lundi 25 août 2014

Discipline et liberté par Ajahn Sundara

Ajahn Sundara, nonne depuis trente ans dans la tradition des moines de la forêt du Théravada nous parle de la façon dont la discipline nécessaire pour suivre les préceptes apporte une plus grande liberté intérieure.

Sagesses bouddhistes - Ajahn Sundara... par bouddhismeaufeminin

lundi 18 août 2014

Le Vimalakirti Nirdesa par Urgyen Sangharakshita / partie 4 : La critique transcendantale de la religion

Partie 4 - La critique transcendantale de la religion




4.1. La religion et la liberté.

En tant qu'individu, de quoi avons nous le plus besoin dans la vie, une fois que les besoins de base (comme nourriture, vêtements, abri, loisir) ont été satisfaits, nous avons besoin de la liberté, et il est facile de comprendre pourquoi.

Le vrai sens de la vie humaine se trouve dans la croissance, dans le développement de la prise de conscience de soi, de la positivité émotionnelle, de la créativité, de la prise de responsabilité pour soi-même et pour les autres. Il se trouve, pour parler autrement, dans le développement de nos qualités et de nos caractéristiques les plus humaines, dans le développement en des niveaux de plus en plus élevés de notre être et de notre conscience. Mais on ne peut pas croître si on n'a pas l'espace pour le faire, aussi bien littéralement que métaphoriquement. On ne peut pas se développer si on n'a pas de place. En un mot, on a besoin de liberté. On a besoin d'être libérés de tout ce qui restreint et se confine, non seulement à l'extérieur mais aussi à l'intérieur de soi-même. On a besoin de se libérer du conditionnement, on a besoin même de se libérer de le vieux soi.

Et qu'est ce qui est habituellement considérer comme une aide à notre libération, en dehors de nos propres efforts? Ce qui nous aide à devenir libre est ce qu'on appelle habituellement la « religion », bien que, comme nous le verrons plus tard, ce ne soit pas un terme très satisfaisant.


lundi 11 août 2014

Le Vimalakirti Nirdesa par Urgyen Sangharakshita / partie 3 : Être toutes les choses pour tous les hommes

Partie 3 - Être toutes les choses pour tous les hommes



3.1. Être toutes les choses pour tous les hommes.

Le titre, Être toutes les choses pour tous les hommes, vient de la Bible, du Nouveau Testament en fait. Nous y trouvons l'apôtre Paul en train d'écrire aux Corinthiens, aux chrétiens de la ville de Corinthe. On dirait, si on lit entre les lignes, que l'apôtre Paul avait eu quelques ennuis avec certains de ces Corinthiens. C'est comme s'il se défendait dans cette lettre, cette épître, contre quelque accusation. Et au cours de son plaidoyer, si l'on peut l'appeler ainsi, pour se justifier on dirait, il dit qu'il s'est fait le serviteur de tous les hommes, afin de gagner à sa cause le plus grand nombre de gens possible ; afin de convaincre les Juifs, il est devenu comme un Juif ; afin de convaincre les païens, il est devenu comme un païen. En résumé, dit-il, il est devenu toutes choses pour tous les hommes, afin que bienheureusement certains puissent être sauvés (I Corinthiens, 9, 22).