lundi 30 septembre 2013

Science & Bouddhisme / Dissiper les propriétés intrinsèques et l'existence intrinsèque par Michel Bitbol

Votre Sainteté, c'est une joie et un honneur d'être ici et de vous parler de la philosophie de la mécanique quantique, même si c'est un vrai défi pour moi parce que je sais que vous en savez beaucoup à ce sujet. Le défi sera de creuser dans la philosophie de la mécanique quantique et de comprendre quelque chose de très important sur la différence entre la physique classique et la physique quantique. Vous savez que la physique classique pouvait fonctionner en supposant que les corps avait une existence intrinsèque, et des propriétés intrinsèques comme la masse, ou étendue, et ainsi de suite. Mais en physique quantique, cette idée que les corps ont une existence intrinsèque et que les propriétés sont intrinsèquement attribuées aux particules devient un défi. Cela devient très difficile à soutenir en mécanique quantique, même si certains physiciens sont encore très désireux de garder cette ancienne idée, cette ancienne idée absolutiste de la physique classique. Et ils rencontrent tellement de difficultés que quelquefois ils renoncent. Alors ici je vais insister sur ceci, sur la critique de l'idée d'existence intrinsèque des corps, et sur l'idée qu'ils ont des propriétés intrinsèques.

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vendredi 27 septembre 2013

Nouveau livre de Thich Nhat Hanh : "La peur, conseils de sagesse pour traverser la tempête"

Guy Tredaniel - Editeur
Le courrier du Livre :
La peur a de nombreux visages... Peur de ne pas être à la hauteur, peur de manquer, peur de l'abandon, peur d'aimer ou d'être aimé, mais aussi peur de l'avenir, de souffrir, de vieillir, peur de la mort, la nôtre, mais aussi celle que nous éprouvons tous lorsque nous devons faire face à la perte d’un être cher.
Même lorsque notre vie remplit les conditions du bonheur, c'est la peur qui ressasse les regrets du passé, ternit le moment présent et nourrit les inquiétudes du futur. Si chacun de nous a des peurs, il existe un mode de vie qui nous libère de l’emprise de cette émotion. Thich Nhat Hanh nous offre ce chemin intemporel vers une vie sans peur, et ce chemin se nomme la pleine conscience. La non-peur est possible... y accéder, c’est connaître la joie ultime.
En s’appuyant sur la pleine conscience dans l’action,Thich Nhat Hanh nous montre, avec des exercices très pratiques, comment vivre dans le moment présent pour accueillir et embrasser nos peurs, reconnaître leurs origines et les réduire à l’impuissance.

lundi 23 septembre 2013

Comment développer l'Esprit d'Eveil ou Bodhicitta ? N°2 : L'entraînement de l'esprit en sept points de Guéshé Chékawa

Qu'est-ce que la bodhicitta ?

Le bodhicitta ou esprit d'Éveil (bodhi : éveil ; citta : cœur-esprit) est l'aspiration et l'engagement à atteindre l'Éveil afin d'y amener tous les êtres sensibles, et ainsi les libérer de la souffrance inhérente (duhkha) à l'existence cyclique (samsāra).
L'actuel Dalaï-Lama en dit : « Cet esprit d’Éveil transforme toutes les actions bénéfiques en un véritable catalyseur permettant l’émergence de la bouddhéité. […] Dans l’océan des pratiques qui mènent à la bouddhéité, le bodhicitta agit comme un raz-de-marée».

Comment développer l'esprit d'Eveil ?
Une des méthodes de développement de la bodhicitta est celle de l’égalisation et de l’échange de soi avec autrui.


1- La méthode du Dalai Lama

2- La méthode de l'entraînement de l'esprit en sept points de Guéshé Chékawa


Le Texte racine :

Hommage à la grande compassion
Cette essence du nectar de l'instruction
Est transmise par Serlingpa.
Elle est comme un vajra, comme un soleil et un arbre médicinal.
Le sens du texte et le reste devrait être connu.
Le développement des cinq dégénescences sera 
Transformé en voie vers l'éveil.

1. Les pratiques préliminaires
Entraînez-vous d'abord aux préliminaires


2. La pratique principale : s'entraîner aux deux bodhicittas
Ne blâme qu'une seule choseMédite sur la bonté de tous
Pratique alternativement prendre et donner
Commence la séquence par prendre sur toi-même
Monte les deux sur la respiration
Trois objets, trois poisons, et trois racines de vertu
Telles sont les instructions brèves pour l'atteinte consécutive
Pour se souvenir de cela,
Entraîne-toi à chaque activité par des mots.
Montre le secret à ceux qui ont obtenu la stabilité
Considère les phénomènes comme rêves
Contemple la nature non-née du connaisseur
Même le remède, soi-même, est libre d'exister de son propre côté
Place le sentier essentiel sur la base de tout.
Pendant les pauses, considère tous les phénomènes comme illusoires.


3. Transformer les conditions adverses en voie vers l'éveil

Quand le contenant et le contenu sont remplis de négativités,
Transforme les conditions adverses en voie d'éveil
Utilise toute circonstance immédiate dans la méditation.
Posséder les quatre préparations, est la suprême méthode.

4. Comment faire la pratique d'une vie sur la base d'une journée
Une instruction essentielle et brève est :
Mélange la pratique d'une vie avec les cinq forces 
Parmi les instructions sur le transfert du mahayana
Les cinq forces sont la plus importante des pratiques.

5. Les critères de succès
Tous les Dharmas sont condensés en un seul but.
Gardez le principal de ces deux témoignages.
Fiez-vous uniquement au bonheur de l'esprit.
L'indication que l'on a transformé est une attitude inverse.
Le signe que l'on s'est entraîné est la possession des cinq grandeurs.
On s'est entraîné si l'on est capable même en étant distrait.

6. Les préceptes de l'entraînement de l'esprit
Pratiquer l'entraînement de l'esprit sans que cela contredise vos autres promesses.
Ne pas pratiquer de façon arrogante.
Ne pas être partial.
Change ton attitude intérieurement.
Ne parle pas des défauts d'autrui.
Ne pense rien des fautes d'autrui.
Purifie d'abord tes plus gros défauts.
Abandonne tout espoir de résultats.
Abandonne la nourriture empoisonnée.
Ne sois pas rancunier.
Ne prends pas plaisir aux paroles négatives.
N'attends pas l'occasion d'une revanche.
Ne heurte pas le point sensible.
N'utilise pas les autres comme bouc émissaire.
N'utilise pas le Dharma à mauvais escient.
N'ait pas l'esprit de compétition.
Ne fait pas chuter le dieu en diable.
Ne fonde pas ton bonheur sur le malheur d'autrui.

7. Les conseils pour entraîner l'esprit
Ramène toutes les pratiques en une seule.
Ramène tous les moyens de vaincre l'adversité en un seul.
Une pratique pour commencer et une pratique pour terminer.
Patience quoiqu'il advienne.
Garde deux choses même au péril de ta vie.
Entraîne-toi aux trois choses difficiles.
Cultive les trois causes primordiales.
Conserve toujours les trois choses dont il ne faut pas se défaire.
Entraîne-toi purement en étant impartial avec l'objet.
Une pratique profonde qui englobe tout cela est importante.
Médite toujours sur ceux qui te font du mal.
Ne sois pas dépendant des circonstances extérieures.
Pratique l'essentiel maintenant.
Ne déforme pas le sens de l'enseignement.
Ne pratique pas épisodiquement.
Coupe court aux hésitations et distractions.
Observe, examine, et libère-toi.
Pratique sans vanter tes mérites.
Ne sois pas coléreux.
Ne sois pas changeant.
N'espère pas de gratitude.

Dédicace 
A cause de mes nombreux souhaits,
J'ai enduré les souffrances, les insultes, et les critiques
J'ai reçu les instructions pour dompter la saisie du soi,
Maintenant si je meurs, je n'ai aucun regret.


Extrait de "La voie vers l’éveil dans le bouddhisme tibétain" de Guéshé Acharya Thubten Loden, chapitre ‘Comment développer bodhicitta’, p 301, édité par le monastère Nalanda, 2000.



Pratiquer en suivant 59 slogans

Ainsi exposés, quelques étapes (les premières notamment) restent un peu difficiles d’accès. C’est pourquoi elles ont été commentées par 59 slogans au XIXème siècle. Ces 59 slogans permettent la pratique à ceux qui sont éloignés du bouddhisme et ils offrent une solution simple pour intégrer le jolong dans sa vie quotidienne.

Voici donc les 59 slogans auxquels vous référer régulièrement vous permettra d’évoluer :


  1. Commence par pratiquer les préliminaires.
  2. Considère les phénomènes perçus comme rêves.
  3. Contemple l’essence de l’intelligence d’avant ta naissance.
  4. Même ce qui fut remède s’élimine de soi-même.
  5. Rester alors en la nature de la conscience est l’essence de la voie.
  6. Entre méditations, traite toute chose comme une illusion.
  7. À l’inspiration, accepte dans ton cœur tout le malheur, la douleur et la négativité du monde entier, et les tiens. À l’expiration, donne toute ta joie et ton bonheur et remercie l’existence.
  8. Comprend les trois objets (attachement, aversion, indifférence), poisons mais sources de vertus.
  9. Incite-toi au rappel en toute activité en t’entraînant par des paroles.
  10. La séquence de l’accueil commence par soi.
  11. Quand habitacle et habitants sont pleins de maux, transforme les mésaventures en voie d’éveil.
  12. Ramène tous les blâmes à toi-même.
  13. Sois reconnaissant envers tous.
  14. Vivre les illusions comme les quatre corps de Bouddha est l’absolue protection de la vacuité.
  15. Applique la pratique à tout ce qui survient.
  16. Travaille avec les cinq forces, qui sont :
    1. la motivation;
    2. l’entraînement (à ce que tu veux faire et être);
    3. la culture des semences positives;
    4. la renonciation à l’ego;
    5. l’aspiration (dédier son propre mérite pour le bénéfice des autres).
  17. Au moment de la mort : la réconciliation avec celle-ci est aussi les cinq forces.
  18. Tous les enseignements se résument en un.
  19. De deux témoignages retiens le principal, l’intérieur.
  20. Sois toujours en un état d’esprit heureux.
  21. Qui pratique même distrait a la maîtrise.
  22. Entraîne-toi toujours à pratiquer les trois principes :
    1. garder les promesses faites;
    2. ne pas faire de démonstration ostentatoire;
    3. avoir une patience impartiale.
  23. Ne sois pas celui qui ne pardonne jamais.
  24. Change ton attitude tout en restant toi-même.
  25. Ne fais pas conversation de tes défaillances.
  26. Ne te préoccupe pas des agissements d’autrui.
  27. Travaille sur ta plus grande imperfection d’abord.
  28. Abandonne tout espoir de fruit.
  29. Abandonne les nourritures mauvaises.
  30. Ne sois pas trop consistent.
  31. Ne sois pas dans le jugement d’autrui (ou Les quatre pratiques sont la meilleure des méthodes).
  32. N’attend pas l’occasion de te venger.
  33. Ne prend pas plaisir aux paroles malicieuses.
  34. Ne transfère pas la charge du bœuf sur l’âne.
  35. Ne sois pas dans l’esprit de compétition.
  36. Ne fais pas de ta pratique une déformation.
  37. Ne fais pas choir le dieu en démon.
  38. N’espère jamais un bonheur qui serait un malheur pour autrui.
  39. Corrige tous tes torts avec une même intention.
  40. Ramène tous les remèdes à un seul : l’accepter-donner.
  41. Fais une action au début du jour et une à la fin.
  42. Quoi qu’il arrive de bon ou mauvais, accueille-le dans les deux cas.
  43. Observe ta discipline, fût-ce au péril de ta vie.
  44. Reconnais tes passions, traite-les, puis transcende-les.
  45. Aie un guide qualifié, une bonne discipline, un mode de vie adéquat.
  46. Respecte ton guide, sois enthousiaste, garde le chemin.
  47. Concentre ton corps, ta pensée et ton esprit vers la bonne voie.
  48. Du fond du cœur, n’exclut rien de ta pratique d’accueil.
  49. Médite toujours sur ce qui t’est pénible.
  50. Ne sois pas dépendant des circonstances.
  51. Pratique ce qui est essentiel maintenant.
  52. Ne laisse pas tes émotions inverser ta compréhension.
  53. Ne pratique pas avec intermittence.
  54. Entraîne-toi de tout cœur.
  55. Libère-toi par l’examen puis la pensée.
  56. Ne sois pas complaisant avec toi-même.
  57. Reste concentré.
  58. Ne sois pas jaloux.
  59. N’espère aucun applaudissement.


Sources : Wikipédia, Institut Vajrayogini, Techniques de méditation

jeudi 19 septembre 2013

Les 10 grands voeux royaux de Samantabhadra

Selon le Sūtra Avatamsaka (Soutra de l'ornementation fleurie ou Soutra de la guirlande), le grand bodhisattva Samantabhadra a prononcé dix grands vœux royaux, proposés aux fidèles comme voie de développement spirituel. 

Les Maitres et les monastiques nous conseillent de les réciter tous les jours et les mettre en pratique.

  1. Rendre hommage à tous les bouddhas 
  2. Adresser des louanges aux tathāgatas 
  3. Pratiquer abondamment des offrandes 
  4. Se repentir des péchés karmiques
  5. Se réjouir des mérites d’autrui
  6. Prier le bouddha de prêcher le dharma 
  7. Prier le bouddha de rester dans ce monde 
  8. Suivre constamment ses enseignements 
  9. Vivre en bonne harmonie avec toutes les créatures
  10. Étendre universellement le bénéfice des mérites 
Chapitre du Soutra de l'ornementation fleurie - Chapitre sur les 10 voeux de Samantabhadra.

lundi 16 septembre 2013

Les livres du grand maitre Ajahn Chah en français et en téléchargement gratuit

Biographie d'Ajahn Chah

Le Vénérable Ajahn Chah naquit le 17 juin 1918 dans un petit village près de la ville d'Ubon Rajathani, dans le Nord-est de la Thaïlande. Après avoir achevé sa scolarité obligatoire, il passa trois ans comme novice avant de retourner à la vie laïque pour aider ses parents à la ferme. A 20 ans cependant, il décida de reprendre la vie monastique et le 26 avril 1939, il reçut l'ordination des moines.

Les débuts de la vie monastique d'Ajahn Chah suivent le schéma traditionnel d'étude des enseignements bouddhiques et du Pâli, la langue des Ecritures. Lors de sa cinquième année passée en tant que moine, son père tomba gravement malade et mourut, assurément un rappel brutal de la fragilité et de la précarité de la vie humaine. Cela fit profondément réfléchir Ajahn Chah sur ce qu'est le vrai but de la vie, car bien qu'il ait beaucoup étudié et gagné quelque compétence en Pâli, il ne lui semblait pas être plus proche d'une compréhension personnelle de la fin de la souffrance. Un sentiment de désenchantement le gagna et finalement (en 1946), il abandonna ses études et partit en pèlerinage, vivant d'aumônes.

Il parcourut quelque 400 km. à pied en direction du centre de la Thaïlande, dormant dans les forêts, recueillant les aumônes dans les villages où il passait. Il s'établit dans un monastère où la vinaya (la discipline monastique) était soigneusement étudiée et pratiquée. C'est là qu'on lui parla du Vénérable Ajahn Mun Buridatto, un Maître de Méditation grandement respecté. Enthousiasmé par le fait de rencontrer un enseignant aussi accompli, Ajahn Chah partit à pied pour le Nord-est et se mit à sa recherche.

A cette époque, Ajahn Chah se débattait avec un problème crucial. Il avait étudié les enseignements sur la moralité, la méditation et la sagesse que les textes présentaient dans tous les détails, mais il ne voyait pas comment ceux-ci pouvaient vraiment être mis en pratique. Ajahn Mun lui dit que, bien que les enseignements soient vraiment approfondis, au fond ils sont très simples. Si l'on établit bien l'attention, on voit que toute chose apparaît dans le coeur/esprit ... et c'est à cet endroit-même qu'est le vrai chemin de la pratique. Pour Ajahn Chah, cet enseignement très court et direct fut une révélation et transforma son approche de la pratique. La Voie était claire. ...


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Bibliographie d'Ajahn Chah 

lundi 9 septembre 2013

Êtes-vous bien au clair sur votre manière de pratiquer la méditation ?

Le Chemin en harmonie par Ajahn Chah

« Aujourd’hui, je voudrais vous demander à tous : 
- « Êtes vous sûrs de vous ? Êtes-vous bien au clair sur votre manière de pratiquer ? »

Je vous demande cela parce que de nos jours, il y a tant de personnes qui enseignent la méditation que je crains que vous ayez l’esprit embrouillé, que vous soyez sujets au doute ou aux hésitations. Si nous avons une compréhension claire, alors nous serons capables de rendre notre esprit calme et stable.

Vous devez comprendre l’Octuple Sentier comme étant l’association de ces trois fondements : l’éthique, la concentration et la sagesse. C’est la base sur laquelle se constitue le chemin. Notre pratique consiste à faire apparaître ce chemin en nous.

Pendant la méditation assise, nous devons garder nos yeux fermés, ne rien regarder d’autre parce que, maintenant, nous allons regarder directement l’esprit. Quand nous fermons les yeux, notre attention se porte vers l’intérieur. Nous établissons l’attention sur la respiration, nous centrons nos sensations sur le souffle et posons là notre conscience vigilante. Quand les fondations du chemin sont en harmonie, nous serons capables de voir la respiration, les sensations, l’esprit et les objets de l’esprit tels qu’ils sont. Ici nous pouvons voir le « point de focalisation », où le samadhi (le calme mental) et les autres fondations du chemin convergent en harmonie.

...»

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dimanche 8 septembre 2013

CD IMEE OOI : baisse des prix de 20%

Afin que davantage de personnes puissent profiter des Mantras et Soutras bouddhistes chantés merveilleusement par Imee Ooi, nous vendons ses CD au prix de 12€ au lieu de 15€.

Pour voir les CD en vente, cliquez ici.

jeudi 5 septembre 2013

Qu'est-ce que la Sangha selon le vénérable Thich Nhat Hanh ?

Le vénérable Thich Nhat Hanh nous exhorte à pratiquer au sein d’une communauté de pratiquants, une sangha. Sans la sangha nos efforts ne porterons pas de fruits et nous finirons par abandonner la pratique :

Nous avons tous besoin d’amour. Sans amour nous ne survivrons pas. Et la planète non plus. Il est dit que le prochain bouddha sera Maitreya, le Bouddha de l’Amour. D’après moi, Maitreya pourrait se manifester sous la forme d’une communauté qui montrera le chemin de l’amour et de la compassion.

A la base de l’amour il y a la pleine conscience. Impossible d’aimer sans « être présent ». Apprendre à être présent peut sembler facile, mais à moins de s’y être entraîné, c’est difficile. Nous vivons dans l’oubli depuis des milliers d’années et on ne change pas d’habitude du jour au lendemain ; notre rencontre profonde avec la vie n’est possible que dans l’instant présent. Pour y parvenir, il nous faut un soutien, et ce soutien c’est la Sangha.

Dans les milieux bouddhistes on parle du Buddhakaya (le corps du Bouddha), du Dharmakaya (le corps du Dharma), mais on parle rarement duSanghakaya (le corps de la Sangha). En tant que pratiquants nous portons en nous le corps du Bouddha. Le corps du Bouddha est la pleine conscience et la pleine conscience conduit toujours à la concentration, à la vision profonde (vipassana) et à l’amour. Une fois que nous possédons ces qualités nous savons que le corps du Bouddha nous habite. La pleine conscience est quelque chose que nous pouvons toucher du doigt en nous-mêmes.


Le dharma est la voie de la paix, de la guérison, de la transformation, et du regard profond. Quand nous sommes capables de marcher en pleine conscience, le Corps du Dharma nous habite. A chaque pas tranquille, conscient, à chaque inspiration consciente, le corps du Bouddha et celui du Dharma grandissent en nous.

La Sangha est un joyau tout aussi important que le Bouddha et le Dharma. Faites de la construction de la Sangha votre pratique. N’abandonnez pas votre Sangha. Sans un corps de Sangha, tôt ou tard vous renoncerez à la pratique. Prenez refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha. La Sangha porte en elle le Bouddha et le Dharma. La Sangha est un corps « saint ». Ne cherchez pas la sainteté ailleurs. Ne pensez pas que la sainteté soit l’apanage du Dalaï Lama. La sainteté vous appartient et elle réside au sein même de votre Sangha. Quand une communauté de gens s’assied, respire, marche et mange ensemble en pleine conscience, la sainteté est là et elle est reconnaissable immédiatement.


Il nous faut apprendre à soigner notre corps de Sangha. Nous nourrissons notre corps de Sangha en pratiquant profondément avec des amis. Nous savons que telle nourriture est nocive pour nous, pourtant nous continuons à l’absorber. Seuls, nous sommes tentés. Mais entourés de notre Sangha il est facile de changer nos habitudes.


On peut décrire la Sangha comme un courant de vie s’acheminant vers l’émancipation, la joie et la paix. La seule condition nécessaire à votre entrée dans le courant de la Sangha est votre pratique. Vous obtiendrez ainsi l’état de « celui qui est entré dans la courant », tel qu’il est nommé dans les écritures bouddhiques. Ce sont les paroles mêmes du Bouddha. Si vous embrassez la pratique de la pleine conscience, vous entrez dans la Sangha et méritez le qualificatif « d’entré dans le courant ». Ceci est le premier fruit que vous obtenez en tant que pratiquant. Ce n’est pas difficile. Si vous voulez pratiquer joyeusement, construisez une Sangha là où vous vivez. La Sangha sera votre protection. C’est le radeau qui vous conduira sur l’autre rive, la libération. Sans Sangha, votre pratique échouera, même si vous êtes animé des meilleures intentions. « Je prends refuge dans la Sangha » n’est pas une profession de foi, c’est une pratique quotidienne.
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lundi 2 septembre 2013

Comment développer l'Esprit d'Eveil ou Bodhicitta ? N°1 : la méthode du Dalaï Lama

Qu'est-ce que la bodhicitta ?

Le bodhicitta ou esprit d'Éveil (bodhi : éveil ; citta : cœur-esprit) est l'aspiration et l'engagement à atteindre l'Éveil afin d'y amener tous les êtres sensibles, et ainsi les libérer de la souffrance inhérente (duhkha) à l'existence cyclique (samsāra).

L'actuel Dalaï-Lama en dit : « Cet esprit d’Éveil transforme toutes les actions bénéfiques en un véritable catalyseur permettant l’émergence de la bouddhéité. […] Dans l’océan des pratiques qui mènent à la bouddhéité, le bodhicitta agit comme un raz-de-marée».



Comment développer l'esprit d'Eveil ?

Une des méthodes de développement de la bodhicitta est celle de l’égalisation et de l’échange de soi avec autrui.



La méthode du  Dalaï Lama

Dans ce premier article sur cette pratique profonde et transformatrice, nous vous proposons de découvrir la méthode du Dalaï Lama :

Les instructions suivantes concernent la production de la bodhicitta selon la méthode d'égalité et d'échange avec les autres. Cette méditation comprend cinq parties:

1) l'égalité avec les autres ;
2) la réflexion sur les inconvénients d'une attitude égocentrique selon divers points de vue;
3) la réflexion sur les avantages d'une pensée tournée vers le bien d'autrui selon divers points de vue;
4) l'échange avec les autres ;
5) le don et la prise en charge.

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