jeudi 27 juin 2013

Pleine conscience et méditation par Soeur Dao Nghiem

Cette présentation de la pratique de la pleine conscience et de la méditation du Village des Pruniers nous redonne les bases très clairement, tout en nous offrant l'opportunité de les expérimenter en direct : très ressourçant.

samedi 22 juin 2013

Majjhima Nikāya : nouveaux soutras en français en ligne

Grâce au site Fleur de Dharma, qui travaille assidûment pour nous offrir les traductions en français des enseignements du Bouddha, nous avons ajouté à notre bibliothèque "Les enseignements du Bouddha" les soutras suivants :

jeudi 20 juin 2013

Méditation guidée du Village des pruniers : "Laisse Bouddha respirer"

Pleine conscience de la nature de Bouddha

1) J’inspire, je laisse le Bouddha respirer avec mes poumons
J’expire ; moi, je ne fais pas d’effort pour respirer
Le Bouddha respire – J’en profite

2) J’inspire, je laisse le Bouddha s’asseoir avec mon dos
J’expire ; moi, je ne fais pas d’effort pour être assis
Le Bouddha est assis – J’en profite

3) J’inspire, je ressens de la paix dans la respiration
J’expire, je ressens du bonheur dans l’assise
Paix dans le souffle – Bonheur dans l’assise

4) J’inspire, la paix est la respiration elle-même
J’expire, le bonheur est l’assise-même
La paix est le souffle – Le bonheur est l’assise

5) J’inspire, le Bouddha n’est pas autre chose que sa respiration paisible
J’expire, moi-même je ne suis pas autre chose que ma respiration paisible
Bouddha est souffle – Je suis souffle

6) J’inspire, le Bouddha n’est pas autre chose que son assise heureuse
J’expire, moi-même je ne suis pas autre chose que mon assise heureuse
Bouddha est l’assise – Je suis l’assise

7) En inspirant, il n’y a que la respiration
En expirant, il n’y a pas une personne qui respire
Seulement la respiration – Pas de personne qui respire

8) En inspirant, il n’y a que l’assise
En expirant, il n’y a pas une personne qui est assise

Seulement l’assise – Pas de personne qui s’assoit

lundi 17 juin 2013

Science & Bouddhisme / La Conscience a-t-elle une base matérielle ? par Michel Bitbol

"C'est un plaisir et honneur, encore une fois, de vous parler de la conscience après avoir parlé de physique quantique. Ce matin, nous avons vu un débat entre un scientifique occidental, un spécialiste occidental de neurophysiologie, et un moine bouddhiste, et nous avons vu que le scientifique occidental défendait une position qui peut être caractérisée comme matérialiste, ou physicaliste, à savoir que vous croyez que d'une manière ou d'une autre la conscience émerge d'une base matérielle. De l'autre côté, nous avons vu un moine bouddhiste, Matthieu, qui a défendu une position très différente. Mais je pense qu'il est très important de remarquer que la contradiction contre la position matérialiste ne vient pas seulement de la tradition bouddhiste. Il y a de nombreux penseurs occidentaux qui sont contre cette position et ont de bons arguments contre elle, ainsi je voudrais présenter quelques un de leurs arguments, quelques uns des arguments occidentaux contre l'image matérialiste de la conscience."...

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lundi 10 juin 2013

Science & Bouddhisme / La Conscience par Matthieu Ricard

Donc, premièrement, je voudrais rappeler ce que Sa Sainteté a mentionné en de nombreuses occasions : le contexte de la position bouddhiste. Le Bouddha, par investigation, et par de nombreuses vies, vint à affiner sa compréhension. Il essaya d'investiguer la nature de la réalité, la nature de l'esprit, la nature de l'expérience. Donc à un certain point, il est dit que le Bouddha Shakyamuni trouva tous les aspects de la confusion mentale, de la nature de la réalité, il combla complètement le fossé entre la façon dont les choses apparaissent et la façon dont les choses sont. Donc une cognition valide de la réalité, de la conscience. C'est ce que nous appelons 'éveil'. Et à ce moment, bien sûr le Bouddha commença par dire que la vision, ou la vérité, qu'il avait trouvée était si profonde, qu'il était presque impossible de l'exprimer par des mots. Donc, il pensa : « Comment cela pourrait-il être communiqué ? » Et finalement, par circonstances, le Bouddha parla. Et maintenant, ses enseignements ne sont pas : « Voici la vérité : c'est à prendre ou à laisser. » Ils sont plutôt comme une carte routière : « Voici ce que j'ai trouvé. Je vous montre le chemin, libre à vous de voyager, et ceci est la carte routière. Si vous suivez ces pas, alors vous pouvez vérifier, pas après pas, la sorte de compréhension que j'ai atteinte. » Ainsi, ce n'est pas une sorte de vérité que nous devons croire aveuglément, que nous ne pouvons jamais atteindre mais que nous devons croire. Et non seulement ça, mais au cours du voyage avec cette carte, il répéta souvent : « Vous devez vérifier par vous-même », et il donna un exemple : en examinant un morceau d'or, vous ne prenez pas pour acquis que c'est de l'or, vous le frottez, le faites fondre, le coupez, et si cela a toutes les caractéristiques de l'or, alors oui, on convient que c'est de l'or. Donc ceci est le processus de l'investigation bouddhiste. Mais bien sûr, maintenant, nous n'avons pas la pleine capacité directe de voir les choses dont la façon le Bouddha les voit par sa sagesse. C'est possible, nous avons tendance à avoir confiance que son expérience est valide, nous avons un chemin pour y parvenir, mais nous ne pouvons pas exactement voir les choses de la même façon.


Aujourd'hui je voudrais essayer d'approcher la notion de la conscience par trois perspectives. La première partie concernera la vue bouddhiste de la conscience, d'une perspective logique ou philosophique, selon les enseignements du Bouddha. Et la deuxième partie sera plus expérimentale, elle consistera à apporter la première personne à son point ultime, l'expérience. Et la troisième partie examinera quels faits pourraient être ouverts à investigation

pour apporter des preuves que la conscience est cent pour cent liée au cerveau ou non. Autrement dit, examiner quelles sont les sortes de phénomènes qui, s'ils sont vrais, ne pourraient pas être expliqués par cette vue que la conscience n'est rien d'autre qu'un cerveau incarné dans un corps, et un corps incarné dans le monde. Donc, comme vous l'avez mentionné, Votre Sainteté, il y a trois méthodes différentes : une est la reconnaissance directe de la réalité, par nos sens ; la deuxième est l'inférence ; et la troisième, dans les enseignements bouddhistes, est de baser nos assomptions sur le témoignage valide de quelqu'un en qui nous avons confiance, quelqu'un de fiable, qui dit la vérité; à moins qu''il soit prouvé que ce qu'il dit est faux, alors nous devons, pour l'instant, baser nos assomptions sur cela.

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vendredi 7 juin 2013

samedi 15 juin : Conférence de Yangting Rinpoché à Nantes

Thème : Paix Intérieure – Paix Universelle

Conférencier :  Yangting Rinpoché

Horaire : 17h00 

Lieu : Salons Mauduit,  10 rue Arsène Leloup,  44000 Nantes

Contact : 06 64 81 38 87 ou 02 40 25 32 26

lundi 3 juin 2013

La fleur de Lotus : symbolique et belles photos

Sakyamuni naquit à Kapilavastu, dans l’Inde ancienne. Sa mère, la Reine Mayadevi, donna naissance à Sakyamuni à Lumbini (aujourd’hui le sud du Népal). La légende dit qu'à sa naissance Sakyamuni avait fait sept pas, et qu’à chaque pas, une fleur de lotus avait fleuri.

Les qualités incarnées par la fleur de lotus ont probablement conduit à la choisir pour symboliser la Loi et les enseignements de Shakyamuni. Dans le Sûtra du Lotus particulièrement, deux principes importants sont associés à cette fleur : la simultanéité de la cause et de l'effet et la pureté.

Le lotus est un symbole indissociable du Bouddhisme. Ceci est dû aux particularités du lotus :
  • Elle prend racine dans la boue et l'eau saumâtre qu'elle purifie en poussant;
  • Elle est la seule plante aquatique dont la fleur s'épanouit au dessus de l'eau contrairement aux nymphaeas (nénuphar)dont la fleur est en contact avec l'eau; 
  • La graine et la fleur apparaissent ensemble. 
  • Les graines de lotus durent très longtemps.
La boue, ou "l'impur" constitue la nourriture de fleur de lotus. Le bonheur naît de la souffrance. De  l'impur naît la pureté. La boue symbolise le samsara et le lotus le Nirvana. Ce que nous considérons comme "boue" représente les souffrances, les troubles, les désirs, qui sont le terreau même de notre épanouissement, de notre Eveil : la fleur d'une pureté et d'une beauté inégalées. De même, la nature de Bouddha est la nature originelle de tous les êtres dans la vue est voilée par les trois poisons : désir-attachement, aversion-colère et confusion-illusion.

Bouddha avait l'habitude de se servir du lotus pour désigner la personne ayant réussi de se libérer complètement des afflictions car celles-ci sont la source de toutes les souffrances humaines.

Le fait que le lotus soit en même temps fleur et fruit symbolise la simultanéité de la cause et de l’effet au sein de l’existence : la loi de causalité de l'univers qui est l'un des concepts majeurs de la philosophie bouddhique. Ce principe signifie que les différents types d'états d'être – y compris l'état de Bouddha – existent simultanément à chaque instant de vie ; il n’y a donc pas de différence essentielle entre un bouddha et une personne ordinaire. De plus, toute personne peut manifester l'état de vie du Bouddha dans le moment présent. « Surgir de terre », le chapitre 15 du Sûtra du Lotus, décrit ceux qui croient en la Loi merveilleuse comme étant « non souillés par les affaires de ce monde, comme la fleur de lotus dans l’eau ».

Il y aurait encore beaucoup à dire du lotu : trône des Bouddha, posture de méditation, lieu de naissance dans les Terres Pures ...

Pour finir, voici de superbes photos de cette fleur merveilleuse : album photo "lotus" de Christian Benedetto.


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