lundi 24 novembre 2014

"La juste attitude dans la méditation" d'Ashin Tejaniya

Gratitude à frère Fabkhi, qui m'a parlé ce maître de Birmanie.

"La Juste Attitude" comprend 23 points pour aider à établir la juste attitude pour pratiquer. Ce texte contient aussi des conseils pratiques sur les bases de l'observation de l'esprit.


Comment méditer avec une attitude juste?


1. Méditer c'est accepter et observer de manière détendue ce qui se passe, que ce soit plaisant ou déplaisant.

2. Méditer c'est observer et attendre patiemment avec attention et compréhension. Méditer ce n'est pas essayer de faire l'expérience de choses lues ou entendues.

3. Soyez attentif au moment présent. Ne vous perdez pas dans des pensées sur le passé. Ne vous laissez pas emporter par des pensées sur le futur.

4. Lorsque vous méditez, l'esprit et le corps doivent être confortables.

5. Si l'esprit et le corps deviennent fatigués, quelque chose ne va pas avec votre manière de pratiquer, et il est temps de vérifier la façon dont vous méditez.

6. Pourquoi vous concentrez-vous avec une telle force lorsque vous méditez? Est-ce que vous voulez quelque chose? Est-ce que vous voulez que quelque chose se produise? Est-ce que vous voulez que quelque chose cesse de se produire? Vérifiez si une de ces attitudes n'est pas présente.

7. L'esprit qui médite devrait être détendu et être en paix. Vous ne pouvez pas pratiquer lorsque l'esprit est tendu.

8. Ne vous concentrez pas avec autant de force, n'essayez pas de contrôler. Ne forcez pas et ne vous restreignez pas.

9. N'essayez pas de créer quoi que ce soit, et ne rejetez pas ce qui arrive.

10. Essayer de créer quelque chose, c'est de l'avidité. Rejeter ce qui se passe, c'est de l'aversion. Ne pas savoir si quelque chose est en train de se produire ou a cessé de se produire, c'est de l'ignorance.

11. Vous pouvez dire que vous méditez, seulement lorsque l'esprit qui observe est dépourvu d'avidité, d'aversion et d'inquiétude.

12. N'ayez pas d'attentes, n'ayez aucun désir, ne soyez pas inquiet. Si ces attitudes sont présentes dans votre esprit, il devient difficile de méditer.

13. Vous n'essayez pas de faire en sorte que les choses se produisent de la façon dont vous voudriez qu'elles se produisent. Vous essayez de savoir ce qui se passe sans rien modifier.

14. Qu'est-ce que l'esprit est en train de faire? Est-ce qu'il est en train de penser? Ou bien est-il en train d'être attentif?

15. Où l'esprit se trouve-t-il maintenant ? À l'intérieur ? À l'extérieur ?

16. L'esprit qui observe ou qui regarde est-il conscient de manière correcte ou superficielle?

17. Ne pratiquez pas avec un esprit qui veut quelque chose ou qui attend que quelque chose se produise.Vous finirez par vous fatiguer.

18. Vous devez accepter et observer non seulement les bonnes expériences, mais également les expériences difficiles. Vous voulez seulement de bonnes expériences ? Vous ne voulez pas même la plus petite expérience désagréable ? Est-ce bien raisonnable ? Est-ce cela la voie du Dhamma ?

19. Vous devez constamment revérifier l'attitude avec laquelle vous méditez. Un esprit libre et léger vous permet de bien méditer. Votre attitude est-elle correcte ?



20. Ne vous laissez pas perturber par l'esprit qui pense. Vous ne pratiquez pas pour éviter la pensée, mais plutôt pour la reconnaître et la distinguer à chaque fois qu'elle survient.

21. Ne rejetez aucun objet qui se présente dans le champ de l'attention. Apprenez à reconnaître les impuretés de l'esprit qui surviennent relativement à l'objet et continuez à examiner ces impuretés.

22. L'objet de l'attention n'est pas vraiment important; l'esprit qui observe et qui travaille à l'arrière-plan afin d'être conscient présente une réelle importance. Si l'observation est faite avec l'attitude correcte, n'importe quel objet sera le bon.

23. C'est seulement lorsque saddhā (la foi ou la confiance) est présente, que viriya (l'effort) survient. C'est seulement quand viriya est présent, que sati (l'attention consciente ou la présence) devient continue.
C'est seulement lorsque sati est continue, que samādhi (la concentration) s'établit.
C'est seulement lorsque samādhi est établie, que vous commencerez à comprendre les choses telles qu'elles sont réellement (paññā).
Lorsque vous commencerez à comprendre les choses telles qu'elles sont, saddhā se renforcera.

mercredi 19 novembre 2014

lundi 17 novembre 2014

Voir les choses telles qu’elles sont réellement par Ajahn Chah

Extrait du livre "Tout apparaît, tout disparaît" d'Ajahn Chah, Chapitre 6.

Le Bouddha a enseigné qu’il faut observer tout ce qui se présente. Les choses ne durent pas. Après s’être manifestées, elles cessent ; ayant cessé, elles apparaissent à nouveau puis, étant apparues, elles cessent encore. Mais quelqu’un dont l’esprit est confus et qui n’a pas la connaissance, ne veut pas qu’il en soit ainsi. Quand nous méditons et que l’esprit s’apaise, nous voulons demeurer ainsi, sans être dérangés, mais ce n’est pas réaliste. Le Bouddha nous a recommandé de regarder d’abord les faits et de voir combien ces choses sont trompeuses ; ensuite seulement pouvons-nous trouver la paix. Quand nous ne connaissons pas les choses telles qu’elles sont, nous croyons les posséder et le piège du « sentiment de soi » fait surface. Nous devons donc remonter à l’origine et découvrir comment cela s’est produit. Il faut que nous comprenions comment les choses sont en réalité, comment elles entrent en contact avec l’esprit et comment l’esprit réagit ; après, nous pourrons être en paix. Voilà ce que nous devons étudier à fond. Si nous refusons que les choses se passent comme elles se passent, nous ne pouvons pas connaître la paix. Où que nous tentions de nous échapper, les choses se produisent toujours de la même manière — c’est leur nature.

En termes simples, ceci est la vérité. L’impermanence, la souffrance et l’absence de soi sont la nature même des phénomènes. Ils ne sont rien d’autre que cela, mais nous donnons aux choses bien plus de sens qu’elles n’en ont en réalité.

Il n’est pas vraiment si difficile de permettre à la sagesse d’émerger. Il s’agit simplement de chercher les causes et de comprendre la nature des choses. Quand votre esprit est agité, vous pouvez vous dire : « Cet état n’est pas certain. Tout est impermanent. » Et quand l’esprit est calme, ne vous dites pas : « Oh ! C’est vraiment la paix ! » — parce que cela non plus n’est pas certain.

Si on vous demande : « Quel type de nourriture préférez-vous ? » ne prenez pas la question trop au sérieux. Si vous dites que vous aimez vraiment quelque chose, quelle importance ? Réfléchissez : si vous en mangiez tous les jours, l’aimeriez-vous toujours autant ? Vous en viendriez probablement à dire : « Oh, non ! Pas encore de ça ! »

Vous comprenez ? On peut finir par se rendre malade précisément avec ce que l’on croyait aimer et cela à cause de la nature changeante de toute chose. Voilà ce qu’il vous faut découvrir. Le plaisir est incertain, le malheur est incertain, l’amour est incertain, la tranquillité est incertaine, l’agitation est incertaine. Tout, absolument tout, est incertain. Donc, quoi qu’il arrive, si nous comprenons cela, nous ne sommes piégés par rien. Tout ce que nous pouvons vivre, sans exception, est incertain car tout, par nature, est impermanent. L’impermanence signifie que les choses ne sont pas figées, ne sont pas stables et, en termes très simples, cette vérité est le Bouddha.

Anicca, l’incertitude, est la vérité. La vérité est là, sous nos yeux, mais nous ne lui accordons pas un regard clair et direct. Le Bouddha a dit : « Ceux qui voient le Dhamma me voient. » Si nous voyons anicca — cette qualité d’incertitude — en toute chose, alors apparaîtront le détachement et le désintéressement par rapport au monde : « Oh ! Ce n’est que ceci. Bah ! Ce n’est que cela. Il n’y a là rien d’extraordinaire, ce n’est que cela.» L’esprit se stabilise dans cette réalisation : « Ce n’est rien d’extraordinaire. Bah ! » Quand on a réalisé cela, il n’y a rien de bien difficile à faire en méditation. Quoi qu’il se présente, l’esprit dit : « Ce n’est que cela », et il s’arrête. C’est la fin. On comprend que tous les phénomènes ne sont que tromperies ; rien n’est stable ni permanent ; au contraire, tout change constamment et présente les caractéristiques de l’impermanence, de la souffrance et du non-soi. C’est comme une boule de fer en fusion que l’on aurait mise à chauffer dans un four. Quelle partie sera fraîche ? Essayez d’y toucher et vous verrez. Touchez le dessus, il sera brûlant. Touchez le dessous, il sera brûlant. Touchez les côtés, ils seront brûlants. Pourquoi est-ce brûlant ? Parce qu’une boule de métal en fusion est brûlante partout. Quand on comprend cela, on n’y touche pas. Quand vous vous dites, à propos de quelque chose : « Oh ! Comme c’est bon ! J’aime ça, je le veux ! », n’accordez aucun crédit à ces pensées, ne les prenez pas trop au sérieux car elles sont comme la boule de métal en fusion : quelle que soit la partie que vous touchiez, si vous essayez de la prendre, vous vous brûlerez, vous aurez très mal, votre peau se fendra et vous saignerez.

Nous devrions contempler cela à tout moment, quand nous marchons, quand nous sommes debout, assis ou couchés ; même quand nous sommes aux toilettes, quand nous allons quelque part, quand nous mangeons ou, après avoir mangé, quand nous déféquons les résidus de notre repas. A tout moment, nous devrions voir que tout ce dont nous faisons l’expérience est instable et impermanent ainsi qu’insatisfaisant et non personnel. Les choses qui sont instables et impermanentes sont incertaines et sans réalité absolue. Sans exception, elles sont toutes illusoires. C’est exactement comme la boule de fer brûlante : où pourrions-nous y trouver un endroit non brûlant ? Toutes ses parties sont brûlantes, alors nous cessons d’essayer de la toucher.


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lundi 10 novembre 2014

Nouvelle méditation de la Sangha Gouttes de Soleil Transformation et guérison par la conscience de la joie

Méditation guidée

Au cours de cette méditation guidée, ce soir, j’essayerai de mettre fin à ma journée d’agitations, de désirs et d’aversion pour amener en moi l’aisance, la paix et la joie.
Pour cela, je vous propose d’expérimenter le 10ème exercice de la méditation sur les 4 établissements de l’attention (inspiré du livre "Transformation et Guérison" de Thich Nhat Hanh).
Cette méditation vise à nous nourrir de joie et de bonheur et à guérir nos blessures intérieures du corps, du cœur et de l’esprit.

Assis dans ma posture confortable, je porte mon attention sur les points suivants :

  • Ai-je choisi le type d’assise dans lequel je serai le plus à l’aise ? 
  • Mon dos est droit avec souplesse et sans rigidité et en lâchant les tensions, laisser son corps peser sur la terre par les points de contact (genoux et bassin)
  • Le ventre est légèrement en avant afin qu’il puisse se soulever sans entrave 
  • Les épaules sont ouvertes et relâchées
  • La tête posée tout en étant comme suspendue par un fil,
  • Le menton très légèrement rentré sans fermer la gorge
  • Le regard porte à environ un mètre devant soi, les yeux peuvent être fermés ou à demi ouverts 

J’inspire, je suis conscient de l’inspir
J’expire, je suis conscient de l’expir
Conscience de l’inspir / conscience de l’expir

J’inspire, j’abandonne l’agitation de mon esprit
J’expire, je rassemble mon esprit sur le souffle
Abandon de l’agitation / unité sur le souffle

J’inspire, je rends tout mon corps calme
J’expire, toutes mes cellules deviennent paisibles
Calmer le corps / sensation de paix

J’inspire, j’abandonne les désirs des sens
J’expire, je me sens joyeux
Abandon des désirs / sensation de joie

J’inspire, j’abandonne mes perceptions d’insatisfaction
J’expire, mon cœur et mon corps sont heureux
Lâcher prise de l’insatisfaction, corps et cœur rempli de bonheur

J’inspire, j’abandonne l’excitation de la joie
J’expire, mon corps et mon esprit se laissent embrasser par la paix du bonheur
Abandon de l’excitation joyeuse, fusion dans le bonheur paisible


Méditation marchée

J’observe et je génère la joie, le bonheur et la paix à chacun de mes pas, un demi sourire sur mes lèvres.


Méditation silencieuse

Je vous invite à vous réinstaller confortablement dans les différents points de la posture.

Pour cette méditation silencieuse, je vous suggère d’observer l’alternance de la présence et de l’absence des sensations de joie, de bonheur ou de paix. Ces sensations, comme tous les phénomènes ont pour caractéristiques d’être impermanentes. Lorsque nous réalisons directement cette nature d’impermanence de nous même et des phénomènes, nous nous libérons de la souffrance.

Sinon, vous pouvez pratiquer l’attention au souffle.





lundi 3 novembre 2014

Dipa Ma : incarnation de la sagesse et de l’amour

BiographieNani Bala Barua est née le 25 mars 1911, dans un village à l’est du Bengale, près de la frontière birmane. La région du Chittagong est renommée pour son mélange de traditions religieuses. Hindous, musulmans et bouddhistes y vivent côte à côte en parfaite harmonie. La culture bouddhiste de cette région est peut-être la seule à abriter encore une large communauté descendant en droite ligne de l’époque du Bouddha.
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Témoignages de personnes qui ont connu Dipa Ma

Un simple conseil de Dipa Ma


J’ai connu une période difficile dans ma vie. Mon mariage battait de l’aile et je n’étais pas fière de mon manque de patience vis-à-vis de mes enfants. Bizarrement, c’est aussi à cette époque que, extérieurement, la vie semblait me sourire le plus ; j’aurais donc dû être heureuse. J’ai mentionné ma situation à Jack Kornfield et il m’a parlé d’un maître, une femme extraordinaire qu’il avait rencontrée en Inde, qui séjournait alors tout près de là, chez Sylvia Boorstein.

Quand je suis arrivée chez Sylvia, on m’a aussitôt conduite dans la chambre sous les combles. Dipa Ma était assise sur un zafu, un traducteur à sa gauche. Je me suis installée sur le coussin face à elle. Avant que j’aie eu le temps de me poser tranquillement, elle s’est tournée vers le traducteur et lui a dit quelque chose en bengali. Il traduisit : « Elle dit, ne vous embêtez pas à pratiquer vipassana en ce moment. Pratiquez seulement metta, la bienveillance. » Je suis restée abasourdie. Nous ne nous étions même pas saluées et généralement c’est l’étudiant qui commence par poser une question !
– Pourquoi ? ai-je demandé.
Elle a dit encore quelque chose en bengali et l’interprète a traduit :

– Votre « cette vie » a des problèmes et il faut que vous y travailliez maintenant. Alors pratiquez seulement metta.

Et il me fit signe que l’entretien était terminé. J’étais ébahie. L’échange avait duré moins de deux minutes. Je savais que l’expression « cette vie » signifiait mes sentiments envers moi-même. Il était clair qu’elle avait vu que j’étais malheureuse et l’antidote qu’elle me prescrivait était la pratique de l’amour bienveillant.

Cette rencontre avec Dipa Ma m’a inspirée et, même si cela m’était difficile, j’ai suivi son conseil. J’ai récité intérieurement des mots de bienveillance aussi souvent que possible dans la journée et pendant mes temps de méditation. Au début, je n’ai pas senti de changement positif mais j’ai persévéré. Il a fallu environ trois mois pour que je commence à ressentir une authentique chaleur envers moi-même. Au bout de six mois, un changement très net en moi se produisait quand je commençais à pratiquer. Il y avait plus de douceur, plus d’ouverture et même de l’affection. Dipa Ma avait trouvé exactement le bon remède pour me secouer. Elle m’a conseillé un outil qui a radicalement modifié ma façon de penser et qui a apporté un réel changement dans ma vie.


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dimanche 2 novembre 2014

28 au 30 novembre 2014 : La Tournée de l'amour bienveillant et Maitréya à Nantes

Exposition
La Tournée de l‛amour bienveillant et Maitréya présente pour la 4ème fois à Nantes des Reliques bouddhiques.
Vous êtes invités à une exposition de précieuses reliques anciennes et sacrées.
Ces objets cristallins ont été trouvés, après la crémation, dans les cendres d‛êtres saints tels que le Bouddha historique Shakyamouni, ses disciples, des fondateurs de lignées et des maîtres contemporains.
La collection comprend des reliques d‛Ananda, Sharipoutra, Lama Atisha, Lama Tsongkhapa, Milarépa, Lama Yéshé, Ribur Rinpoché et divers autres grands maîtres bouddhistes.

Lama Zopa Rinpoché a rassemblé cette collection unique de reliques sacrées pour mettre au coeur d‛une immense statue à venir, dans le cadre du Projet Maitréya.

Disposées magnifiquement autour d‛une statue dorée de taille humaine du Bouddha Maitréya, les reliques engendrent une atmosphère puissante qui suscite l‛amour bienveillant. 

Au cours de l‛événement, vous pourrez bénéficier d‛une bénédiction personnelle par les reliques. Tous sont bienvenus, y compris les animaux de compagnie.

Entrée libre et gratuite

Lieu
Salons Mauduit, 10 rue Arsène Leloup
44100 Nantes
(tram ligne 1, chantiers Navals / Bus 11 - Sanitat .
Places de parking pour personnes à mobilité réduite)

Contact 
Michelle Le Dimna :  m.ledimna@free.fr - Tél : 07 81 24 94 81
Projet Maitreya : www.MaitreyaRelicTour.com

samedi 1 novembre 2014

21 au 23 novembre 2014 : retraite et enseignements à la Pagode Van Hanh

Vendredi 21/11 au dimanche 23/11/14

Journées de retraite enseignées par le Vénérable Thich Hoang Khai venant de Norvège.

Horaires des enseignements lors des journées de retraite

● Vendredi 21 novembre 2014 : 21h00
● Samedi 22 novembre 2014 : 9h00, 15h00, 20h30
● Dimanche 23 novembre 2014 : 09h00, 14h00




Pour plus d'information téléphoner au 06 61 34 03 22 ou visiter le site www.vanhanh.fr