lundi 27 octobre 2014

Le temps est-il une illusion ? par Craig Callender


Le temps n'est peut-être pas une entité fondamentale. D'après certains physiciens, il pourrait émerger à notre perception dans le cadre d'un monde parfaitement statique.

Pendant que vous lisez cette phrase, vous pensez probablement que le moment présent, là maintenant, correspond à ce qui est en train de se passer. Vous sentez que l'instant présent a quelque chose de particulier. Il est réel. Vous pouvez vous rappeler le passé ou anticiper l'avenir, mais vous vivez dans le présent. Bien sûr, le moment où vous avez lu cette première phrase n'a plus cours. Le moment où vous lisez celle-ci l'a remplacé. En d'autres termes, nous avons la sensation d'un écoulement du temps. Notre intuition profonde est que le futur est ouvert jusqu'à ce qu'il devienne le présent, et que le passé est fixé. À mesure que le temps s'écoule, cette structure de passé fixé, présent immédiat et avenir ouvert se décale dans un sens, toujours le même. Cette structure est inscrite dans notre langage, nos pensées et notre comportement.


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lundi 20 octobre 2014

Méditations guidées audio : "Stabiliser l'esprit " et "conscience de l'impermanence du soi"

Nous adressons toute notre gratitude au site « Dhamma de la Forêt », qui nous propose une série de méditations guidées. Il s’agit d’enseignements donnés par des maîtres de la Tradition de la Forêt, traduits et lus en français.


Le site a classé ces enregistrements selon un degré croissant d’aisance dans la pratique, tant sur le plan de la durée que du niveau d’attention requis.
Chacun trouvera certainement utile de reprendre plusieurs fois la même méditation – jusqu’à sentir que l’entraînement de l’attention est satisfaisant – avant de poursuivre avec l’enregistrement suivant.


Upasika Kee Nanayon

- Niveau 1 : Stabiliser l’esprit dans un état de « normalité »
Méditation guidée de 45 mn (62 Mo)
Méditation guidée de 60 mn (82 Mo)

- Niveau 2 : Conscience de l'impermanence du soi
Méditation guidée de 60 mn (84 Mo)

mardi 14 octobre 2014

Ecouter ou chanter le mantra OM MANI PADME HUM

Le mantra d'Avalokitesvara (sanskrit) ou Tchenrézi (tibétain) est un puissant moyen de transformation pour qui le pratique avec diligence.

L'écouter ou le chanter peut aussi être une aide précieuse pour nous même, notre entourage et tous les êtres : il transmet l'énergie de la compassion et de la bonté aimante.

Le voici chanté par Imee Ooi :



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lundi 13 octobre 2014

La posture dans la méditation assise

"Si quelqu'un demande ce qu'est le vrai zen, il n'est pas nécessaire que vous ouvriez la bouche pour l'expliquer. Exposez tous les aspects de votre posture de zazen. Alors le vent du printemps soufflera et fera éclore la merveilleuse fleur du prunier." (Daichi Sokei 1290-1366)


La verticalité par Eric Romeluère

Les manuels décrivent systématiquement la méditation dans un ordre précis : tout d’abord la posture physique, puis le mouvement respiratoire et enfin l’attitude mentale. Une présentation qui ordonne ainsi le corps, le souffle et l’esprit pourrait laisser croire que nous adopterions une posture physique pour nous préparer au véritable objet de la méditation qui serait un travail de l’esprit (ou sur l’esprit). La méditation n’est pourtant pas un exercice mental et si l’on sépare ainsi le corps, le souffle et le mental, on ne décrit qu’une seule et même expérience d’ouverture et de grandeur. L’ordre souligne la primauté du corps : il est le foyer de notre présence au monde. Nos perceptions, nos sensations sont celles d’un corps percevant et sentant avant même que ces perceptions et ces sensations ne soient synthétisées par le mental.

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La posture de zazen est au cœur de la pratique du zen - et beaucoup plus
par Philippe Coupey

Les genoux pressent la terre, et la tête, le ciel. Le bas du dos est tendu et étiré vers le haut, la tête repose droite sur les épaules, lesquelles tombent naturellement, comme le regard. Pour ce qui est de la respiration : l’expiration est profonde et longue, l’inspiration, brève et énergique. Si vous réussissez à vous concentrer, mettons, sur la position des pouces, ou sur l’expiration, pendant un certain temps — et tout ceci en “pensant-sans penser” — alors vous pouvez vous concentrer sur toutes choses simultanément. C’est la pratique essentielle et correcte de zazen.

J’ai connu des personnes qui avaient de superbes postures en zazen. Elles étaient assises de façon tout à fait correcte, avec les mains fermement posées contre le bas de l’abdomen, le dos aussi droit que possible, les épaules relâchées, le menton rentré. Ces personnes étaient certainement frappées par l’authenticité du maître et de son enseignement. Et pourtant, il semblerait que pour elles la posture ne signifiait rien de plus que cela.

Un homme qui pratiquait depuis des années et qui s’était aussi tourné vers la vie de temple et les cérémonies, m’a dit un jour qu’il n’attachait pas plus d’importance à la posture assise que, par exemple, à la posture que l’on prend pendant la cérémonie de l’Hannya Shingyo, ou qu’à la position des mains en gassho, en shashu, ou qu’à la façon de fairesampai.


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La posture sur le site Zen Méditation

Il est important de comprendre les différents aspects de la posture de zazen pour ne pas contraindre le corps dans une attitude d'immobilité rigide contraire à sa physiologie naturelle. Il y a dans la posture équilibre et détente dans la verticalité.

La position du bassin est prépondérante. Il convient de s'asseoir au milieu du zafu (coussin rond dont l'épaisseur est fonction de la souplesse de chacun), sur les ischions, de telle sorte que le bassin se stabilise par le contact des deux genoux avec le sol. La position des jambes est celle du lotus ou du demi-lotus.

Un juste positionnement du bassin et le réglage de l'épaisseur du zafu permettent à la colonne vertébrale de s'ériger vers le ciel sans que soient créées des tensions dorsales ou intervertébrales préjudiciables et à la tête d'être droite naturellement. Les épaules, la cage thoracique et le ventre sont relâchés de façon à permettre une respiration libre et facile. Les yeux sont mi-clos, posés devant soi sur le sol avec un angle d'environ 45 degrés.


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lundi 6 octobre 2014

Le Vimalakirti Nirdesa par Urgyen Sangharakshita / partie 8 : Les quatre grandes bases fiables

Partie 8 : Les quatre grandes bases fiables

Les quatre grandes bases fiable.
Vision de l'univers d'Abhirati et du Tathagata.
Comment voyez-vous le Tathagata ?
L'adoration du dharma.
Le bouddha Bhaisajyaraja.
L'autorité artificielle et l'autorité naturelle.
Le sens explicite et le sens implicite.



8.1. Les quatre grandes bases fiables

Certains sont allés en Inde et ont visité des lieux saints bouddhistes (c'est à dire des lieux situés au nord-est de l'Inde qui sont associés à des événements importants de la vie du Bouddha).

Il y a Buddhagaya, où le Bouddha atteignit l'Eveil, Sarnath où il donna son premier enseignement, Shavasti où il passa de nombreuses saisons des pluies et donna beaucoup d'enseignement à ses disciples, et il y a Kushinagara où il décéda finalement, entre les deux arbres Sal...etc.

De nos jours ces lieux sacrés sont en cours de restauration, généralement sous les bons auspices du département archéologique du gouvernement indien. Ces lieux sont très différents l'un de l'autre, sous de multiples aspects, mais ils ont tous une chose en commun : ils comprennent tous des stupas. Un stupa est une structure en forme de dôme, souvent d'une taille énorme. Ils sont fait de briques, avec façade de pierre et ils contiennent en général une relique du Bouddha, c'est à dire un fragment minuscule d'os ou de cendre. Certains de ces stupas sont à présent dans un état de dégradation extrême. Certains ne sont plus que des tas de briques et de pierres, et beaucoup ont été pillés pour leurs matériaux depuis des siècles (au 18ème siècle par exemple des briques furent prélevées des grands stupas de Sarnath pour construire un marché couvert dans la ville de Bénarès).