séances de thaï chi, prodiguent l'enseignement bouddhiste à qui veut. « Des gens viennent ici parler de leurs problèmes. Notre rôle n'est pas de donner des solutions, mais de rappeler les trois joyaux qui aident à les trouver », l'éveil, l'équité, l'altruisme. « Chaque semaine, nous recevons cinquante à soixante personnes, de plus en plus de Français. » La pagode est ouverte à tout visiteur.

Thich Nguyên Lôc évoque la visite, en août 2008, du Dalaï Lama. Un événement qui avait contribué à la connaissance du lieu.

Les 30 et 31 mars, la pagode Van-Hanh, du nom d'un moine qui vécut au XIe siècle, ne sera pas assez grande pour accueillir les associations bouddhistes de France. Le rassemblement aura lieu dans une salle plus vaste, à Rezé.

Contact. Pagode Van-Hanh, 3, rue du Souvenir-Français, à Saint-Herblain ; www.vanhanh.fr ; tél. 02 40 85 04 59.


Jean-François MARIVAL.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire