mardi 30 avril 2013

Nouveau poème de Thich Nhat Hanh : "O toi qui tourne en rond"


O toi qui tourne en rond,
S'il te plait arrête-toi.
Pourquoi le fais-tu?
"Je ne peux être sans aller, c'est pourquoi je tourne en rond."
O toi qui tourne en rond
s'il te plait arrête-toi.
"Mais si je cesse d'aller, je cesserai d'être."
O mon ami qui tourne en rond,
Tu n'es pas un avec cette histoire folle de tourner en rond.
Tu peux prendre plaisir à aller,
Mais pas à tourner en rond.
"Où puis-je aller?"
Va là où tu peux trouver ton aimé,
Là où tu peux te trouver toi-même.

samedi 20 avril 2013

Dimanche 12 mai 2013 : fête du Vésak à la Pagode Van Hanh et 25 mai : pleine lune du Vésak


Vésak est le nom du 4ème mois lunaire, c'est à dire les 30 jours durant lesquels les bouddhistes commémorent plusieurs événements majeurs de la vie du Bouddha : naissance, Eveil et passage en parinirvana (mort).
Le jour culminant est le jour de la pleine lune de ce mois là. La date retenue en France depuis que le Vésak est admis par les autorités françaises comme jour de fête officiel pour les fonctionnaires bouddhistes, est la pleine lune de mai, à savoir le 25 mai en 2013.



Dans un article paru dans Actualité Bouddhiste n°13, Jean-François Gantois invitait ses lecteurs à une "petite excursion dans le labyrinthe de nos calendriers". 
En résumé :
Les écoles du Theravada font commencer l’année à la nouvelle lune de mai-juin, selon la tradition indienne ; elles célèbrent donc simultanément le Vesak et le Nouvel An.
Les écoles du Mahayana, y compris du Vajrayana, font commencer l’année à la nouvelle lune de février-mars, selon la tradition chinoise. A noter : les calendriers chinois et himalayens peuvent accuser un décalage allant jusqu’à une lunaison (environ une fois tous les trois ans).
En ce qui concerne la datation, le point de départ des calendriers du Theravada et du Mahayana est semblablement le parinirvana du Bouddha. Une exception pour confirmer la règle : les tenants tibétains du Vajrayana partent non de la vie du Bouddha, mais du premier roi du Tibet, 417 ans plus tard.



Lettre du Vésak 2013 de  la Pagode Van Hanh

Fête du Vesak

Le Sûtra Dirghagama nous a enseigné que le Bouddha descendit du Ciel de Tusita et entra dans la matrice de sa mère, aussitôt elle “observa spontanément les préceptes: ne pas tuer, ne pas s'approprier de biens d'autrui, ne pas commettre l'inconduite sexuelle, ne pas mentir, ne pas consommer des produits intoxicants ; son esprit restait toujours serein, sans désir illusoire, sans concupiscence, vertueux, pur, paisible, heureux et sans crainte”.

Ainsi, dès l'entrée dans le ventre de sa mère, un Bouddha oeuvrait déjà “pour le bonheur, la paix et la joie de tous les êtres, pour l'amour, l'intérêt de la vie”. Un Bouddha qui vient “d'apparaître” apporte déjà la sérénité, la pureté, la non-souillure, la paix, la joie et le bonheur aux êtres vivants, aux êtres Célestes et aux Humains.
Le Bouddha possède un tel pouvoir que quand nous récitons son nom, pensons à Lui, méditons sur Lui alors “nos désirs néfastes sont tous anéantis et dans notre esprit il ne reste plus de facteurs non-vertueux et souillés, ni de souffrances ni d'inquiétudes. C'est en pensant au Bouddha que notre esprit devient calme, joyeux, que nous pouvons parvenir à l'esprit suprême et nous établir paisiblement, facilement dans le présent.” (Majjhimagama Sûtra).

Afin que notre esprit s'élève, s'embellisse de jour en jour, que notre vie devienne de plus en plus joyeuse et heureuse, la pagode Van Hanh organise solennellement la Grande Fête du Vesak, l'année 2557 (calendrier Bouddhique) le Dimanche, 12 mai 2013, de manière que l'amour et la compassion merveilleux de l'Honoré du monde imprègnent les monts et rivières, et permettent à tous les êtres d'atteindre la libération.

Nous avons l'honneur de vous inviter, chers Bouddhistes, de près et de loin, à venir participer à cette Fête afin de bénéficier du bienfait de la pluie du Dharma vous aidant à surpasser toutes les souffrances et à obtenir le véritable bonheur.

Bien cordialement
Thich Nguyên Lôc 



mercredi 17 avril 2013

Un témoignage bouleversant sur les effets de la parole, dans notre société basée sur les apparences et non sur l'Etre



Les moqueries humiliantes et gratuites qui peuvent aller jusqu'à tuer ceux à qui elles sont adressées : voici un témoignage bouleversant qui nous incite à redoubler de vigilance quant à notre parole.

La parole juste selon le Noble Sentier Octuple
- éviter le mensonge, et à l’inverse, s’exprimer d’une manière vraie, authentique. 
- éviter de blesser, de faire souffrir. Donc, c’est la manière de parler qui est très importante, comment nous nous adressons aux gens. 
Ce n’est pas seulement ce que nous disons, mais comment nous le disons : éviter d’offenser, de blesser et au contraire développer une parole d’amour, de compréhension, une parole de réconfort, qui donne confiance à l'autre ; utiliser la parole dans l’esprit de la pensée juste, c’est-à-dire comme un moyen pour aider et non pas la parole comme un moyen pour se vanter, pour prendre le pouvoir, pour montrer ses connaissances et encore plus pour tromper les autres par des mensonges.

mardi 16 avril 2013

Les Soutras et les Mantras bouddhistes chantés par Imee Ooi : témoignages

N'hésitez plus, faites-vous du bien, tout en faisant un acte méritoire pour le Dharma et pour Imee Ooi (le téléchargement ne contribue pas à son oeuvre) : 
Achetez les CD Imee Ooi en vente exclusive sur Voie Eveillée du Coeur.






Témoignages

Annie-France
"Bonjour, J’écoute beaucoup mes 2 CD ; je suis enchantée . Merci mille fois."

Laurence
"Je n'arrête pas d'écouter Imee Ooi, ça me fait tellement de bien"

Olivia
"Quand j'écoute Imee Ooi cela me remet dans l'atmosphère de la tournée des Reliques du Bouddha"

Isabelle
"J'adore ton cd et qu'il a déjà pas mal tourné en boucle"

Eric Delafontaine
"... L’impact énergétique et spirituel de cette musique sur les lieux et les personnes est réel ! J’ai pu le constater à de nombreuses reprises. Tout d’abord dans ma pratique de cabinet où il arrive souvent qu’à la fin d’une séance, un patient me confie qu’il s’est senti apaisé ou aidé tout au long du processus d’équilibrage énergétique par cette musique !!!!..." Lire la suite

Catherine
"Les chants d'Imee Ooi sont comme une pluie qui pénètre mon esprit et m'apporte aussitôt le calme et la paix. Quand je me sens triste ou énervée, je les écoute et je retrouve la joie et la sérénité."

lundi 15 avril 2013

Correctif de l'article de Ouest-France sur la Pagode Van Hanh

La phrase en rose dans le bel article de Ouest - France, réalisé par Jean-François MARIVAL (ci-dessous) ne reflète pas exactement la parole du Vénérable Thich Nguyên Lôc. 

Voici le correctif :
« Des gens viennent ici parler de leurs problèmes. Notre rôle n'est pas de donner des solutions, mais de donner aux personnes les méthodes qui permettent de transformer la souffrance et de développer l'éveil, l'équité, l'altruisme. Ces qualités sont déjà en nous".


La pagode herblinoise pour le culte et la culture

Devant l'entrée de la pagode Van-Hanh de Saint-Herblain, un olivier six fois centenaire a été replanté.
Elle est l'unique lieu de culte pour les bouddhistes d'un grand Ouest qui va de la Bretagne à l'Aquitaine. Les associations bouddhistes de France s'y donnent rendez-vous fin mars. Rencontre avec le Vénérable...
Thich Nguyen Loc rechigne à l'idée d'être photographié. Sa mise en exergue personnelle est tout simplement contraire à sa religion. Sa qualité première de Vénérable est la modestie. Sa culture, c'est l'humilité.

À Saint-Herblain, il dirige la pagode d'un grand Ouest qui va de la Bretagne à l'Aquitaine. « Je ne suis pas plus représentatif pour parler que n'importe quel autre moine bouddhiste », dit-il pourtant.

Mais comme son partage est celui de la bonté, il finit par donner : son image, son témoignage, ses éclairages sur un lieu à la fois culturel et cultuel, dont la seule architecture asiatique, cernée de bâtiments contemporains entre le bourg de Saint-Herblain et le nord-ouest du périph, renvoie une somme de mystères.

Non, la pagode n'est pas un restaurant chinois ! Une confusion fréquente qui fait beaucoup rire le Vénérable. « C'est d'abord un lieu de culte pour les bouddhistes. On s'y réunit pour des cérémonies à l'occasion des naissances, des mariages, des décès, comparable à une église pour les catholiques », explique celui que le conseil d'administration de la congrégation bouddhique vietnamienne unifiée d'Europe a nommé responsable de la pagode herblinoise en 1996.

Réfugiés vietnamiens

C'est l'Association bouddhique de l'Ouest, composée de réfugiés vietnamiens, qui avait pris l'initiative de cette création, en rachetant d'abord une vielle ferme, en 1987. « Nous fonctionnons grâce aux dons de cette communauté vietnamienne », qui est aussi très majoritaire pour la fréquentation. « Les Vietnamiens se retrouvent également ici autour de leur culture, pas seulement pour l'aspect religieux », précise Thich Nguyên Lôc.

En accord avec la municipalité herblinoise, qui avait octroyé un permis de rénovation peu ordinaire, les travaux de transformation ont pris quatre années, de 2004 à 2008. En lieu et place de la petite ferme d'autrefois, un pavillon « avec toutes les caractéristiques architecturales d'une pagode asiatique traditionnelle».

Thich Nguyen Loc explique les « signes distinctifs » avec les courbes de la toiture « aux coins incurvés », le portique à trois entrées, le pavillon de la cloche, le jardin de sérénité, la montagne en miniature, le bassin et le ruisseau, le jardin paysager. « Il y a encore beaucoup à faire », lâche le Vénérable, montrant encore le bâtiment qui abrite le sanctuaire, le réfectoire, l'autel du patriarche, le hall de culte des défunts...

Pas de « gardiens célestes » devant le bâtiment principal, mais quatre colonnes sculptées et décorées de fleurs de lotus en leur base et leur sommet, ou encore « deux gardiens de la loi en pierre bleue, sculptés en Chine ». Et à l'intérieur, bien sûr, la statue du « Bouddha historique »...

« La pagode est le mode de vie depuis la nuit des temps, la façon de penser, de faire, de réfléchir au quotidien. C'est profondément gravé dans la conscience du peuple, où qu'il se trouve », explique Thich Nguyên Lôc. Ici, l'égalité prévaut, en règle absolue. À l'entrée, chacun enfile une combinaison de toile grise, « la hiérarchie est rompue, on ne distingue pas le directeur du simple paysan ».

Trois moines

Les trois moines qui vivent là écoutent, conseillent, organisent aussi des cours de français ou de méditation, animent des séances de thaï chi, prodiguent l'enseignement bouddhiste à qui veut. « Des gens viennent ici parler de leurs problèmes. Notre rôle n'est pas de donner des solutions, mais de rappeler les trois joyaux qui aident à les trouver », l'éveil, l'équité, l'altruisme. « Chaque semaine, nous recevons cinquante à soixante personnes, de plus en plus de Français. » La pagode est ouverte à tout visiteur.

Thich Nguyên Lôc évoque la visite, en août 2008, du Dalaï Lama. Un événement qui avait contribué à la connaissance du lieu.

Les 30 et 31 mars, la pagode Van-Hanh, du nom d'un moine qui vécut au XIe siècle, ne sera pas assez grande pour accueillir les associations bouddhistes de France. Le rassemblement aura lieu dans une salle plus vaste, à Rezé.

Contact. Pagode Van-Hanh, 3, rue du Souvenir-Français, à Saint-Herblain ; www.vanhanh.fr ; tél. 02 40 85 04 59.


Jean-François MARIVAL.

dimanche 14 avril 2013

Le message de Myokyo-Ni : suivre le Chemin jusqu'à sa fin pour offrir la Félicité au monde

Extrait du livre "Les dix images du buffle - un voyage spirituel"- Editions Almora.

"Le message pour notre époque peut être de chercher les traces du buffle intérieur, de l'attraper et le rendre docile, de sorte que la force produite par la transformation de sa puissance fondamentale dévastatrice puisse réchauffer nos cœurs et éclairer nos esprits. Nous pouvons ainsi nous éveiller enfin à la conscience d'être partie intégrante de ce qui est. Reliés, ou rattachés une fois de plus, délivrés de la peur d'être "seuls" contre les adversités, nous pouvons, en travaillant en accord avec le buffle plutôt que contre lui, prendre part harmonieusement au miracle de la VIE, qui , elle-même ETANT, n'est cependant pas statique mais toujours en développement. Dans la conscience d'un Grand Etre, l'Etre se contemple lui-même.

L'aspiration à un tel développent est innée en tout coeur humain. Tandis que le "monde extérieur" rapetisse et montre des signes toujours croissants d'effondrement sous l'assaut insouciant de la surpopulation, avec les spectres de la famine et des maladies contagieuses relevant leurs têtes hideuses, nous qui avons occasionné ce gâchis, pourrions peut-être entreprendre la plus grande aventure - faire demi-tour et nous mettre en route pour le voyage intérieur. Là nous rencontrons ce que les images évoquent, et pour le bien de tout ce qui est, y compris nous-mêmes, nous faisons le vœu de suivre le Chemin jusqu'à sa fin au-delà de toute piste. Là nous faisons à nouveau demi-tour pour "Retourner sur la Place du Marché" mais cette fois avec des "Mains qui dispensent la Félicité".

Nb. : la 10ème image du "dressage du buffle", soit l'esprit, s'intitule "Entrée sur la Place du Marché, les Mains répandant la Félicité"

vendredi 12 avril 2013

Comprendre la voie de la transformation de l'esprit : "Les 10 images du buffle" de Myokyo-ni

Voie Eveillée du Coeur conseille la lecture de ce livre à ceux qui veulent comprendre les images du "dressage" du buffle, c'est à dire les différentes étapes de la transformation de l'esprit, avec des exemples de la vie quotidienne très parlants.

Les Dix Images du Buffle. Un voyage spirituel – Myokyo-ni
Editions Almora

Les Dix Images du Buffle, anciennes de plusieurs siècles, illustrent les différentes étapes du chemin vers l’Éveil. Depuis longtemps, ces images appartiennent à l’enseignement de la pratique du zen, et elles sont encore utilisées par les maîtres actuels. Le message fondamental de ces images permet de se relier à sa véritable nature, appelée aussi « nature de Bouddha». Il s’adresse à tous ceux qui souhaitent entreprendre le « voyage intérieur », voie qui mène hors de la souffrance.
Myokyo-ni livre ici une interprétation subtile et profonde de ces images ; elle nous transmet la Voie permettant de retrouver et d’affirmer la noblesse de notre cœur, et nous guide pas à pas vers cette source de joie et de lumière.

Myokyo-ni (Irmgard Schloegl, 1921-2007) était une religieuse de l’école bouddhiste japonaise Zen Rinzai. Née en Autriche, elle découvre le Zen au sein de la Buddhist Society de Londres, dirigée par Christmas Humphreys, qu’elle rejoint en 1950. En 1960, elle se rend au Japon et y restera durant douze ans pour y étudier sous la direction des maîtres Oda Sesso Roshi et Sojun Roshi Kannun, au monastère Daitoku-ji de Kyôtô. Installée définitivement en Angleterre en 1972, elle crée un groupe Zen qui deviendra, en 1979, le Zen Center de Londres. Le 22 Juillet 1984, elle est ordonnée par Soko Morinaga Roshi. L'ordination eut lieu en Angleterre, au monastère de Chithurst - à l’invitation d’Ajahn Sumedho, de la tradition des moines de forêt de Thaïlande (lignée d’Ajahn Chah) - et elle reçut le nom de Myokyo-ni (Myokyo signifie « miroir du sens subtil » et ni « nonne »).

jeudi 11 avril 2013

Nouveauté sur Voie Eveillée du Coeur : petits poèmes pour la vie quotidienne

Une nouvelle page s'offre à vous : les gathas de Thich Nhat Hanh ou petits poèmes pour nous aider à vivre au quotidien, dans chaque tâche routinière, en Pleine Conscience.


mercredi 10 avril 2013

Les enseignements de Thich Nhat Hanh sur Youtube

Pour en savoir plus sur cette nouveauté et sur les souhaits d'aide du village des pruniers à ce sujet,  cliquez ici.

Pour accéder aux enseignements, cliquez ici.

lundi 8 avril 2013

Nouvelle lecture de la sangha Gouttes de Soleil : "Réaliser l'unité du corps et de l'esprit"

Extrait du livre de Thich Nhat Hanh : "la Respiration Essentielle, Notre rendez-vous avec la vie". Editions Albin Michel

Chapitre 5 - Le troisième sujet de la Pleine Conscience : Réaliser l'unité du corps et de l'esprit.

Au cours d'une autre phase de méditation  observez votre corps sans faire de discrimination entre ses différentes parties : "J'inspire et suis conscient de tout mon corps" (méthode 3). Laissez alors votre respiration, votre corps et votre esprit observant devenir un.  La respiration et le corps sont un. La respiration et l'esprit sont un. L'esprit et le corps sont un.  Au moment de l'observation, l'esprit n'est pas une entité existant indépendamment, extérieure à votre respiration et à votre corps. La frontière entre le sujet et l'objet de l'observation a disparu. Nous observons "le corps dans le corps". L'esprit ne se tient pas à l'extérieur de l'objet afin de l'observer, mais fait un avec ce dernier. Voici le premier principe : "Sujet et objet sont vides (sujet et objet ne sont pas deux)" - largement développé dans la tradition mahayana.

En pratiquant ainsi pendant dix ou vingt minutes, le rythme de votre respiration et votre corps se calment, et votre esprit est apaisé. Quand vous commencez ces pratiques pour la première fois, elles paraissent assez dures, comme du blé grossièrement moulu, comme monter à cheval pour la première fois. Mais la farine devient de plus en plus fine, le cheval se conduit de plus en plus calmement. La quatrième méthode respiratoire vous accompagne sur ce chemin : "J'inspire et j'apaise tout mon corps." C'est comme boire un verre de limonade fraîche par une chaude journée et sentir votre corps se rafraîchir de l'intérieur. Quand vous inspirez, l'air entre dans votre corps et en apaise toutes les cellules. Au même moment, chaque "cellule" de votre respiration devient aussi plus paisible, ainsi que chaque "cellule" de votre esprit. Les trois font un et chacun est tous les trois à la fois. C'est la clé de la méditation. Si le cheval trotte paisiblement, le cavalier monte paisiblement. Et plus le cavalier se sent détendu, plus le cheval se détend. Respirer vous apporte la joie de la méditation, qui est une nourriture. Si vous êtes nourri par la douce joie de la méditation, vous devenez heureux, frais et tolérant, et chacun autour de vous bénéficiera de votre état.

Retrouvez les autres lectures de la Sangha Gouttes de Soleil en cliquant ici.


samedi 6 avril 2013

Enseignement sur la fidélité et les relations sexuelles de Thich Nhat Hanh



Le 26 décembre 2010, les éditions Parallax ont demandé à Thay un enseignement sur la fidélité dans les relations intimes. 
Pour Voie Eveillée du Coeur, ce bel enseignement s'adresse aussi aux adolescents pour lesquels cette question est très importante et pas toujours abordée de manière globale.

Thay parle de l'intimité sexuelle, émotionnelle et spirituelle; de l'acceptation de son corps (autre sujet qui préoccupe les ados); ...

vendredi 5 avril 2013

L'interdépendance de l'homme avec notre mère la Nature : 2 films sur l'atoll de Midway

"L'atoll de Midway est un ensemble de trois petites îles dans le Pacifique Nord, et l'un des endroits les plus reculés de la planète. À bien des égards, ces films pourraient être tournés dans de nombreux endroits sur la planète où l'on retrouve la tragédie et le désespoir. Mais à mi-chemin entre les Etats-Unis et l'Asie, cette île pleine de vie et d'émerveillement doit, à l'instar du canari dans la mine de charbon, nous servir d'avertissement.

L'atoll de Midway se trouve près de la pointe de ce qui est appelé le Garbage Patch du Pacifique, une soupe tourbillonnante de millions de tonnes de pollution par le plastique. En fait, une grande partie de ce plastique ne peut pas être vu à, mais il ne peut pas être évité, car il débarque sur les plages immaculées et dans les estomacs des oiseaux. Les îles sont littéralement couvertes de plastique, illustrant à plusieurs niveaux l'interconnexion et l'interdépendance des systèmes sur notre planète finie." 
Voir le blog.

La plage de plastique
Voir le blog.

L'impact sur les oiseaux


mercredi 3 avril 2013

"A la Recherche l’Un de l’Autre" : poème inédit de Thich Nhat Hanh


A la Recherche l’Un de l’Autre 

Honoré du Monde, je vous ai cherché depuis mon enfance.
Dès mon premier souffle, j’ai entendu votre appel.
Je suis parti à votre recherche, Bhagavan,
J’ai parcouru tant de chemins périlleux, rencontré tant de dangers.
Dans mes pérégrinations, j’ai enduré désespoir, peur, espoir et souvenirs.
Vers les contrées les plus lointaines, sauvages et immenses, je suis parti,

Sur les étendues d’étranges océans, j’ai navigué,
Sur les plus hauts sommets perdus dans les nuages, j’ai grimpé.
J’ai plusieurs fois gît mort dans une solitude absolue sur le sable d’anciens déserts,J’ai tenté de retenir dans mon cœur les nombreuses larmes de pierre,
J’ai rêvé de boire les gouttes de rosée scintillant de l’éclat des galaxies lointaines.
J’ai laissé des traces de pas sur les montagnes célestes des dieux.J’ai hurlé du fond de l’enfer Avichi, exténué, éperdu de désespoir.
C’est parce que j’avais faim, j’avais soif.


Au cours de mes dizaines de millions de vies,
J’ai désiré découvrir l’image de Celui qui est parfait,
Bien que je n’en connaisse pas exactement le lieu,
O Béni, je sens du fond de mon cœur la mystérieuse certitude de votre présence.
J’ai le sentiment que depuis des milliers de vies, vous et moi, n’avons été qu’un,
Qu’entre nous il n’y a que l’éclair d’une pensée.


Hier encore, je marchais seul, j’ai vu le chemin ancien couvert de feuilles d’automne.La lune brillante, accrochée au-dessus du portail, est apparue soudain comme l’image d’un vieil ami.
Alors les étoiles toutes excitées ont annoncé que vous étiez là.
La nuit durant, la pluie de la compassion n’a cessé de tomber,
La lumière des éclairs traversait ma fenêtre, un énorme orage s’était levé,
Comme si la Terre et le Ciel s’emportaient dans leur furie.
Enfin, en moi, la pluie s’est arrêtée et les nuages ont disparu.
Par la fenêtre, je vis la lune tardive, paisible et brillante.
Le Ciel et la Terre étaient totalement apaisés.
En me contemplant dans le miroir de la lune, je me suis vu et soudain je vous ai vu, Bhagavan.
Vous étiez souriant.

Comme c’est étrange !
La lune brillante de la liberté venait juste de me revenir.
En un seul instant, tout ce à quoi j’ai cru, je l’avais perdu.
Dès lors, et à chaque instant qui suivit, je vis que rien ne m’avait quitté,
Et qu’il n’y avait rien à retrouver.
Chaque fleur, chaque caillou et chaque feuille me regarde et me reconnaît.
Où que se tourne mon regard, je vous vois sourire,
Le sourire de ce qui ne naît ni ne meurt.


Voilà ce que j’ai découvert en regardant dans le miroir de la lune.
Je vous ai vu, Bhagavan,
Vous êtes assis là, aussi solide que le Mont Mérou, aussi calme que mon propre souffle.
Vous êtes assis comme s’il n’y avait jamais eu la violence des tempêtes en ce monde.
Vous êtes assis en paix et libre.
Je vous ai trouvé Bhagavan, et je me suis trouvé.
Je suis assis, le ciel bleu profond est silencieux,
Les montagnes couvertes de neige sont peintes sur l’horizon, et le soleil chante sa joie.
Vous êtes mon premier amour, Bhagavan,Vous êtes l’amour toujours présent, immaculé et vierge,
Ainsi jamais je n’aurai besoin d’un amour dont on dirait qu’il est « le dernier ».
Vous êtes la source, le courant d’une vie spirituelle,
Qui s’écoule depuis des millions de vies dans le samsara, mais qui reste pure comme au début.
Vous êtes ma paix.
Vous êtes ma solidité.
Vous êtes ma liberté intérieure,
Vous êtes le Bouddha,
Vous êtes le Tathagata.Sans dévier,
Je souhaite nourrir en moi la solidité et la liberté,
Pour les offrir à tous les êtres.
Aujourd’hui et toujours.

lundi 1 avril 2013

Les 4 accords toltèques et le bouddhisme : 4ème accord


Voie Eveillée du Coeur a récemment lu le livre "Les 4 accords toltèques" de Don Miguel Ruiz aux Editions Jouvence (poche), et a été frappée par la proximité avec la vision bouddhiste.

Voici les rapprochements trouvés : 
(Nb: nous nous appuyons sur le résumé des 4 accords toltèques fait par le site "se changer soi")

Quatrième accord Toltèque : Faites toujours de votre mieux


Faire de son mieux permet de pouvoir modifier la hauteur de la barre, en fonction de l'humeur, des capacités qui peuvent changer d'un moment à l'autre. Faire de son mieux, c'est ne jamais en faire trop et ne jamais en faire trop peu : pas d'auto-jugement possible, pas de perte d'énergie inutile dans un sens ou l'autre. Car en faire trop c'est épuiser notre énergie à venir. En faire trop peu c'est « s'exposer » à la frustration de ne pas atteindre nos objectifs.
Faire de son mieux améliore notre motivation à agir sans s'attacher à un résultat immédiat, ce qui augmente la satisfaction par rapport à ce qui a été accompli et même le contentement général.
Faire de son mieux permet d'évoluer en acceptant nos limites, en estimant correctement nos capacités, en reconnaissant nos erreurs et en améliorant notre conscience.
Faire de son mieux permet d'éviter l'inaction et de poser l'action juste dans le moment présent, évitant la référence au passé et les souffrances qui peuvent en découler.
Faire de son mieux c 'est pouvoir être soi-même sans exigence particulière, sans devoir se conformer.


Le point de vue bouddhiste sur  le quatrième accord toltèque

L'effort juste

L'Enseignement du cythar

A ce moment-là, le Bouddha Shakyamuni se trouvait sur le Pic du Vautour près de Rajagriha. Dans une forêt proche vivait un ascète nommé Srona qui s'adonnait à des disciplines spirituelles rigoureuses. Ses austérités étaient très sévères et on disait qu'il était le plus fervent ascète parmi les nombreux disciples du Bouddha. Mais il ne parvenait pas à se libérer des liens de l'illusion et de la souffrance parce que ses privations étaient excessives.

Finalement, Srona succomba à l'illusion et se dit : "Je suis si extraordinaire que je suis connu comme le pratiquant le plus avancé dans les disciplines ascétiques. Mais je n’arrive pas à atteindre l'Eveil. Je ne peux pas aller plus loin dans cette direction. Est-ce que je ne ferais pas mieux d'abandonner et de rentrer chez moi? J'ai assez de biens pour vivre confortablement le reste de ma vie. Ne devrais-je pas prendre cette voie plutôt que de mener une vie d’ascète?" Srona était très tourmenté par ce dilemme. S'apercevant que son disciple passait par une grande crise spirituelle, Shakyamuni fit venir Srona et lui posa des questions sur son état d'esprit d'une voix mesurée et pleine de bienveillance. Srona exposa ses pensées au Bouddha sans rien dissimuler.

Le Bouddha dit alors: "Srona! J'ai entendu dire qu'avant de devenir moine, tu étais très habile à jouer du cythar. Est-ce vrai?" Srona répondit que c’était vrai. Le Bouddha poursuivit : "Tu connais bien cet instrument. Est-ce qu'il produit une bonne musique si les cordes sont trop tendues?" Srona répondit: "Non". Alors le Bouddha demanda: "Eh bien, est-ce que le cythar produit de la musique si les cordes sont trop lâches ?" Srona répondit encore: "Non". Le Bouddha demanda encore: "Et si les cordes sont tendues juste comme il faut? Est-ce qu'elles peuvent produire une bonne musique?" Srona répondit: "Oui, elles le peuvent."

Alors le Bouddha instruisit Srona: "Srona! L'entrainement vers l'Eveil est comme le réglage de la tension des cordes du cythar. Si tu es enclin à l'assiduité extrême, les cordes de ton esprit seront trop tendues et l'esprit ne sera pas dans un état de paix. Si tu n'es pas assez attentif, les cordes de l'esprit seront lâches et ceci te mènera à la paresse. Srona! Garde une assiduité modérée et maintiens l'équilibre de tes sens. Essaye de garder la modération, sans t'incliner vers une extrême assiduité."



L'action
Extrait d'un  enseignements de Gudo Wafu Nishijima Sensei 

L'acceptation totale de toutes les choses, telles qu'elles sont, ont donné au Bouddha Gautama la base sur laquelle édifier sa pensée. Si nous considérons les nombreux sûtras bouddhiques écrits au sujet de la réalisation du Bouddha, nous pouvons conclure qu'il a atteint ce point de vue ou état parce qu'il vénérait l'action. L'action ne peut pas exister à un autre moment ou endroit que le moment présent; ici et maintenant . Une autre façon de considérer ceci, est en termes de passé, de présent et de futur : peu importe quelles erreurs ont pu être faites par le passé, même si nous les regrettons, nous ne pouvons retourner à ce moment passé pour refaire les choses bien. Il est clair que nous ne pouvons pas retourner dans le passé. En même temps, même si nous voulons atteindre notre rêve ou notre but dans le futur, nous ne pouvons pas aller dans le futur pour cela. Mais si nous considérons la vie comme étant centrée sur l'agir, nous constatons que nous ne pouvons réellement exister que dans le présent. nous ne pourrons jamais retourner dans le passé, et nous ne pouvons pas aller dans le futur.

Ceci est l'essence de ce qu'enseignait le Bouddha Gautama; l'existence réelle au moment présent. Il a atteint le point où ce qu'il voyait clairement c'est que vivre au moment présent en se contentant de faire de son mieux est la seule façon réaliste de vivre. Aussi longtemps que nous vivons ainsi, il n'y a rien que nous devions craindre, et aucun souci que nous devions nous faire. L'Univers avance sous la loi des causes et des effets. Tout ce que nous avons à faire dans la vie est de vivre pleinement le présent. C'est là l'enseignement du Bouddha Gautama. Et si nous avons cette conception, il n'est rien qui puisse être insurmontable dans nos vies. Même si des problèmes surgissent et passent, avec une action sincère les choses doivent s'améliorer avec le déploiement de la causalité. Mais il nous faut faire des efforts, même dans les moment heureux, pour maintenir cet état de bonheur. C'est là la situation réelle, et c'est ce que le Bouddha Gautama enseignait. Centrés sur l'action, les gens peuvent résoudre tous leurs problèmes.

Dans un prochain message, nous vous parlerons du 5ème accord toltèque : et oui, il y a un nouvel accord toltèque !
Pour lire un résumé du livre "Les 4 accords toltèques" de Don Miguel Ruiz, cliquez ici.
Pour vous procurer le livre, cliquez ici.