mardi 30 décembre 2014

Enseignement du Nouvel An 2015 par la Vénérable Robina Courtin

Ordonnée à la fin des années 70, la Vénérable Robina travaille depuis, à plein temps, pour la FPMT établie par Lama Thoubtèn Yéshé et Lama Zopa Rinpoché. Toutes ces années elle a servi en tant que directrice éditoriale de Wisdom Publications, rédactrice en chef du magazine Mandala, directrice exécutive du Liberation Prison Project et a fait des tournées en tant qu’enseignante du Bouddhisme. Sa vie et son activité avec les prisonniers ont été présentées dans les documentaires Chasing Buddha et Key of Freedom. Elle parcourt le monde pour donner des enseignements depuis 1987 et c’est sa septième visite à l’Institut.

Retransmission en direct ou revoir les vidéos
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Dates
du samedi 27 décembre 2014 au samedi 3 janvier 2015.

Horaires
9h30-12h30 (avec pause vers 11h), 
16h15-19h00 (avec pause vers 17h30), 
20h30-21h30.

lundi 29 décembre 2014

"Manuel de méditation selon le bouddhisme theravada" par Ajahn Brahm

Cet ouvrage de référence décrit la méthode progressive qui permet d’aborder la méditation du bouddhisme Theravâda, école adepte d’une « religion sans dieu », et dont le seul « livre sacré », aux dires de l’auteur, est l’expérience méditative elle-même.
On trouvera ici l’enseignement de la technique reine du bouddhisme originel : le dhyâna (ou « jhâna » en pâli). Ce livre s’adresse tant aux débutants qu’aux méditants confirmés. Chacun y trouvera aussi bien des conseils et des recommandations utiles (dans la première partie du livre), qu’une perspective de la voie bouddhique selon le Theravâda dans toute sa profondeur métaphysique (dans la seconde partie).
Le mode de pensée et d’écriture d’Ajahn Brahm, précis, rationnel, pragmatique, et en même temps vivant et non dépourvu d’humour, est très adapté aux Occidentaux.
A la fois érudit et pratiquant de très haut niveau, Ajahn Brahm a fréquemment recours aux comparaisons éclairantes. Il évite délibérément le syncrétisme simpliste pour rester dans la droite ligne du Theravâda, héritier de la rigueur et de la richesse de ce qui fut probablement le Dharma originel.

lundi 22 décembre 2014

"Le Dhamma ici et maintenant, attention et sagesse" par Ashin Tejaniya

Premier chapitre : Qu'est-ce que la méditation de pleine conscience ?

Parlons un peu de la méditation.

Dans ce centre, on pratique Satipatthana ou la méditation de la pleine conscience sur les quatre établissements de l’attention ( le corps – kaya-, les sensations – vedana -, l’esprit – citta - et les phénomènes - dhammas -.
Toutefois, avant de commencer, nous avons besoin de clarté sur ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. Il est important de commencer cette pratique comme si nous allions commencer un projet important, avec une compréhension des idées et des principes sous-jacents derrière ce que nous allons faire. Nous avons besoin d’une information directrice et de bonnes idées sur la nature de la méditation de pleine conscience afin que nous puissions pratiquer habilement. Nous ne voulons pas commencer à l'aveuglette.

Qu’est-ce que la méditation de la pleine conscience ? Quel est le but de la pratique ? Quelle type d’esprit et quelle attitude doit-on avoir quand on médite ? Comment est-ce que l’on doit pratiquer? Pour moi, la méditation de pleine conscience a pour but essentiel de transformer
l'esprit. La méditation a pour but de cultiver des états d'esprit sains, cultiver l’esprit du Dhamma, et faire ressortir les qualités de l'esprit. La méditation de pleine conscience n'est pas le travail effectué par le corps ou le travail accompli par les objets mais ce qui se passe, ce qui est observé et expliqué plus loin dans la section.

Quels font les objets ? Les objets ne méditent pas. C’est l’esprit qui médite.C'est pourquoi la méditation est appelée «travail de l'esprit" et c'est pourquoi on doit apprendre à connaître l'esprit.

Comment savez-vous qu'il existe un esprit ? Savez-vous que vous avez un esprit ? Comment savez-vous que vous avez un esprit? Vous pouvez voir ou observer l'esprit à travers ses rouages et fonctions qui sont par exemple savoir, penser, vivre, sentir, vouloir, mettre au point, etc.

Maintenant, mettez vos mains ensemble et regarder vos mains jointes. Vous savez que vos mains se touchent, non? Comment reconnaissez-vous cette sensation du toucher ? Comment l'esprit est-il en mesure de savoir cela? Vous savez que l'esprit est conscient et y prête attention maintenant. Comment savez-vous que l'esprit est attentif et conscient ? Pourriez-vous savoir que vos mains se touchent si votre esprit pense à autre chose? Non. Donc vous pouvez voir que ce n'est pas seulement parce que vos mains sont en contact que vous le savez, mais c’est parce que l'esprit est attentif et prendre conscience est une qualité qui fait partie de cette attention qui fait que vous savez qu'ils se touchent.

Pouvez-vous changer votre attention sur les paumes des pieds? Vous le faites, bien ? Ce déplacement de l'attention est en fait l'esprit qui travail. C’est l’esprit qui accorde de l’attention à un autre objet. Si vous êtes conscient de l’attention qui est là présente, vous voyez que l'esprit travaille. Il n'est pas nécessaire de chercher l'esprit, tout le monde sait bien cela plus ou moins. La reconnaissance, la pensée, la planification, et les intentions sont tous des travaux de l'esprit. Il n'est pas si facile au premier abord de reconnaître l'esprit sous ces différentes formations mentales en raison du manque de compréhension que l’on a de l'esprit.


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lundi 15 décembre 2014

"Le Chemin du Milieu : introduction à la vacuité dans la pensée bouddhiste indienne" de Claire Petitmengin

Gratitude à frère Fabkhi, qui nous a fait découvrir ce livre : "Le chemin du milieu : introduction à la vacuité dans la pensée bouddhiste indienne". Editions Dervy.

La vacuité est à la fois le concept central de la pensée bouddhiste et le centre de la pratique méditative bouddhiste, pensée et pratique dont l'occident est en train de découvrir toute la profondeur et la pertinence. Cependant, la pensée bouddhiste est, pour nous Occidentaux, difficile d'accès. La principale raison en est que ses concepts fondamentaux nous sont très étrangers. On a fait du bouddhisme une philosophie sceptique. On le réduit parfois à un ensemble de techniques de relaxation permettant un gain de bien-être immédiat. Enfin, certains travaux universitaires en ont fait une théorie purement intellectuelle et abstraite. L'objectif principal de cet ouvrage est de donner des points de repère historiques et conceptuels permettant d'aborder la pensée très complexe et subtile du bouddhisme des origines, le bouddhisme indien, et la notion de vacuité qui en est le coeur. Utile aussi bien à des pratiquants bouddhistes qu'à des chercheurs en sciences cognitives, cet ouvrage s'adresse également à tout lecteur intéressé par l'expérience subjective et la conscience.

lundi 8 décembre 2014

"Ne sous-estimez pas les souillures; elles vous joueront des tours !" par Ashin Tejaniya

Que sont les souillures?

Les souillures (lobha, dosa, et moha : voir lexique) ne sont pas seulement les
manifestations grossières de l’attachement, de l’aversion et de la confusion, ce sont
aussi leurs amis et leurs parents, même les plus éloignés !! Voyez si vous avez déjà
rencontré des pensées de ce genre :
« Ces lumières ne devraient pas être allumées pendant la journée ! » « Son
comportement est tellement irritant. » « Il n’aurait pas dû faire ça. » « Je pourrais le
faire beaucoup plus vite. » « Je suis nul comme méditant ; je ne peux même pas
rester concentré une minute. » « Hier ma méditation était tellement bien ; aujourd’hui
je suis complètement dispersé. » « Wouaou, ça c’était une assise géniale ;
maintenant il faut que je reste vraiment présent comme ça je garderai cette
sensation. » « Je dois rester dans la salle de méditation, sinon les autres vont penser
que je suis paresseux. » « Il me faut une portion de plus de patates aujourd’hui parce
que c’est bon pour la santé. » « Beurk ! Il y a des oignons dans la salade ! » « Ah
non, pas encore des bananes ! » « Il est tellement égoïste, tellement irréfléchi. »
« Pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? » « Qui est responsable du nettoyage des
toilettes ? » « Pourquoi ce méditant doit-il marcher là ? » « Ils ne devraient pas faire
autant de bruit ! » « Il y a trop de monde ici ; je ne peux pas méditer. »  « Quelqu’un est assis sur mon siège ! » « Elle est si jolie ! » « Il marche avec tant de grâce. »


Toutes les pensées de ce genre sont motivées par les souillures ! Ne les sous-estimez pas !

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mercredi 3 décembre 2014

Samedi 3 et dimanche 4 janvier 2015 : Session de pratique bouddhiste à la Pagode Van Hanh

LETTRE D’INVITATION A LA SESSION DE PRATIQUE BOUDDHISTE

Namo Bouddha Grande Compassion Amitabha du Monde de la Pure Félicité de l’Ouest.

La position fondamentale de l’école bouddhiste Terre Pure est basée sur la vision causale c’est-à-dire il faut avoir préalablement des causes pour pouvoir obtenir des effets. De même, si la personne pratiquant la récitation concentrée du nom du Bouddha désire aller à la Terre Pure, il doit en dehors de la force de soutien et d’accompagnement des Bouddha, fournir lui-même des efforts personnels dans la pratique permanente de transformation des trois karmas du corps, de la parole et de la pensée pour les purifier. Cela s’appelle la cause juste de l’effet Terre Pure.
Le sûtra Regard Profond sur la Longévité Infinie enseigne : "une phrase de récitation du nom du Bouddha peut faire anéantir complètement 8 millions de kalpas de méfaits commis dans nos vies passées nous enchainant dans le cercle de la vie et la mort..." et la méthode de la Terre Pure consiste à purifier nos trois karmas par la récitation du nom du Bouddha. Ainsi, à la pagode Van Hanh une session de pratique de la Terre Pure sera organisée les 03 et 04 janvier 2015, pour s’engager à une journée de récitation du nom du Bouddha, avec le guide du Vénérable Thich Hanh Gioi – Responsable de la pagode Viên Giác, en Allemagne.

Au programme:
Samedi, 03-01-2015
06h 30 : Pratique du matin.
08h 00 : Petit-déjeuner.
09h-18h : Récitation du sûtra, Récitation du nom du Bouddha, Prosternations-hommages au Bouddha (avec division en plusieurs groupes pour s'alterner afin de permettre de se reposer et se restaurer).
19h 00 : Dîner léger.
20h 30 : Enseignement Bouddhiste.
21h 45 : Récitation du nom du Bouddha.
Dimanche, 04-01-2015
06h 30 : Pratique du matin.
08h 00 : Petit-déjeuner.
09h 00 : Récitation du nom du Bouddha
11h 00 : Récitation du sûtra, Cérémonie d’offrande.
12h 30 : Repas de midi.
14h 30 : Rituel de repentir selon la Pratique “Terre Pure”
16h 30 : Dédicace - Fin.

Nous vous invitons chers pratiquants Bouddhistes de près comme de loin à venir nombreux participer à cette retraite.
Namo Grands Bodhisattvas des Efforts Constants.
Vénérable Thích Nguyên Lc
Responsable de la pagode Van Hanh

MODALITES PRATIQUES

Les enseignements bouddhistes seront donnés par le Vénérable Thich Hanh Gioi en langue vietnamienne. Merci d'apporter avec vous un poste de radio FM et les écouteurs pour écouter la traduction en français en direct.
Les inscriptions se feront sur place (à la Pagode). 

Vous pouvez dès aujourd'hui réserver les places en envoyant un mail à voieeveilleeducoeur@free.fr
Merci de nous communiquer le nombre de jours pendant lesquels vous serez présent ou tout simplement votre présence lors des heures d'enseignements du Dharma, Récitation, ...

La participation est de 15 euros pour couvrir les frais d'organisation et de repas pendant les deux jours.


mardi 2 décembre 2014

"Après l'extase, la lessive" par Jack Kornfield

APRÈS L’EXTASE, LA LESSIVE
Comment la sagesse du coeur se développe sur la voie spirituelle
La plupart des épopées spirituelles s'achèvent sur l'illumination ou l'éveil. Mais que se passe-t-il ensuite ? Qu'advient-il lorsque le maître zen rentre chez lui et retrouve femme et enfants ? Qu'arrive-t-il lorsqu'un mystique chrétien va faire ses courses ? A quoi ressemble la vie après l'extase ? Comment vivre de tout son coeur ce qui a été réalisé ? C'est pour répondre à ces questions que Jack Kornfield a mené une vaste enquête auprès de nombreux maîtres et instructeurs qui, après avoir consacré leur vie à une recherche spirituelle, transmettaient à d'autres ce qu'ils avaient eux-mêmes reçu. Maîtres zen, lamas tibétains, rabbins, abbés de monastères, nonnes et yogis, disciples de longue date ou enseignants chevronnés, en acceptant de livrer en toute sincérité les difficultés auxquelles ils ont été confrontés, nous montrent que la sagesse ne consiste pas à nier nos faiblesses mais à les intégrer à notre démarche. Car, comme le dit l'adage : « Ou vous entrerez entier au Paradis, ou vous n'entrerez pas. » Jack Kornfield nous invite à ne plus considérer l'éveil comme une fin en soi mais à privilégier une action éveillée qui, tout en accueillant nos plus profondes expériences spirituelles, accepte de procéder à un grand nettoyage intérieur.

lundi 1 décembre 2014

lundi 24 novembre 2014

"La juste attitude dans la méditation" d'Ashin Tejaniya

Gratitude à frère Fabkhi, qui m'a parlé ce maître de Birmanie.

"La Juste Attitude" comprend 23 points pour aider à établir la juste attitude pour pratiquer. Ce texte contient aussi des conseils pratiques sur les bases de l'observation de l'esprit.


Comment méditer avec une attitude juste?


1. Méditer c'est accepter et observer de manière détendue ce qui se passe, que ce soit plaisant ou déplaisant.

2. Méditer c'est observer et attendre patiemment avec attention et compréhension. Méditer ce n'est pas essayer de faire l'expérience de choses lues ou entendues.

3. Soyez attentif au moment présent. Ne vous perdez pas dans des pensées sur le passé. Ne vous laissez pas emporter par des pensées sur le futur.

4. Lorsque vous méditez, l'esprit et le corps doivent être confortables.

5. Si l'esprit et le corps deviennent fatigués, quelque chose ne va pas avec votre manière de pratiquer, et il est temps de vérifier la façon dont vous méditez.

6. Pourquoi vous concentrez-vous avec une telle force lorsque vous méditez? Est-ce que vous voulez quelque chose? Est-ce que vous voulez que quelque chose se produise? Est-ce que vous voulez que quelque chose cesse de se produire? Vérifiez si une de ces attitudes n'est pas présente.

7. L'esprit qui médite devrait être détendu et être en paix. Vous ne pouvez pas pratiquer lorsque l'esprit est tendu.

8. Ne vous concentrez pas avec autant de force, n'essayez pas de contrôler. Ne forcez pas et ne vous restreignez pas.

9. N'essayez pas de créer quoi que ce soit, et ne rejetez pas ce qui arrive.

10. Essayer de créer quelque chose, c'est de l'avidité. Rejeter ce qui se passe, c'est de l'aversion. Ne pas savoir si quelque chose est en train de se produire ou a cessé de se produire, c'est de l'ignorance.

11. Vous pouvez dire que vous méditez, seulement lorsque l'esprit qui observe est dépourvu d'avidité, d'aversion et d'inquiétude.

12. N'ayez pas d'attentes, n'ayez aucun désir, ne soyez pas inquiet. Si ces attitudes sont présentes dans votre esprit, il devient difficile de méditer.

13. Vous n'essayez pas de faire en sorte que les choses se produisent de la façon dont vous voudriez qu'elles se produisent. Vous essayez de savoir ce qui se passe sans rien modifier.

14. Qu'est-ce que l'esprit est en train de faire? Est-ce qu'il est en train de penser? Ou bien est-il en train d'être attentif?

15. Où l'esprit se trouve-t-il maintenant ? À l'intérieur ? À l'extérieur ?

16. L'esprit qui observe ou qui regarde est-il conscient de manière correcte ou superficielle?

17. Ne pratiquez pas avec un esprit qui veut quelque chose ou qui attend que quelque chose se produise.Vous finirez par vous fatiguer.

18. Vous devez accepter et observer non seulement les bonnes expériences, mais également les expériences difficiles. Vous voulez seulement de bonnes expériences ? Vous ne voulez pas même la plus petite expérience désagréable ? Est-ce bien raisonnable ? Est-ce cela la voie du Dhamma ?

19. Vous devez constamment revérifier l'attitude avec laquelle vous méditez. Un esprit libre et léger vous permet de bien méditer. Votre attitude est-elle correcte ?



20. Ne vous laissez pas perturber par l'esprit qui pense. Vous ne pratiquez pas pour éviter la pensée, mais plutôt pour la reconnaître et la distinguer à chaque fois qu'elle survient.

21. Ne rejetez aucun objet qui se présente dans le champ de l'attention. Apprenez à reconnaître les impuretés de l'esprit qui surviennent relativement à l'objet et continuez à examiner ces impuretés.

22. L'objet de l'attention n'est pas vraiment important; l'esprit qui observe et qui travaille à l'arrière-plan afin d'être conscient présente une réelle importance. Si l'observation est faite avec l'attitude correcte, n'importe quel objet sera le bon.

23. C'est seulement lorsque saddhā (la foi ou la confiance) est présente, que viriya (l'effort) survient. C'est seulement quand viriya est présent, que sati (l'attention consciente ou la présence) devient continue.
C'est seulement lorsque sati est continue, que samādhi (la concentration) s'établit.
C'est seulement lorsque samādhi est établie, que vous commencerez à comprendre les choses telles qu'elles sont réellement (paññā).
Lorsque vous commencerez à comprendre les choses telles qu'elles sont, saddhā se renforcera.

mercredi 19 novembre 2014

lundi 17 novembre 2014

Voir les choses telles qu’elles sont réellement par Ajahn Chah

Extrait du livre "Tout apparaît, tout disparaît" d'Ajahn Chah, Chapitre 6.

Le Bouddha a enseigné qu’il faut observer tout ce qui se présente. Les choses ne durent pas. Après s’être manifestées, elles cessent ; ayant cessé, elles apparaissent à nouveau puis, étant apparues, elles cessent encore. Mais quelqu’un dont l’esprit est confus et qui n’a pas la connaissance, ne veut pas qu’il en soit ainsi. Quand nous méditons et que l’esprit s’apaise, nous voulons demeurer ainsi, sans être dérangés, mais ce n’est pas réaliste. Le Bouddha nous a recommandé de regarder d’abord les faits et de voir combien ces choses sont trompeuses ; ensuite seulement pouvons-nous trouver la paix. Quand nous ne connaissons pas les choses telles qu’elles sont, nous croyons les posséder et le piège du « sentiment de soi » fait surface. Nous devons donc remonter à l’origine et découvrir comment cela s’est produit. Il faut que nous comprenions comment les choses sont en réalité, comment elles entrent en contact avec l’esprit et comment l’esprit réagit ; après, nous pourrons être en paix. Voilà ce que nous devons étudier à fond. Si nous refusons que les choses se passent comme elles se passent, nous ne pouvons pas connaître la paix. Où que nous tentions de nous échapper, les choses se produisent toujours de la même manière — c’est leur nature.

En termes simples, ceci est la vérité. L’impermanence, la souffrance et l’absence de soi sont la nature même des phénomènes. Ils ne sont rien d’autre que cela, mais nous donnons aux choses bien plus de sens qu’elles n’en ont en réalité.

Il n’est pas vraiment si difficile de permettre à la sagesse d’émerger. Il s’agit simplement de chercher les causes et de comprendre la nature des choses. Quand votre esprit est agité, vous pouvez vous dire : « Cet état n’est pas certain. Tout est impermanent. » Et quand l’esprit est calme, ne vous dites pas : « Oh ! C’est vraiment la paix ! » — parce que cela non plus n’est pas certain.

Si on vous demande : « Quel type de nourriture préférez-vous ? » ne prenez pas la question trop au sérieux. Si vous dites que vous aimez vraiment quelque chose, quelle importance ? Réfléchissez : si vous en mangiez tous les jours, l’aimeriez-vous toujours autant ? Vous en viendriez probablement à dire : « Oh, non ! Pas encore de ça ! »

Vous comprenez ? On peut finir par se rendre malade précisément avec ce que l’on croyait aimer et cela à cause de la nature changeante de toute chose. Voilà ce qu’il vous faut découvrir. Le plaisir est incertain, le malheur est incertain, l’amour est incertain, la tranquillité est incertaine, l’agitation est incertaine. Tout, absolument tout, est incertain. Donc, quoi qu’il arrive, si nous comprenons cela, nous ne sommes piégés par rien. Tout ce que nous pouvons vivre, sans exception, est incertain car tout, par nature, est impermanent. L’impermanence signifie que les choses ne sont pas figées, ne sont pas stables et, en termes très simples, cette vérité est le Bouddha.

Anicca, l’incertitude, est la vérité. La vérité est là, sous nos yeux, mais nous ne lui accordons pas un regard clair et direct. Le Bouddha a dit : « Ceux qui voient le Dhamma me voient. » Si nous voyons anicca — cette qualité d’incertitude — en toute chose, alors apparaîtront le détachement et le désintéressement par rapport au monde : « Oh ! Ce n’est que ceci. Bah ! Ce n’est que cela. Il n’y a là rien d’extraordinaire, ce n’est que cela.» L’esprit se stabilise dans cette réalisation : « Ce n’est rien d’extraordinaire. Bah ! » Quand on a réalisé cela, il n’y a rien de bien difficile à faire en méditation. Quoi qu’il se présente, l’esprit dit : « Ce n’est que cela », et il s’arrête. C’est la fin. On comprend que tous les phénomènes ne sont que tromperies ; rien n’est stable ni permanent ; au contraire, tout change constamment et présente les caractéristiques de l’impermanence, de la souffrance et du non-soi. C’est comme une boule de fer en fusion que l’on aurait mise à chauffer dans un four. Quelle partie sera fraîche ? Essayez d’y toucher et vous verrez. Touchez le dessus, il sera brûlant. Touchez le dessous, il sera brûlant. Touchez les côtés, ils seront brûlants. Pourquoi est-ce brûlant ? Parce qu’une boule de métal en fusion est brûlante partout. Quand on comprend cela, on n’y touche pas. Quand vous vous dites, à propos de quelque chose : « Oh ! Comme c’est bon ! J’aime ça, je le veux ! », n’accordez aucun crédit à ces pensées, ne les prenez pas trop au sérieux car elles sont comme la boule de métal en fusion : quelle que soit la partie que vous touchiez, si vous essayez de la prendre, vous vous brûlerez, vous aurez très mal, votre peau se fendra et vous saignerez.

Nous devrions contempler cela à tout moment, quand nous marchons, quand nous sommes debout, assis ou couchés ; même quand nous sommes aux toilettes, quand nous allons quelque part, quand nous mangeons ou, après avoir mangé, quand nous déféquons les résidus de notre repas. A tout moment, nous devrions voir que tout ce dont nous faisons l’expérience est instable et impermanent ainsi qu’insatisfaisant et non personnel. Les choses qui sont instables et impermanentes sont incertaines et sans réalité absolue. Sans exception, elles sont toutes illusoires. C’est exactement comme la boule de fer brûlante : où pourrions-nous y trouver un endroit non brûlant ? Toutes ses parties sont brûlantes, alors nous cessons d’essayer de la toucher.


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lundi 10 novembre 2014

Nouvelle méditation de la Sangha Gouttes de Soleil Transformation et guérison par la conscience de la joie

Méditation guidée

Au cours de cette méditation guidée, ce soir, j’essayerai de mettre fin à ma journée d’agitations, de désirs et d’aversion pour amener en moi l’aisance, la paix et la joie.
Pour cela, je vous propose d’expérimenter le 10ème exercice de la méditation sur les 4 établissements de l’attention (inspiré du livre "Transformation et Guérison" de Thich Nhat Hanh).
Cette méditation vise à nous nourrir de joie et de bonheur et à guérir nos blessures intérieures du corps, du cœur et de l’esprit.

Assis dans ma posture confortable, je porte mon attention sur les points suivants :

  • Ai-je choisi le type d’assise dans lequel je serai le plus à l’aise ? 
  • Mon dos est droit avec souplesse et sans rigidité et en lâchant les tensions, laisser son corps peser sur la terre par les points de contact (genoux et bassin)
  • Le ventre est légèrement en avant afin qu’il puisse se soulever sans entrave 
  • Les épaules sont ouvertes et relâchées
  • La tête posée tout en étant comme suspendue par un fil,
  • Le menton très légèrement rentré sans fermer la gorge
  • Le regard porte à environ un mètre devant soi, les yeux peuvent être fermés ou à demi ouverts 

J’inspire, je suis conscient de l’inspir
J’expire, je suis conscient de l’expir
Conscience de l’inspir / conscience de l’expir

J’inspire, j’abandonne l’agitation de mon esprit
J’expire, je rassemble mon esprit sur le souffle
Abandon de l’agitation / unité sur le souffle

J’inspire, je rends tout mon corps calme
J’expire, toutes mes cellules deviennent paisibles
Calmer le corps / sensation de paix

J’inspire, j’abandonne les désirs des sens
J’expire, je me sens joyeux
Abandon des désirs / sensation de joie

J’inspire, j’abandonne mes perceptions d’insatisfaction
J’expire, mon cœur et mon corps sont heureux
Lâcher prise de l’insatisfaction, corps et cœur rempli de bonheur

J’inspire, j’abandonne l’excitation de la joie
J’expire, mon corps et mon esprit se laissent embrasser par la paix du bonheur
Abandon de l’excitation joyeuse, fusion dans le bonheur paisible


Méditation marchée

J’observe et je génère la joie, le bonheur et la paix à chacun de mes pas, un demi sourire sur mes lèvres.


Méditation silencieuse

Je vous invite à vous réinstaller confortablement dans les différents points de la posture.

Pour cette méditation silencieuse, je vous suggère d’observer l’alternance de la présence et de l’absence des sensations de joie, de bonheur ou de paix. Ces sensations, comme tous les phénomènes ont pour caractéristiques d’être impermanentes. Lorsque nous réalisons directement cette nature d’impermanence de nous même et des phénomènes, nous nous libérons de la souffrance.

Sinon, vous pouvez pratiquer l’attention au souffle.





lundi 3 novembre 2014

Dipa Ma : incarnation de la sagesse et de l’amour

BiographieNani Bala Barua est née le 25 mars 1911, dans un village à l’est du Bengale, près de la frontière birmane. La région du Chittagong est renommée pour son mélange de traditions religieuses. Hindous, musulmans et bouddhistes y vivent côte à côte en parfaite harmonie. La culture bouddhiste de cette région est peut-être la seule à abriter encore une large communauté descendant en droite ligne de l’époque du Bouddha.
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Témoignages de personnes qui ont connu Dipa Ma

Un simple conseil de Dipa Ma


J’ai connu une période difficile dans ma vie. Mon mariage battait de l’aile et je n’étais pas fière de mon manque de patience vis-à-vis de mes enfants. Bizarrement, c’est aussi à cette époque que, extérieurement, la vie semblait me sourire le plus ; j’aurais donc dû être heureuse. J’ai mentionné ma situation à Jack Kornfield et il m’a parlé d’un maître, une femme extraordinaire qu’il avait rencontrée en Inde, qui séjournait alors tout près de là, chez Sylvia Boorstein.

Quand je suis arrivée chez Sylvia, on m’a aussitôt conduite dans la chambre sous les combles. Dipa Ma était assise sur un zafu, un traducteur à sa gauche. Je me suis installée sur le coussin face à elle. Avant que j’aie eu le temps de me poser tranquillement, elle s’est tournée vers le traducteur et lui a dit quelque chose en bengali. Il traduisit : « Elle dit, ne vous embêtez pas à pratiquer vipassana en ce moment. Pratiquez seulement metta, la bienveillance. » Je suis restée abasourdie. Nous ne nous étions même pas saluées et généralement c’est l’étudiant qui commence par poser une question !
– Pourquoi ? ai-je demandé.
Elle a dit encore quelque chose en bengali et l’interprète a traduit :

– Votre « cette vie » a des problèmes et il faut que vous y travailliez maintenant. Alors pratiquez seulement metta.

Et il me fit signe que l’entretien était terminé. J’étais ébahie. L’échange avait duré moins de deux minutes. Je savais que l’expression « cette vie » signifiait mes sentiments envers moi-même. Il était clair qu’elle avait vu que j’étais malheureuse et l’antidote qu’elle me prescrivait était la pratique de l’amour bienveillant.

Cette rencontre avec Dipa Ma m’a inspirée et, même si cela m’était difficile, j’ai suivi son conseil. J’ai récité intérieurement des mots de bienveillance aussi souvent que possible dans la journée et pendant mes temps de méditation. Au début, je n’ai pas senti de changement positif mais j’ai persévéré. Il a fallu environ trois mois pour que je commence à ressentir une authentique chaleur envers moi-même. Au bout de six mois, un changement très net en moi se produisait quand je commençais à pratiquer. Il y avait plus de douceur, plus d’ouverture et même de l’affection. Dipa Ma avait trouvé exactement le bon remède pour me secouer. Elle m’a conseillé un outil qui a radicalement modifié ma façon de penser et qui a apporté un réel changement dans ma vie.


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dimanche 2 novembre 2014

28 au 30 novembre 2014 : La Tournée de l'amour bienveillant et Maitréya à Nantes

Exposition
La Tournée de l‛amour bienveillant et Maitréya présente pour la 4ème fois à Nantes des Reliques bouddhiques.
Vous êtes invités à une exposition de précieuses reliques anciennes et sacrées.
Ces objets cristallins ont été trouvés, après la crémation, dans les cendres d‛êtres saints tels que le Bouddha historique Shakyamouni, ses disciples, des fondateurs de lignées et des maîtres contemporains.
La collection comprend des reliques d‛Ananda, Sharipoutra, Lama Atisha, Lama Tsongkhapa, Milarépa, Lama Yéshé, Ribur Rinpoché et divers autres grands maîtres bouddhistes.

Lama Zopa Rinpoché a rassemblé cette collection unique de reliques sacrées pour mettre au coeur d‛une immense statue à venir, dans le cadre du Projet Maitréya.

Disposées magnifiquement autour d‛une statue dorée de taille humaine du Bouddha Maitréya, les reliques engendrent une atmosphère puissante qui suscite l‛amour bienveillant. 

Au cours de l‛événement, vous pourrez bénéficier d‛une bénédiction personnelle par les reliques. Tous sont bienvenus, y compris les animaux de compagnie.

Entrée libre et gratuite

Lieu
Salons Mauduit, 10 rue Arsène Leloup
44100 Nantes
(tram ligne 1, chantiers Navals / Bus 11 - Sanitat .
Places de parking pour personnes à mobilité réduite)

Contact 
Michelle Le Dimna :  m.ledimna@free.fr - Tél : 07 81 24 94 81
Projet Maitreya : www.MaitreyaRelicTour.com

samedi 1 novembre 2014

21 au 23 novembre 2014 : retraite et enseignements à la Pagode Van Hanh

Vendredi 21/11 au dimanche 23/11/14

Journées de retraite enseignées par le Vénérable Thich Hoang Khai venant de Norvège.

Horaires des enseignements lors des journées de retraite

● Vendredi 21 novembre 2014 : 21h00
● Samedi 22 novembre 2014 : 9h00, 15h00, 20h30
● Dimanche 23 novembre 2014 : 09h00, 14h00




Pour plus d'information téléphoner au 06 61 34 03 22 ou visiter le site www.vanhanh.fr


lundi 27 octobre 2014

Le temps est-il une illusion ? par Craig Callender


Le temps n'est peut-être pas une entité fondamentale. D'après certains physiciens, il pourrait émerger à notre perception dans le cadre d'un monde parfaitement statique.

Pendant que vous lisez cette phrase, vous pensez probablement que le moment présent, là maintenant, correspond à ce qui est en train de se passer. Vous sentez que l'instant présent a quelque chose de particulier. Il est réel. Vous pouvez vous rappeler le passé ou anticiper l'avenir, mais vous vivez dans le présent. Bien sûr, le moment où vous avez lu cette première phrase n'a plus cours. Le moment où vous lisez celle-ci l'a remplacé. En d'autres termes, nous avons la sensation d'un écoulement du temps. Notre intuition profonde est que le futur est ouvert jusqu'à ce qu'il devienne le présent, et que le passé est fixé. À mesure que le temps s'écoule, cette structure de passé fixé, présent immédiat et avenir ouvert se décale dans un sens, toujours le même. Cette structure est inscrite dans notre langage, nos pensées et notre comportement.


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lundi 20 octobre 2014

Méditations guidées audio : "Stabiliser l'esprit " et "conscience de l'impermanence du soi"

Nous adressons toute notre gratitude au site « Dhamma de la Forêt », qui nous propose une série de méditations guidées. Il s’agit d’enseignements donnés par des maîtres de la Tradition de la Forêt, traduits et lus en français.


Le site a classé ces enregistrements selon un degré croissant d’aisance dans la pratique, tant sur le plan de la durée que du niveau d’attention requis.
Chacun trouvera certainement utile de reprendre plusieurs fois la même méditation – jusqu’à sentir que l’entraînement de l’attention est satisfaisant – avant de poursuivre avec l’enregistrement suivant.


Upasika Kee Nanayon

- Niveau 1 : Stabiliser l’esprit dans un état de « normalité »
Méditation guidée de 45 mn (62 Mo)
Méditation guidée de 60 mn (82 Mo)

- Niveau 2 : Conscience de l'impermanence du soi
Méditation guidée de 60 mn (84 Mo)

mardi 14 octobre 2014

Ecouter ou chanter le mantra OM MANI PADME HUM

Le mantra d'Avalokitesvara (sanskrit) ou Tchenrézi (tibétain) est un puissant moyen de transformation pour qui le pratique avec diligence.

L'écouter ou le chanter peut aussi être une aide précieuse pour nous même, notre entourage et tous les êtres : il transmet l'énergie de la compassion et de la bonté aimante.

Le voici chanté par Imee Ooi :



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lundi 13 octobre 2014

La posture dans la méditation assise

"Si quelqu'un demande ce qu'est le vrai zen, il n'est pas nécessaire que vous ouvriez la bouche pour l'expliquer. Exposez tous les aspects de votre posture de zazen. Alors le vent du printemps soufflera et fera éclore la merveilleuse fleur du prunier." (Daichi Sokei 1290-1366)


La verticalité par Eric Romeluère

Les manuels décrivent systématiquement la méditation dans un ordre précis : tout d’abord la posture physique, puis le mouvement respiratoire et enfin l’attitude mentale. Une présentation qui ordonne ainsi le corps, le souffle et l’esprit pourrait laisser croire que nous adopterions une posture physique pour nous préparer au véritable objet de la méditation qui serait un travail de l’esprit (ou sur l’esprit). La méditation n’est pourtant pas un exercice mental et si l’on sépare ainsi le corps, le souffle et le mental, on ne décrit qu’une seule et même expérience d’ouverture et de grandeur. L’ordre souligne la primauté du corps : il est le foyer de notre présence au monde. Nos perceptions, nos sensations sont celles d’un corps percevant et sentant avant même que ces perceptions et ces sensations ne soient synthétisées par le mental.

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La posture de zazen est au cœur de la pratique du zen - et beaucoup plus
par Philippe Coupey

Les genoux pressent la terre, et la tête, le ciel. Le bas du dos est tendu et étiré vers le haut, la tête repose droite sur les épaules, lesquelles tombent naturellement, comme le regard. Pour ce qui est de la respiration : l’expiration est profonde et longue, l’inspiration, brève et énergique. Si vous réussissez à vous concentrer, mettons, sur la position des pouces, ou sur l’expiration, pendant un certain temps — et tout ceci en “pensant-sans penser” — alors vous pouvez vous concentrer sur toutes choses simultanément. C’est la pratique essentielle et correcte de zazen.

J’ai connu des personnes qui avaient de superbes postures en zazen. Elles étaient assises de façon tout à fait correcte, avec les mains fermement posées contre le bas de l’abdomen, le dos aussi droit que possible, les épaules relâchées, le menton rentré. Ces personnes étaient certainement frappées par l’authenticité du maître et de son enseignement. Et pourtant, il semblerait que pour elles la posture ne signifiait rien de plus que cela.

Un homme qui pratiquait depuis des années et qui s’était aussi tourné vers la vie de temple et les cérémonies, m’a dit un jour qu’il n’attachait pas plus d’importance à la posture assise que, par exemple, à la posture que l’on prend pendant la cérémonie de l’Hannya Shingyo, ou qu’à la position des mains en gassho, en shashu, ou qu’à la façon de fairesampai.


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La posture sur le site Zen Méditation

Il est important de comprendre les différents aspects de la posture de zazen pour ne pas contraindre le corps dans une attitude d'immobilité rigide contraire à sa physiologie naturelle. Il y a dans la posture équilibre et détente dans la verticalité.

La position du bassin est prépondérante. Il convient de s'asseoir au milieu du zafu (coussin rond dont l'épaisseur est fonction de la souplesse de chacun), sur les ischions, de telle sorte que le bassin se stabilise par le contact des deux genoux avec le sol. La position des jambes est celle du lotus ou du demi-lotus.

Un juste positionnement du bassin et le réglage de l'épaisseur du zafu permettent à la colonne vertébrale de s'ériger vers le ciel sans que soient créées des tensions dorsales ou intervertébrales préjudiciables et à la tête d'être droite naturellement. Les épaules, la cage thoracique et le ventre sont relâchés de façon à permettre une respiration libre et facile. Les yeux sont mi-clos, posés devant soi sur le sol avec un angle d'environ 45 degrés.


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lundi 6 octobre 2014

Le Vimalakirti Nirdesa par Urgyen Sangharakshita / partie 8 : Les quatre grandes bases fiables

Partie 8 : Les quatre grandes bases fiables

Les quatre grandes bases fiable.
Vision de l'univers d'Abhirati et du Tathagata.
Comment voyez-vous le Tathagata ?
L'adoration du dharma.
Le bouddha Bhaisajyaraja.
L'autorité artificielle et l'autorité naturelle.
Le sens explicite et le sens implicite.



8.1. Les quatre grandes bases fiables

Certains sont allés en Inde et ont visité des lieux saints bouddhistes (c'est à dire des lieux situés au nord-est de l'Inde qui sont associés à des événements importants de la vie du Bouddha).

Il y a Buddhagaya, où le Bouddha atteignit l'Eveil, Sarnath où il donna son premier enseignement, Shavasti où il passa de nombreuses saisons des pluies et donna beaucoup d'enseignement à ses disciples, et il y a Kushinagara où il décéda finalement, entre les deux arbres Sal...etc.

De nos jours ces lieux sacrés sont en cours de restauration, généralement sous les bons auspices du département archéologique du gouvernement indien. Ces lieux sont très différents l'un de l'autre, sous de multiples aspects, mais ils ont tous une chose en commun : ils comprennent tous des stupas. Un stupa est une structure en forme de dôme, souvent d'une taille énorme. Ils sont fait de briques, avec façade de pierre et ils contiennent en général une relique du Bouddha, c'est à dire un fragment minuscule d'os ou de cendre. Certains de ces stupas sont à présent dans un état de dégradation extrême. Certains ne sont plus que des tas de briques et de pierres, et beaucoup ont été pillés pour leurs matériaux depuis des siècles (au 18ème siècle par exemple des briques furent prélevées des grands stupas de Sarnath pour construire un marché couvert dans la ville de Bénarès).

lundi 29 septembre 2014

L'instrumentalisation de la méditation, du bouddhisme : Attention danger !

Voie Eveillée du Coeur souhaite attirer votre attention sur les dangers de l'instrumentalisation occidentale de la méditation et du bouddhisme qui la vide de son essence et de son but si noble.


La méditation antistress par Eric Rommeluère

Dans l’arsenal des méthodes de gestion du stress, le bouddhisme, ou plutôt la méditation bouddhiste, a désormais sa place. Détachée de tout environnement moral, religieux ou spirituel, la méditation permettrait de résoudre une multitude de troubles physiques et psychologiques. La littérature consacrée aux bienfaits de la méditation ne cesse de grossir relayée par les magazines de psychologie et de bien-être. Mais ces livres et ces articles parlent davantage de notre condition actuelle que de méditation, en révélant en creux les souffrances et les malaises du monde contemporain. Dans leurs formules simplificatrices, les articles de presse le montrent tout particulièrement. Un grand magazine français titrait récemment « Méditer, le meilleur des antistress ». Nous devrions d’abord lire cette littérature pour ce qu’elle dit de nous... pour lire la suite cliquez ici.


Le bricolage spirituel, soyez zen ou le bouddhisme instrumentalisé par Philippe Cornu


Le bouddhisme est très souvent perçu comme une thérapie spirituelle ou un prêt-à-vivre pour un monde « zen ». C’est la plus visible de toute une série de simplifications ou de méprises dont il est victime. Ainsi, le bouddhisme ne serait pas une religion mais une philosophie, la méditation se réduirait à la pleine conscience, la compassion ne serait qu'une velléité du cœur... L'enjeu réel est le suivant: en réduisant le bouddhisme à un outil de développement personnel, le risque est grand d'en perdre le sens profond. Sait-on encore en Occident ce qu’implique l’engagement dans une vraie quête spirituelle ? Bref, comment transmettre au monde contemporain la sagesse libératrice du Bouddha sans la diluer, la déformer ou la figer ? ... pour voir la vidéo, cliquez ici.


La commercialisation de la pleine conscience - Un article de Ron Purser et David Loy publié sous le titre Beyond McMindfulness commenté par Eric Rommeluère

La méditation de la pleine conscience (mindfulness) s’est imposée d’un coup, faisant son entrée dans les écoles, les entreprises, les prisons et les organismes gouvernementaux, l’armée américaine notamment. Des millions de gens tirent des bénéfices concrets de leur pratique de pleine conscience : moins de stress, une meilleure concentration et un peu plus d’empathie peut-être. Évidemment, on ne peut que se réjouir de ce développement majeur. Il a néanmoins sa part d’ombre... pour lire la suite, cliquez ici.


Travail : la France sur la voie du zen - article du journal "Le Parisien"

La méditation fait son entrée dans nos bureaux… sur la pointe des pieds. Gadget ou véritable remède contre la souffrance au travail ? Pour lire l'article, cliquez ici.

jeudi 25 septembre 2014

Les bienfaits de la récitation des mantras bouddhistes

Les bienfaits de la récitation de mantras par Kalou Rinpoché

La fonction première des mantras est de nous purifier du voile de la négativité, de l'ignorance, et d'autre part de développer en nous les qualités positives, d'accroître nos mérites et de nous amener près du but - l'Eveil - grâce à cette purification et à cette progression. Certains mantras, plus que d'autres, sont associés à des aspects particuliers de notre expérience. Certains concernent la prolongation de la vie, d'autres permettent de purifier les maladies, d'autres empêchent l'esprit de tomber dans des états inférieurs, d'autres éliminent la peur et l'anxiété, etc. D'une manière générale, on peut dire que tous les mantras ont le même but : éliminer la souffrance et la confusion, et conduire le pratiquant à l'Eveil."
Le Mantra ou la Prière du coeur par Lama Namgyal

Les tibétains n’ont jamais traduit les mantras dans leur propre langue, mais les ont retranscrits en un système de translittération permettant de garder le son du sanscrit tout en utilisant l’alphabet tibétain.
Dans les textes ésotériques (tantras), il est écrit que l’ensemble du corps humain est structuré par un réseau de 72000 canaux subtils (nadis) dont les extrémités ont la configuration des 16 voyelles et des 30 consonnes de l’alphabet sanscrit. Les énergies subtiles (prana) qui circulent dans ces sortes de méridiens sont influencées par ces différentes formes. Grâce à leur intelligence supérieure, les êtres humains peuvent ainsi vocaliser une grande variété de sons dont la combinaison donne toute la richesse de leur langage. La structure de ce réseau subtil étant moins élaborée chez les animaux, ceux-ci ne peuvent produire que deux ou trois sortes de sons pour communiquer.
Les mantras ainsi créés ont le pouvoir de purifier le mental de tous ses obscurcissements, ainsi que de dévoiler la nature de l’esprit. Chacun d’eux a une qualité bien spécifique telle que d’accroître la sagesse, la bienveillance, la protection, la purification, la santé, la longévité, etc.


L’art de réciter les Mantras par Gyatrul Rinpotché

Le cinquième point du yoga de la parole consiste en la façon de réciter. Lorsque vous récitez un mantra, il est extrêmement important de garder une concentration pointue sur les trois yogas du corps, de la parole et de l’esprit. Nous avons déjà étudié les enseignements sur le yoga du corps où vous vous visualisez comme la divinité et maintenez la conscience des trois essences de visualisation. Après avoir pris contrôle de la visualisation de la divinité, votre esprit se concentre sur les syllabes du mantra. Votre esprit devrait être dans un état de conscience pure lorsqu’il accompagne les syllabes du mantra. Il est très important de stabiliser votre esprit sur la concentration des syllabes, le son du mantra, et les autres éléments de pratique. Pour lire la suite, cliquez ici.


Les mantras chantés par Imee Ooi - En vente ici.

Imee Ooi chante avec une voie pure et une intention altruiste les mantras bouddhistes. Elle récite chaque mantra 108 fois, soit un mala complet. Ainsi, vous pouvez utiliser les CD comme support à votre pratique de récitation ou simplement pour les écouter.
Les vibrations produites par le chant du mantra et la voix d'Imee Ooi ont un effet immédiat sur nous-mêmes et l'environnement : la paix et la sérénité, telle la pluie, pénètrent notre coeur.
Pour accéder aux CD en vente en exclusivité en France, cliquez ici.

lundi 22 septembre 2014

Le Vimalakirti Nirdesa par Urgyen Sangharakshita / partie 7 : Le mystère de la communication humaine

Partie 7 : Le mystère de la communication humaine.




7.1. Le mystère de la communication humaine.

Dans le chapitre dix du Vimalakirti Nirdesa, qui a pour titre : « la fête donnée par l'incarnation émanée », nous sommes présentés à une terre pure appelée « Sarvagandhasugandha » qui veut dire : « Doucement parfumée par tous les parfums » ou « Doucement odorante de toutes les senteurs ». Sa localisation est au zénith c'est-à-dire la direction du haut. Elle est infiniment distante de notre propre misérable terre de bouddha impure. Le texte dit qu'elle est au-delà d'autant de champs de bouddha qu'il y a de sable dans 42 Gange ! De quoi défier l'imagination. Le bouddha « Sugandhakuta » ou « Amas de parfums » ou « Amas de senteurs », préside sur cette terre de bouddha, dans laquelle les arbres émettent une senteur merveilleuse. Une senteur nous dit-on, qui surpasse toutes les autres senteurs humaines ou divines de toutes les terres de bouddha des dix directions. On nous dit que l'on n'y entend même pas les noms des arahant et pratekyabouddha, et que le bouddha Sugandhakuta enseigne le dharma à une assemblée consistant uniquement de bodhisattva. Et dans cet univers, dans cette terre de bouddha, toutes les maisons, les avenues, les parcs, les palais ne sont pas faits de briques et de pierres, ni de marbre, ni même de joyaux, comme c'est souvent le cas dans les soutras mahayanas, ils sont tous faits de différents parfums. Et même la senteur de la nourriture que mangent les bodhisattva de cette terre pure envahit, imprègne des univers innombrables.