lundi 26 mai 2014

La Méditation Marchée, enseignée par Thich Nhât Hanh

Marcher en méditant peut être très agréable. Nous nous promenons à pas lents, seuls ou avec des amis, si possible dans un très bel endroit. La méditation permet de vraiment apprécier la marche – nous ne marchons pas pour arriver quelque part, mais pour la marche elle-même.

Le but est d’être dans l’instant présent, conscients de notre respiration et du fait de marcher, pour pouvoir goûter chacun de nos pas. Nous devons nous débarrasser de nos problèmes et angoisses, ne pas penser au futur ni au passé, et simplement goûter l’instant présent. On peut la pratiquer en faisant des pas lents, calmes, un demi-sourire aux lèvres et la paix dans le cœur. Marchez lentement, tranquillement, comme si vous étiez la personne la plus insouciante et la plus oisive au monde.

Il vous faut en effet pouvoir faire de tels pas pour obtenir sérénité et détachement. Ce n’est pas difficile. Vous pouvez le faire. N’importe qui peut le faire, à condition d’être un peu conscient et d’aspirer sincèrement à la sérénité, à la paix et à la joie intérieure.


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lundi 19 mai 2014

Vie et enseignement d'un moine bouddhiste occidental : Lama Namgyal

Les propos de Lama Namgyal recueillis par Dominique Lormier, dans le livre "Vie et enseignement d'un moine bouddhiste occidental" (éditions Hélios) nous permettent d'approfondir notre compréhension de l'enseignement du Bouddha. De plus, il contient des enseignements de Lama Guendune : un être Eveillé exceptionnel.

Voici un passage qui me semble important pour l'humanité entière en ces temps difficiles et délicats, en écho des paroles de Thich Nhat Hanh dans son livre "Ce monde est tout ce que nous avons" :

" L'existence est cyclique et beaucoup de civilisations se sont effondrées dans le passé. A présent, il faut se préparer à vivre un très grand changement au niveau spirituel, car  il y a un état vibrationnel immense qui advient sur terre et toutes les formes de vie le ressentent. La clé est de se simplifier et d'être ouvert à toutes les énergies d'amour et de vérité qui se diffusent dans le monde. Ouvrez votre coeur, priez, et méditez souvent, renforcer votre corps physique, abandonnez toutes vos dépendances (drogues, tabac, alcool, jeux ...), apprenez à vous détendre et à vous reposer réellement. Malgré l'adversité, demeurez dans un état d'esprit joyeux et plein d’espérance, et centrez-vous constamment dans l'unité du moment présent.
Finalement, l'être humain actuel doit renoncer à son égocentrisme, afin de devenir l'Etre de lumière qu'il a toujours été intérieurement."

lundi 12 mai 2014

"Esprit Mani" par Thich Thanh Tù

Des 50 ouvrages écrits par ce grand maître vietnamien, c’est le seul qui soit publié en français aux éditions du Jubilé.

Le Vénérable Thich Thanh Tu, maître thiên au Vietnam y expose le programme précis de l’école Thien Tong. Par ses commentaires clairs et précis, fruits du partage de ce qui repose au tréfonds de son esprit, le Vénérable permettra aux lecteurs de cet ouvrage de rechercher ce qui en eux est le véritable trésor, le Joyau Mani. Retrouver ce trésor caché, le faire fructifier sans relâche, permettre à d’autres de le découvrir à leur tour, est tout l’objectif de ce petit livre qui regroupe deux textes : « à la recherche du joyau mani » et « inscrire la foi en l’esprit ».

À la recherche du Joyau Mani reprend la prédication du Maître Thích Thanh Tu en son monastère de Dalat. Il invite chacun à aller vers l’essentiel de lui-même, qu’il nomme ici le « Joyau Mani ». Évoqué par une vieille légende, ce joyau était capable d’exaucer tous les souhaits, et particulièrement le plus fondamental d’entre eux : échapper au mal-être. Pour y parvenir, le zen, comme l’ensemble du bouddhisme, propose une pédagogie dont la méditation silencieuse est un élément important. Ce temps de purification intérieure est souvent très long pour les Occidentaux, marqués par des excès de l’activité.
Inscrire la foi en l’Esprit, sastra (un commentaire écrit à une date ultérieure pour expliquer un sutra) rédigé en Chine au VIe siècle de notre ère, n’est pas sans relations avec les recherches d’aujourd’hui, car il préconise d’une part un lâcher prise profond et, de l’autre, une entrée progressive dans la non-dualité. Comment pourrait-on imaginer avancer dans la vie spirituelle si on ne s’abandonnait pas entre les mains divines (langage chrétien), si on ne se reposait pas de tout son être sur l’Esprit, c’est-à-dire sur l’affleurement de la « nature de l’être » dans la vie quotidienne (langage bouddhiste) ?


Ce livre s’inscrit dans l’un des événements majeurs des XXe et XXIe siècles : la rencontre en profondeur des traditions spirituelles de l’Occident et de l’Asie. Passés l’étonnement et la déstabilisation, les chrétiens occidentaux sont appelés à entrer, grâce au contact avec cet autre monde, dans une compréhension nouvelle et élargie de ce qu’est la vie de disciple du Christ.
Les Occidentaux ont trop tendance à penser que la vie spirituelle est d’abord un exercice intellectuel, et sont tout prêts à lire de nombreux ouvrages pour nourrir cet exercice. Ce chemin est une impasse s’il ne conduit à un véritable travail intérieur.
Dans une présentation simple et précise, le père Benoît, moine bénédictin, met en perspective cet enseignement dans la révélation chrétienne, en montrant les richesses et les limites : « S’adressant à ceux qui sont engagés dans une vie professionnelle ou familiale, l’ouvrage rappelle la nécessité d’avoir une éthique rigoureuse, un style de vie simple ainsi que le souci du bonheur et du salut des autres. Il jette un regard pénétrant sur les déviances que peut connaître le bouddhisme, et répond aux critiques faites à cette tradition. Mais il s’adresse aussi aux moines et aux nonnes, leur rappelant sans cesse l’essentiel de cette grande voie spirituelle, en particulier le non-attachement, la non-dualité, le non-soi, la compassion… »

lundi 5 mai 2014

Est-ce que le Bouddha est dans la voiture ? Nouvelle lettre de Thich Nhat Hanh

Un jour, alors qu’il voyageait dans un bus, Thây a demandé à son assistant : « Penses-tu que le Tathagata est dans le bus avec nous ou non ? » Frère Phap Nguyên a répondu : « Oui, je pense qu’il est là. » Thây a dit alors : « Tu es sûr ? » Il y avait trois bus ; dans l’un était assis Thây et puis deux autres bus suivaient le premier. Ce n’est pas difficile de savoir si le Bouddha est dans le bus !


Si il y a 50 personnes dans ce bus et que l’une d’entre elles est en train de respirer avec pleine conscience, cela veut dire que le Bouddha est dans le bus. Si non seulement une, mais deux, trois ou cinq personnes sont en train de respirer dans la pleine conscience et de se réjouir consciemment du paysage, alors la présence du Bouddha est assurée. Et si 50 personnes respirent dans la pleine conscience, c’est formidable ! Il suffit qu’une personne dans la voiture soit consciente de sa respiration pour que le Bouddha soit bien là dans cette voiture. Avec la présence du Bouddha, tout le monde est plus en sécurité et protégé par son énergie.


Assis dans un car, un minibus ou une voiture, si vous posez la question « Est-ce que le Bouddha est dans la voiture ? », vous trouverez la réponse de vous-même. Est-ce que nous sommes capables d’inviter le Bouddha à nous offrir sa présence dans la voiture ou pas ? En respirant dans la pleine conscience, nous pouvons garantir que le Bouddha est assis dans la voiture et qu’ainsi tout le monde soit protégé.


Pendant le vol de San Francisco à Paris, Thây a encore demandé : « Est-ce que le Bouddha est assis dans cet avion ? » La réponse là aussi est très claire, il nous suffit d’être attentif à notre respiration et le Bouddha sera immédiatement présent dans l’avion. En général, nous ignorons que nous avons un tel pouvoir. Mais si deux ou trois personnes sont là qui respirent en pleine conscience, la présence du Bouddha est de plus en plus évidente. C’est pourquoi Thây voudrait que vous vous demandiez les uns aux autres, les unes aux autres, lorsque vous êtes assis, assises dans la voiture pour vous rendre du Hameau du Haut vers le Hameau du Bas ou le Hameau Nouveau : « Est-ce que le Bouddha est assis dans la voiture ? »


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