lundi 30 juin 2014

Le mantra Om Mani Padmé Hûm expliqué par sa Sainteté le Dalaï-Lama et Lama Tcheuky

« C'est fort bien de réciter le mantra OM MANI PÉMÉ HOUNG mais tandis qu'on le récite, encore faut-il penser à sa signification, car la portée de ces paroles est vaste et profonde. La première, OM, est composée de trois lettres - A, U et M. Elles symbolisent le corps, la parole et l'esprit du pratiquant; mais dans le même temps, elles symbolisent le corps, la parole et l'esprit purs et glorieux d'un Bouddha.

Le corps, la parole et l'esprit impurs peuvent-ils être transformés en un corps, une parole et un esprit purs, ou sont-ils entièrement séparés? Tous les Bouddhas sont au départ des êtres comme nous qui, en suivant la voie, sont devenus des Éveillés. Le bouddhisme ne prétend pas qu'il y ait quelqu'un qui, dès l'origine, soit sans défaut et possède toutes les bonnes qualités. Le développement d'un corps, d'une parole et d'un esprit purs vient graduellement de l'abandon des états impurs, qui sont ainsi transmués en états purs.

Comment cela se fait-il? La voie est indiquée par les quatre syllabes suivantes.


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Sagesses Bouddhistes - Om Mani Padme Houng par vchristophe

Voir l'article "Ecouter ou chanter le mantra OM MANI PADME HUM"

lundi 23 juin 2014

La seconde flèche de la souffrance : enseignement du Bouddha

Le Bouddha raconte également l'histoire d'un homme qui reçoit une flèche et ressent de la douleur et de la colère parce qu'il a reçu cette flèche. Par conséquent, il ressent deux douleurs : une douleur physique et une douleur mentale. C'est comme si l'homme avait reçu une première flèche et immédiatement après une seconde flèche. Il éprouve la douleur de deux flèches.

De la même façon, nous nous torturons quand nous n'acceptons pas ce qui arrive ou que nous n'acceptons pas les autres. La seconde flèche atteint un endroit déjà blessé par la première flèche, ce qui augmente la douleur car lorsque l'on est touché au même endroit c'est pire.


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lundi 16 juin 2014

La bataille intérieure par Upasika Kee Nanayon

Quand nous développons l’attention en tant qu’outil fondamental pour permettre d’explorer la vérité qui est en nous, il faut appliquer un niveau d’effort et de persévérance proportionnel à la tâche. En effet, comme nous le savons tous, l’esprit est obscurci par d’épaisses couches de pollutions et de poisons mentaux. Si nous ne l’entraînons pas, si nous ne l’encourageons pas régulièrement, il s’affaiblira et se relâchera. Il n’aura pas la force nécessaire. La persévérance doit donc être toujours plus soutenue pour que l’investigation profonde puisse traverser les obstacles jusqu’à obtenir une claire vision pénétrante de toute chose.

La claire vision pénétrante n’est pas le fruit de la pensée spéculative mais d’un examen profond du fonctionnement de l’esprit quand celui-ci est parvenu à se centrer à un niveau adéquat de calme et de stabilité. Il est possible d’observer en profondeur chaque aspect de l’esprit quand il est neutre et calme, libre de toute pensée ou de l’attirance et de l’aversion que provoquent les pensées. Il est important de maintenir cet état d’esprit et, en même temps, de fouiller profondément en lui car une connaissance superficielle n’est pas une véritable connaissance. Tant que vous n’aurez pas examiné l’esprit en profondeur, vous ne saurez rien. L’esprit peut paraître calme extérieurement, mais, à ce niveau-là, vous ne pourrez pas avoir une claire vision de la façon dont l’esprit vagabonde sous l’influence des pollutions mentales, du désir et de l’attachement.

Vous devez donc essayer d’examiner votre esprit jusqu’à atteindre un niveau de conscience qui se maintienne en équilibre et vous permette de continuer à contempler les choses jusqu’à en obtenir une compréhension parfaitement nette. Si vous ne contemplez pas jusqu’à ce qu’une véritable connaissance apparaisse, votre attention restera à la surface des choses.


Il en va de même pour la contemplation du corps. Il faut examiner en profondeur les éléments physiques qui le composent et voir en quoi il est répugnant. Voilà ce que signifie « déchiffrer » le corps, le comprendre. En vous observant de près dans toutes vos activités, vous empêchez l’esprit de s’éloigner de la voie. Restez concentré sur la façon dont l’attention pulvérise les pollutions mentales au fur et à mesure qu’elles apparaissent. C’est un travail très délicat.

En étant vigilant, en ne vous laissant pas distraire par les objets extérieurs, vous faciliterez votre pratique. Cela vous permettra d’examiner correctement les parasites de l’esprit, de façon à pouvoir en éliminer les plus subtils : l’ignorance de ce qui est, la compréhension erronée des choses. En temps normal, nous ne sommes pas pleinement conscients des parasites les plus évidents mais, maintenant que ceux-là sont désactivés grâce à la solide concentration de l’esprit, nous pouvons fouiller plus profondément pour avoir un aperçu de la façon dont le désir et les pollutions mentales nous trompent à chaque fois qu’ils entrent en action. Si nous les observons et apprenons à les reconnaître, nous serons en mesure de les lâcher dès qu’ils seront en quête d’objets agréables à voir, de sons plaisants, d’odeurs ou de saveurs alléchantes. Qu’ils soient en quête de plaisirs physiques ou mentaux, nous devons les connaître sous toutes leurs formes, même si ce n’est pas facile du fait de notre perpétuelle recherche de gratification sensorielle. Nos désirs de bonheur – de même que toutes nos perceptions, nos pensées et nos états de conscience imprégnés de sensations agréables – ne sont rien d’autre que des désirs pour des illusions, pour des choses qui nous captivent et nous distraient. Le résultat en est qu’il ne nous est guère facile d’y comprendre quelque chose.

Ce sont des questions subtiles et elles relèvent toutes de l’avidité des sens. Le désir, la sensualité et l’amour poussent l’esprit à s’évader dans le souvenir de choses agréables vues, entendues, senties, goûtées ou touchées. Même si ces souvenirs remontent à loin dans le temps, nos perceptions les ramènent en prétendant qu’ils étaient agréables ou déplaisants. Une fois que nous nous emparons de ces idées, elles perturbent l’esprit et le brouillent.

Il n’est donc pas facile d’examiner et de comprendre tous les parasites de l’esprit. Les éléments externes que nous pouvons reconnaître et lâcher sont mineurs. Les plus importants se sont regroupés pour prendre le contrôle de l’esprit et ne bougeront pas quoi que vous fassiez pour les en chasser. Ils sont obstinés et déterminés à garder le contrôle. Si vous vous y attaquez alors que votre attention et votre sagesse ne sont pas prêts à la bataille, vous finirez par perdre votre calme intérieur.

Par conséquent, vous devez veiller à ne pas trop forcer la pratique, sans pour autant la relâcher trop non plus. Trouvez la Voie du Milieu qui est parfaitement juste. Tandis que vous pratiquez ainsi, vous pourrez voir à quoi ressemble l’esprit quand il est guidé par l’attention et la sagesse et, à ce moment-là, vous ferez l’effort de le maintenir dans cet état en continu. C’est alors que l’esprit aura l’occasion de s’arrêter et d’être immobile, stable et centré, pendant de longues périodes jusqu’à ce que cet état lui soit devenu habituel.

Il y a cependant certains domaines où nous devons forcer l’esprit et être fermes avec lui. Si nous sommes faibles et indolents, que nous cédons généralement à tous nos désirs, nous n’aurons aucune chance de succès ; continuer à leur céder ne fera que renforcer cette habitude. Il faut donc utiliser la force ; la force de la volonté ainsi que la force de l’attention et de la sagesse. Même si vous en arrivez à devoir mettre votre vie en jeu, vous devez être disposé à le faire. Quand le moment arrive pour vous d’être vraiment sérieux, vous devez tenir bon jusqu’à la victoire. Si vous ne gagnez pas, n’abandonnez pas. Persévérez ! Faites une promesse, prenez un engagement pour vous forcer à dépasser vos désirs obstinés de gratification sensorielle qui vous tentent et vous éloignent de la voie.

Si vous êtes faible et que vous cédez au premier plaisir qui se présente, quand le désir se présentera, vous tomberez dans son piège. Si vous vous laissez souvent tenter par vos envies, cela deviendra habituel car les pollutions mentales sont toujours à l’affut d’une occasion de vous tenter, de vous stimuler. Quand on essaie de se libérer d’une accoutumance – au café, à la cigarette ou à la viande – c’est difficile parce que l’envie revient toujours nous tenter : « Prends-en juste un peu. Juste pour goûter. Ce n’est pas bien grave. » Le désir sait comment nous leurrer, exactement comme le poisson se fait prendre par un leurre qui dissimule l’hameçon : au début, il n’en mange qu’un petit peu puis encore un petit peu et encore jusqu’à, inévitablement, se faire prendre. Les démons des pollutions mentales nous cernent de tous côtés. Une fois que nous cédons à leurs délicieuses saveurs, nous sommes certains de nous faire prendre à l’hameçon. Nous avons beau nous démener et nous débattre, nous ne pouvons pas nous libérer.

Vous devez réaliser que vaincre vos ennemis – les désirs et les pollutions qui obstruent le cœur et l’esprit – n’est pas une mince affaire. Cette bataille n’a rien d’ordinaire. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être faible ou indolent mais vous devez aussi savoir évaluer votre force. Les pollutions mentales et les désirs ont la puissance de démons ; vous devez donc apprendre à exercer vos efforts au mieux pour les vaincre et les détruire.


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mardi 10 juin 2014

Mercredi 11 juin 2014 : conférence sur la médecine tibétaine à Nantes

Conférence
Spécificités de Sowa-Rigpa, la médecine tibétaine.


Intervenant
Mr Gilbert Buéso.
Projection de la vidéo d’une conférence du Dr Tenzin Tcheudrak.
Exposé pendant la vidéo.

Projection photos de quelques planches contenues dans les traités.

Horaires
de 19h30 à 21h

Lieu
Salon des Floralies - Hôtel de l’horticulture
7 quai Henri Barbusse – 44000 Nantes

bus 22 arrêt La Blonde / tram 2 arrêt St. Mihiel

Organisé par :
Institut Kadam Tcheuling Nantes
nantesgroupedetude@yahoo.fr
06 04 16 75 55 - 06 88 59 88 78
evenements-nantes.fr

lundi 9 juin 2014

Les sept facteurs d'Eveil

Les sept facteurs d'éveil sont les sept qualités que le bouddha a décrites qui, lorsqu'elles sont complètement développées et équilibrées, nous permettent d'atteindre l'éveil.

Ces sept qualités sont l'attention, l'investigation, l'énergie, la joie, le calme, la concentration et l'équanimité.


Pour mieux appréhender ce que recouvre ces sept qualités, cliquez sur les liens ci-dessous :

lundi 2 juin 2014

Relation de couple et Bouddhisme Tibétain par Lama Lhundroup

Est-ce que la relation de couple peut apporter une aide au chemin d'éveil ?

Oui, elle peut même apporter une aide importante, mais cela dépend de quelle manière la relation est vécue. Si dans une relation de couple quelqu'un se sert réellement du Dharma et se libère ainsi peu à peu de ses tendances égocentriques, les expériences très diversifiées d'une liaison peuvent apporter beaucoup au chemin du Dharma. Sur le chemin de l'éveil il ne s'agit de rien d'autre que de travailler avec tous nos attachements et de les dissoudre petit à petit. Normalement, les couples n'ont pas pour objectif de dissoudre l'attachement mutuel, car les partenaires ont peur que cela provoque la fin de leur relation. Nous oublions pourtant que la dissolution des attachements, dit l'attachement égocentrique, est toujours liée à la manifestation des qualités telles l'amour, la sagesse, la compassion, l'humour, le courage, la joie, la patience, la générosité, etc.. Dans la perspective du dharma, nous pouvons utiliser la relation de couple comme un terrain parfaitement adapté pour l'entraînement dans ces qualités. La relation fait surgir beaucoup d'émotions, elle est en tous points un défi considérable. Se mettre sur le chemin vers l'éveil veut dire que nous nous servons, si possible, des émotions de chaque situation vécue pour travailler avec elles et devenir ainsi plus libres.

Somme toute, les problèmes que rencontrent les couples sont constamment les mêmes ; et qui plus est, les solutions demandent presque toujours la même attitude de base : se détendre et s'ouvrir. Mais en cas isolé chaque couple et chaque partenaire sont à une autre étape de son évolution. C'est pourquoi les couples peuvent retirer beaucoup des enseignements généraux du Dharma. Cependant, il faut qu'ils regardent toujours précisément ce qui est adapté à leur besoin actuel.


Quels sont les problèmes typiques d'un couple du point de vue du Dharma ?

L'amour mutuel au sein d'un couple ne reste-t-il pas plus fort que celui envers les autres humains ?

Qu'est-ce qui soude le couple ?

Quel rôle joue la sexualité dans une telle relation ?

Les avantages présumés d'une relation de couple en comparaison à une vie de célibataire ?

Quels sont les inconvénients éventuels ?

Qu'est-ce qui change pour le couple quand il y a des enfants ?

Autrement, la stabilité est-elle de moindre importance ?

Qu'est-ce qu'un couple peut faire pour vivre en harmonie ?

Les thérapeutes peuvent-ils apporter de l'aide à un couple ?

Qu'est-ce qui réunit un couple de nos jours ?


Pour lire les réponses, cliquez ici.



Bouddhiste depuis plus de 30 ans, Lama Lhundroup est enseignant, "Droupeun" (dirigeant de retraite de trois ans) et traducteur de testes Tibétains au monastére de "Dhagpo Kundreul Ling" en Auvergne. Médecin de formation il anime également des groupes de discussions entre Lamas et Psychologues.