lundi 28 décembre 2015

Lamrim, une voie vers l'Éveil par le Dalaï Lama - Sagesse Bouddhiste

Au sud de l'Inde, à Mundgod, le Dalaï-Lama a exceptionnellement dispensé les enseignements du Lamrim en décembre 2012.
Le Lamrim ou voie progressive vers l'Eveil, réunit à chaque fois un nombre considérable de fidèles dans une ambiance colorée et rythmée.

Partie 1




Partie 2






Le texte du Lamrim

Tsongkhapa, fondateur de la tradition Géloug au Tibet, écrivit cet ouvrage en 1402. Il constitue l'un des écrits majeurs de l'enseignement bouddhiste tibétain. Ce trésor d'instruction et d'expériences méditatives enseigne les voies progressives menant à l'éveil, en commençant par le pratiquant débutant jusqu'au pratiquant supérieur.
Grand livre progression vers l'éveil T.1 et T2

mercredi 23 décembre 2015

Une des écoles les plus difficiles de San Francisco transformée par le pouvoir de la méditation

Les étudiants à méditer dans la classeIl fut un temps où le collège Visitacion Valley à San Francisco aurait pu figurer dans un drame criminel aux États-Unis. Cerné par la drogue et la violence des gangs, les jeunes étaient stressés et agités. Un jour, les enfants sont arrivés et ont découvert trois cadavres jetés dans la cour de l’école. « En 2006 il y avait 38 meurtres dans notre quartier», dit Barry O’Driscoll, responsable de l’éducation physique de l’école. Il dit que les conditions de vie des étudiants ont été infectées par la violence dans la communauté, et plusieurs combats éclataient chaque jour.

En 2007, un programme de méditation appelée Quiet Time a été introduit pour surmonter certaines de ces difficultés. «Quand j’en ai d’abord entendu parler, je pensais que ça n’allait probablement pas marcher», dit O’Driscoll. Mais en Avril, seulement un mois après que la méditation a commencé, les enseignants ont remarqué des changements de comportement. «Les élèves semblaient heureux», dit O’Driscoll.«Ils ont travaillé plus durs, ils étaient plus attentifs, ils étaient plus faciles à enseigner et le nombre de bagarres a diminué de façon spectaculaire. »


lundi 21 décembre 2015

"Les neuf étapes de Samatha" par Déchoung Rinpotché

A l’heure actuelle, en cette époque dégénérée, tous ceux qui comme moi-même désirent tourner leur esprit vers la méditation doivent d’abord méditer le calme mental. C’est un point très important. Pourquoi ? Parce que dans une eau troublée, le reflet de la lune n’apparaît pas clairement et parce qu’il faut une lampe à beurre lumineuse et non agitée par le vent pour contempler les peintures murales d’un temple auparavant dans la pénombre. De même un esprit qui n’est à aucun moment dépourvu de pensées ne pourra identifier la sagesse de la vue pénétrante. Même s’il en a de vagues aperçus, il n’en obtiendra jamais la stabilité. Si un débutant garde l’esprit mêlé à des distractions, il ne pourra même pas méditer le calme mental. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir le corps et l’esprit dans la solitude.

Cet enseignement de Déchoung Rinpotché est extrait du livre "Le Flambeau de la Libération" aux éditions Yogi Ling.


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dimanche 20 décembre 2015

Du 21 au 27 décembre 2016 : Festival "Faites de la Paix dans le monde" à Nantes




Faites de la Paix dans le Monde est un festival autour de la Paix et de la réunification des peuples et vous invitent à suivre et à participer à 40 conférences et débats, 50 ateliers, des concerts, des expositions, un marché créatif et une journée culturelle amérindienne du 21 au 24 décembre 2015. Il se clôturera le 27 décembre par une marche pour la Paix, des offrandes à la Loire et un concert.


Pour tout savoir sur cet événement, cliquez ici.

"DEMAIN" de Cyril Dion et Mélanie Laurent

Pour info, un très beau film documentaire sur les alternatives pour la protection de la planète,des initiatives prises dans des villages, des fermes, des entreprises, des écoles, des villes, dans bien des pays du monde.

Autour de Nantes, ce film passe à Clisson, prochaine et dernière séance demain lundi à 20h30 au Connétable

lundi 14 décembre 2015

"L ’écrit sur le moi" par Maître Sosan (VII°)

Cheminer dans la Voie véritable, n’est ni facile, ni difficile. Mais ceux qui ont un esprit bien arrêté sont contaminés par la crainte et le doute. Croyant être en mesure de brûler les étapes, finalement ils finissent par se traîner. L’attachement ne connaît aucune mesure. S’attacher à l’illumination, c’est aussi s’égarer. Laissons les choses advenir et les agitations cesseront d’elles-mêmes.

La Voie n’est pas difficile pour ceux qui sont sans attente. Quand les sentiments d’amour et de haine sont absents, tout devient clair et limpide. Dès qu’il se crée dans l’esprit, ne serait-ce qu’un semblant de jugement, une distance infinie sépare le ciel de la terre. Si nous souhaitons voir la vérité, n’entretenons pas le jugement. S’établir dans un combat du vrai contre le faux aboutit inévitablement à l’affection de l’esprit. Aussi longtemps que le sens profond des choses n’est pas compris, vouloir pacifier son esprit est chose vaine.

La Voie est aussi parfaite que le cosmos, sans superflu ni carence. C’est notre volonté intransigeante de suivre nos propres penchants qui nous empêche de voir la vraie nature des choses. En mourant à soi-même, par l’oubli de soi-même, nous trouverons la sérénité et la paix de l’unité . Si nous voulons arrêter toutes activités pour réaliser la tranquillité, tous nos efforts produiront de l’agitation. Tant que nous sommes tiraillés dans les extrêmes, nous ne connaîtrons jamais la tranquillité.

Hors de la Voie, les mérites contenus dans l’activité, la passivité, l’approbation et le déni sont perdus. Nier la réalité, c’est s’y embourber, courir après la vacuité c’est s’en éloigner. Plus nous l’analysons et plus nous discourons à son sujet, plus nous nous éloignons de la vérité Tout est simple si nous arrêtons de discourir sur tout et d’analyser tout. Retourner à la racine, c’est s’accorder avec le sens, courir après les civilités, c’est perdre l’Origine. Si nous parvenons à l’illumination, même un instant alors civilité et vacuité sont transcendées. Par notre ignorance, les phénomènes qui nous semblent provenir du monde de la vacuité nous paraissent réels. Il est inutile de rechercher le vrai, contentons-nous seulement de ne pas avoir de préjugés.

N’entretenons pas la dualité en cultivant nos préjugés. Si en nous demeure, ne serait-ce qu’une infime notion de juste et de faux, de bien et de mal, alors notre esprit s’enlise dans la confusion. A l’origine de la dualité il y a l’UN et pourtant il faudra ne pas nous y attacher. Dans la Voie, quand l’esprit demeure dans la tranquillité, les dix milles dharmas inoffensifs ne nous touchent plus et alors le changement se produit.

Quand vient le temps de la pensée NON_DISCRIMINANTE, le vieil esprit meurt. L’objet et le sujet disparaissent conjointement. Lorsque l’esprit s’efface, les objets s’effacent aussi. Il y a objet parce qu’il y a sujet ou esprit. L’esprit devient sujet parce qu’il y a l’objet . Si nous voulons comprendre la relativité du sujet et de l’objet, nous devons convenir que les deux sont vacuité. Dans la vacuité les deux sont sans caractéristique propre et contiennent chacun le monde dans sa totalité. En ne faisant pas de différence entre le grossier et le subtil, nous évitons l’aveuglement et le sectarisme.

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lundi 7 décembre 2015

"La méditation bouddhique, une voie vers la libération de l’esprit" par Dr Trinh Dinh Hy

LE BESOIN DE SPIRITUALITÉ EN NOTRE FIN DE SIÈCLE

Lorsque l’on essaie de dresser le bilan du XXè siècle qui est en train de se terminer, on se trouve devant un tableau fort contrasté, avec deux grands faits marquants. D’un côté, l’épanouissement de l’intelligence, avec d’extraordinaires découvertes scientifiques et avancées techniques qui ont permis à l’ homme de devenir dans bien de domaines "maître et possesseur de la nature", et de l’autre, l’explosion de la barbarie, avec deux guerres mondiales et innombrables guerres régionales, civiles, des génocides, massacres, tortures, violences, oppressions de toute sorte qui se perpétuent, infligés par les hommes eux-mêmes les uns aux autres. L’homme n’a jamais été aussi fort matériellement et faible spirituellement, aussi "fort de tête et faible de coeur", pourrait-on dire.

C’est aussi un constat angoissant, car l’on peut se demander dans quelle direction se dirige l’humanité, que nous réserve le XXIè siècle, et quel serait l’avenir de nos enfants, de nos petits-enfants ? Avec le déclin progressif des religions traditionnelles, la chute de l’idéologie marxiste-léniniste, le règne sans partage de la société de consommation, chacun de nous éprouve confusément un sentiment de vide spirituel, de manque de valeurs morales, pourtant nécessaires à notre équilibre mental. Car il s’agit bien du spirituel, du moral, dont le monde a besoin aujourd’hui. Il n’est pas possible de régler autrement les multiples problèmes de société : violence urbaine, drogue, délinquance, maltraitance, conflits sociaux et familiaux, stress, dépression, suicides, etc. Ni la répression par les lois, la police, ni les béquilles comme les subventions et les médicaments ne permettront de régler ces problèmes, dont les solutions ne peuvent venir que de l’intérieur des acteurs de ces drames.

Karl Marx disait : "Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer". Mais il faudrait, je crois, ajouter ceci : "Ce qui importe, ce n’est pas de transformer le monde, c’est de transformer notre façon de voir le monde". En effet, transformer le monde n’est qu’une douce utopie (ou plutôt une utopie meurtrière, comme on l’a vu). Le monde change, sous l’effet de multiples facteurs sociaux complexes, et l’on n’y peut rien. Mais par contre, ce que l’on peut faire, c’est changer notre façon de voir les choses, à l’intérieur de chacun de nous, par une transformation spirituelle complète. Comment ? En prenant le chemin du perfectionnement intérieur, de la méditation. Il s’agit, comme le dit le  Lankavatara Sutra (un sutra du bouddhisme Mahayana), de "faire demi-tour dans le siège le plus profond de notre conscience"(1).

Et si l’on arrive à communiquer cette aspiration à la transformation spirituelle à d’autres personnes, à réveiller la Bodhicitta (aspiration à l’éveil) qui sommeille dans chacun de nous, alors, petit à petit, en boule de neige, pourquoi le monde entier ne pourrait-il pas se transformer ?

Le monde d’aujourd’hui a besoin de spiritualité, cela est clair. Mais spiritualité n’est pas synonyme de religion, c’est ce que reconnut le Dalaï-Lama lorsqu’il déclara :"Je crois profondément que nous devons trouver, tous ensemble, une spiritualité nouvelle, une spiritualité laïque. Ce nouveau concept devrait s’élaborer à côté des religions, de telle sorte que toutes les bonnes volontés puissent y adhérer. Il pourrait nous conduire à établir ce que nous cherchons tous, une morale séculière. Et cela pour un meilleur futur du monde"(7).

QU’EST-CE QUE LA MÉDITATION ?

Méditation n’a pas le même sens en Orient et en Occident
Tout d’abord, je crois qu’il faut souligner que "méditation" n’a pas la même signification dans le sens oriental et dans le sens occidental du terme. Dans le Robert et le Larousse, la méditation est définie comme "une réflexion profonde sur un sujet". Il s’agit donc d’une activité intellectuelle, s’appuyant sur la pensée rationnelle, discursive, utilisant le langage, des concepts. Telle est par exemple la signification de l’oeuvre de Descartes "Méditations métaphysiques", ou encore de l’expression "plongé dans ses méditations"...


samedi 5 décembre 2015

Plus que 2 jours pour regarder "Terra" de Yann Arthus Bertrand en replay

TERRA
De Y. Arthus-Bertrand et M. Pitiot

L'émission : Yann Arthus-Bertrand et Michaël Pitiot, épaulés par une équipe de cinéastes animaliers du monde entier, mettent en images la formidable épopée du vivant, des premiers lichens aux gigantesques forêts, des singes de la jungle aux grands animaux mythiques de la savane. Les deux globe-trotteurs filment un monde sauvage au bord de l'extinction, fragilisé par le braconnage, la domestication des espèces, ou encore l'appropriation des terres. L'homme pourra-t-il survivre, à terme, à la destruction progressive de son habitat ? Comment retrouver le respect de la vie sauvage et quelles alternatives imaginer pour une meilleure qualité de vie sur la planète ?

Pour voir le documentaire, cliquez ici

"C'est chaud" / épisode 2

lundi 30 novembre 2015

La Renaissance par le Vénérable Thich Huyen-Vi

INTRODUCTION

Être et non être, vivre et mourir sont autant de questions qui ne cessent de tourmenter le commun des mortels.

En fin de compte, deux théories semblent attirer beaucoup d’attention :

1. Celle qui admet que tout être vivant, une fois mort, se désintègre ne laissant plus rien, et que poussière d’origine, on redevient poussière.

2. Celle qui admet, au contraire, que tout être vivant est mortel mais son âme subsiste après la mort soit pour monter au Paradis pour jouir de la béatitude, soit pour descendre en enfer y subissant le pire des supplices.

Ces deux théories sont aussi inexactes l’une que l’autre :

En effet, nous pensons qu’après la mort, rien n’est totalement perdu et il doit en rester quelque chose, même en quantité infinitésimale.

De même il n’est pas vrai que l’âme demeure telle quelle, indéfiniment, soit au Paradis, soit en Enfer. L’observation des choses de la nature nous permet d’affirmer que toute chose subit la loi de la transformation et du changement.

Par ailleurs, quoi de plus injuste que la cause d’une vie éphémère puisse engendrer un effet bon ou mauvais, qui dure éternellement.

Ainsi les deux théories de la discontinuité et de la permanence sont combattues par le Bouddhisme qui soutient que tout être vivant échappe à ces deux théories pour subir celui de la métempsycose.

I. DÉFINITION

Métempsycose ou transmigration est la traduction occidentale de sangsara (en sanscrit) et de samsara (en pâli), lesquels sont traduits en sino-vietnamien ’Luan Hoi’, Luan signifiant ’la roue’ et Hoi ’qui tourne sur elle même’.

L’image de la roue qui tourne traduit bien la pensée bouddhique de la transmigration d’un être à un autre, dans les six sphères, sous forme de réincarnations successives selon le cycle ternaire : vie - mort - renaissance et ainsi de suite.

La loi de la transmigration est une loi parfaitement vérifiable.

Si nous acceptons la véracité de la loi de causalité nous ne pouvons pas refuser celle de la transmigration.

En effet, la transmigration n’est qu’une succession ininterrompue de causes et d’effets.

Mais parce que tantôt elle apparaît, tantôt elle disparaît, tantôt sous une forme, tantôt sous une autre que nous croyons qu’elle est isolée, sans interdépendance.

II. LE SANGSARA DANS LES CHOSES ET LES ÊTRES

Les choses et les êtres de ce monde, du plus petit comme la poussière au plus grand comme la terre, subissent le cycle sangsarique, c’est-à-dire les transformations successives avec retour à l’état initial.
Pour nous en persuader, examinons quelques cas bien précis.


dimanche 29 novembre 2015

"C'est Chaud !" / épisode 1



Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la 21e Conférence sur le climat (COP21) se réunit à Paris pour convenir d'un nouvel accord international sur le climat. En parallèle de ce grand événement, et en lien avec notre politique environnementale et nos engagements, nous participons à l'élaboration d'une web-série sur le thème du climat : « C'est chaud ».
« C'est chaud », c'est quoi ?

  • Une minisérie avec des jeunes et du climat diffusée pendant la COP21,
  • 6 épisodes de 10mn sur le thème du climat créés avec des adolescents de montreuil (93).
  • Un regard inédit sur le climat, celui de la banlieue et des cités.

Produit conjointement par entre2prises et par l'association ACTION, l'objectif de cette série est de sensibiliser la jeunesse aux problématiques du changement climatique, développer une prise de conscience collective à travers un documentaire drôle et original. L'idée est aussi d'ouvrir les jeunes à la citoyenneté, car pour changer le monde, il faut y prendre part !
Avec le Groupe Leader, d'autres partenaires institutionnels et privés ont rejoint également le projet afin de financer le tournage des épisodes : le service jeunesse de Montreuil, le conseil général du 93, l'INJEP, Label Vidéo - Dispositif Images de la diversité - Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) - TV Montreuil - Est Parisien.


Réveillons-nous !


lundi 23 novembre 2015

La loi de cause à effet : le Karma avec des situations concrètes

Les caractéristiques générales du karma
1. Le karma est certain

  • La vertu n’apporte que le bonheur
  • La non vertu n’apporte que la souffrance
  • Aucun bonheur jamais ne peut advenir de la non vertu 
  • Aucune souffrance jamais ne peut advenir de la vertu 
2. Le karma s’accroît
  • Des actions insignifiantes peuvent entraîner des résultats immenses, de même qu’un arbre immense peut résulter d’une graine minuscule
  • Même l’action négative la plus infime doit être évitée
  • Même l’action vertueuse la plus infime doit être accomplie
3. Il n’est pas possible de faire l’expérience d’effets résultant d’actions non accomplies
  • Personne ne peut faire l’expérience de souffrances dont il n’aura pas créé les causes
  • Personne ne peut espérer obtenir le bonheur dont il n’aura pas créé les causes
4. Les actions, une fois accomplies, ne disparaissent pas
  • Elles ne s’épuisent pas avec le temps
  • Elles ne peuvent être transférées à quelqu’un autre
  • Si une action a été faite, quand les conditions sont réunies, l’effet doit être vécu
  • Sauf si le karma est détruit par des forces contraires


Pour lire la suite, télécharger le document qui comprend :
  • LES VARIÉTÉS DU KARMA : LES DIX ACTIONS NON VERTUEUSES À EVITER
  • LES FACTEURS QUI RENDENT LES ACTIONS NON VERTUEUSES PLUS OU MOINS LOURDES
  • LES CRITÈRES QUI RENDENT LES ACTIONS PARTICULIÈREMENT PUISSANTES
  • LES RÉSULTATS DU KARMA
  • TABLEAU RÉCAPITULATIF DES SITUATIONS KARMIQUES
  • LES CONSÉQUENCES DES DIX ACTIONS NUISIBLES
  • LES HUIT CONDITIONS FAVORABLES ET LEURS CAUSES
Source : Vajra Yogini

vendredi 20 novembre 2015

"Terriens" : ne faisons plus l'autruche sur le traitement infligé aux animaux !



"Terriens", véritable film coup de poing sur la manière dont les humains traitent les animaux.
Réalisé par Shaun Monson
Le narrateur est Maxime Ginolin, à qui l'on doit le film "Le Jugement", et la musique est signé par Moby.

jeudi 19 novembre 2015

2 degrés avant la fin du monde : à regarder !



Documentaire très complet, réaliste, mais avec aussi des séances d'humour sur le climat et la coop 21 : à regarder et à diffuser.

lundi 16 novembre 2015

"La loi de causalité" par le Vénérable Thich Huyen-Vi

A. INTRODUCTION

L’univers, les êtres ne peuvent, ne se transforment pas par pur hasard, de façon anarchique, mais selon une loi commune. C’est la loi de la causalité. Cette loi n’a pas été créée par quelqu’un en particulier, mais il s’agit d’une loi naturelle, silencieuse, immuable et omni-puissante.

Le commun des mortels, par manque d’observation précise et judicieuse ne se rend pas compte de l’existence de cette loi. Du fait de cette ignorance, les gens agissent de façon désordonnée, irresponsable, aussi bien vis-à-vis de soi-même que vis-à-vis des autres. Et c’est à cause de cela qu’ils souffrent, qu’ils se débattent dans l’océan de la souffrance, de la passion et de la culpabilité.

Par contre, le Bouddha étant le Parfait Éveillé, a su révélé au monde cette loi de causalité qui régit tous les êtres et les choses dans l’univers. Fort de cette connaissance, le Bouddha a toujours agi de façon clairvoyante et profitable tant pour lui-même que pour les autres.

Bouddhistes que nous sommes, nous devons bien connaître cette loi de causalité - révélée par le Bouddha, pour nous conformer à son exemple dans l’accomplissement de nos actes dans la vie quotidienne, afin de créer un bonheur durable pour nous-mêmes comme pour notre entourage.


B. DÉVELOPPEMENT

I. DÉFINITION
La loi de causalité, c’est la loi de Cause à Effet.
La cause est le germe, le grain. L’effet est le fruit issu de cette graine.
La cause est la force impulsive, l’effet est le résultat issu de cette force.
La cause et l’effet sont deux états consécutifs, étroitement dépendants et complémentaires.
Autrement dit, s’il n’y a pas de cause, il n’y a pas d’effet.
Et s’il n’y a pas d’effet, c’est qu’il n’y a pas eu de cause.

II. LES CARACTÉRISTIQUES DE LA LOI DE CAUSALITÉ
III. QUELQUES ASPECTS DE LA LOI DE CAUSALITÉ DANS LA VIE RÉELLE
IV. LA LOI DE CAUSALITÉ SUR LE PLAN MORAL
V. L’UTILITÉ DE LA CONNAISSANCE ET DE LA PRATIQUE DE LA LOI DE CAUSALITÉ
VI. QUESTIONS A EXPLICITER


C. CONCLUSION

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samedi 14 novembre 2015

du 29 novembre au 11 décembre 2015 : ensemble générons une puissante énergie de pleine conscience et de compassion pour le climat

Ensemble générons une puissante énergie de pleine conscience et de compassion en offrande spirituelle à la conférence pour le climat : du 29 novembre au 11 décembre 2015

13 Novembre 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Quand nous méditons ensemble et marchons ensemble en pleine conscience, nous amplifions le pouvoir de notre pleine conscience, de notre concentration et de notre compassion. Cette forte énergie de conscience collective sera ressentie dans le monde. Elle a le pouvoir de rétablir l’équilibre de la Terre et de retrouver l’harmonie, car nous ne sommes rien de moins que la Terre Mère elle-même. Nos actions mèneront à une vision profonde collective, à un éveil collectif et à un changement collectif.


La prière du peuple pour le climat : du 29 novembre au 11 décembre 2015


lundi 2 novembre 2015

Plaidoyer pour les animaux - Matthieu Ricard






Dans la lignée de Plaidoyer pour l'altruisme, Matthieu Ricard invite à étendre notre bienveillance à l'ensemble des êtres sensibles. Dans l'intérêt des animaux, mais aussi des hommes.

Nous tuons chaque année 60 milliards d'animaux terrestres et 1 000 milliards d'animaux marins pour notre consommation. Un massacre inégalé dans l'histoire de l'Humanité qui pose un défi éthique majeur et nuit à nos sociétés : cette surconsommation aggrave la faim dans le monde, provoque des déséquilibres écologiques, est mauvaise pour notre santé. En plus de l'alimentation, nous instrumentalisons aussi les animaux pour des raisons purement vénales (trafic de la faune sauvage), pour la recherche scientifique ou par simple divertissement (corridas, cirques, zoos).

Et si le temps était venu de les considérer non plus comme des êtres inférieurs mais comme nos « concitoyens » sur cette terre ? Nous vivons dans un monde interdépendant où le sort de chaque être, quel qu'il soit, est intimement lié à celui des autres. Il ne s'agit pas de s'occuper que des animaux mais aussi des animaux.

Cet essai lumineux met à la portée de tous les connaissances actuelles sur les animaux, et sur la façon dont nous les traitons. Une invitation à changer nos comportements et nos mentalités.

Lien vers la page de l'éditeur : http://www.allary-editions.fr/publication/plaidoyer-pour-les-animaux/

jeudi 29 octobre 2015

Aujourd'hui 29 octobre 2015 à 20h : conférence de Phakyab Rinpoché à Nantes

Conférence et signature autour de son livre "La méditation m’a sauvé"
Editions Cherche midi.

Après avoir subi la torture dans son pays occupé, l’abbé tibétain Phakyab Rinpoché se réfugie à New York en avril 2003. Il est hospitalisé d'urgence pour une gangrène sévère au pied droit. Alors que les médecins préconisent une amputation immédiate, il reçoit du Dalaï-lama ce message : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l'extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui guérit et une fois guéri tu enseigneras au monde comment guérir. »

Dans un petit studio de Brooklyn, Rinpoché médite pendant trois ans sur l'amour inconditionnel et les yogas secrets de l'énergie interne dont il reçut l'initiation à 16 ans. Il repousse l'infection et reconstruit les os de sa cheville, ce que seule une greffe osseuse permet normalement. Le docteur Lionel Coudron, après étude du dossier médical, qualifie cette double guérison de « phénomène d'une puissance exceptionnelle ». Ce livre est une contribution remarquable au débat sur les neurosciences contemplatives. Dans un récit passionnant, Sofia Stril-Rever nous fait vivre cette expérience singulière et universelle d'éveil à la nature aimante et lumineuse de l'esprit.

Phakyab Rinpoché enseigne le powa, ou transfert de conscience au moment de la mort, et participe à des protocoles de recherche sur la méditation. Il a fondé près de Paris Menla Thödöl Ling, « Le Jardin du Bouddha de médecine », pour transmettre les sciences internes et les yogas de la guérison.

Sofia Stril-Rever, indianiste, écrivain, biographe du Dalaï-lama, enseigne la méditation, le mantra yoga, et donne des récitals de mantras sacrés.

Lieu
Salle de la Manufacture des tabacs, Salle de conférence au 2ème étage, 10 bis bd de Stalingrad, 44000 Nantes.

Horaire 
20h

Tarif
Tarif étudiant : 5€ - Tarif plein : 7€

lundi 26 octobre 2015

La Pacification de l’Esprit par Yongey Mingyour Rinpoché

Tout d’abord quelle que soit la tâche que nous accomplissons, qu’elle soit ordinaire ou mondaine, ou liée au Dharma, l’intention est une chose essentielle.

Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que notre esprit joue un rôle important. Il a une énorme puissance. Ce qui cause le bien dans ce monde, c’est l’esprit, et ce qui cause le mal c’est aussi l’esprit. Toutes les difficultés que nous connaissons et toutes les souffrances viennent également de cet esprit. Il en va de même pour la paix et le bonheur dans ce monde. Ainsi, que ce soit le bonheur de ce monde ou la souffrance de ce monde, tout cela ne provient pas de l’extérieur mais de l’intérieur de notre propre esprit.

De la même façon, ce qui décide de ce que nous faisons est en harmonie ou non avec le Dharma (les enseignements du Bouddha), c’est ce qui est à l’intérieur de nous, et c’est ce qu’on peut appeler la " motivation".

[Rinpoché précise qu’au moment de l’écoute du Dharma il n’est pas question de méditer, mais de laisser simplement l’esprit détendu. Il y a donc plusieurs pratiques possibles, mais la pratique essentielle la plus importante est celle de Chiné, la pacification de l’esprit.]

La première chose à faire avant la pratique de Chiné, est de prier les trois joyaux, en visualisant le Bouddha Shakyamouni au dessus de nous, et en faisant le souhait :

" Puissè-je accomplir de manière correcte cette méditation de Chiné ". Puis, dirigez votre esprit vers les autres en pensant que nous allons faire cette pratique, non pas que pour nous-mêmes, mais pour aider tous les êtres.

Le second point est la posture physique. Il y a un lien entre le corps et l’esprit. Si le corps n’est pas dans une disposition favorable, l’esprit lui-même ne le sera pas non plus.

On parle en général de 7 points principaux pour la posture du corps :

En premier lieu, les jambes doivent être dans la position du lotus de préférence et les mains doivent être dans le geste de la méditation. En général que l’on soit un homme ou une femme, on peut mettre la main droite sur la main gauche. Si l’on veut distinguer, la main gauche doit être posée sur la main droite pour une femme, et la main droite doit être posée sur la main gauche pour un homme. En fait, il n’y a pas vraiment de différence ! (Rires).

L’explication de cette distinction est que les femmes représentent l’aspect de la sagesse et les hommes l’aspect des moyens, de la méthode. Comme symbole de cette disposition naturelle, la sagesse est représentée par la main gauche et les moyens par la main droite. Ainsi donc, en fonction du méditant, les femmes mettent la main gauche, qui représente la sagesse, au dessus de la main droite, et les hommes mettent la main droite, qui représente les moyens, au dessus de la main gauche.


Le troisième point est la nécessité de garder la colonne vertébrale droite. Pourquoi cela ?

Dans le corps, se trouve des canaux ou des veines subtils. Si le corps n’est pas dans une position droite, ces veines sont en quelque sorte courbées, et l’esprit n’est pas à l’aise.

Il ne faut pas exagérer comme redresser son dos à tel point qu’il penche de l’autre côté.

(Rinpoché mime cette position inconfortable. Rires).

Le quatrième point est de rentrer légèrement le menton et ne pas balancer la tête à droite ou à gauche.

Le cinquième point est que les épaules doivent être dégagées, il doit y avoir un espace entre le buste et les bras.

Le sixième point est de garder la bouche légèrement ouverte. Elle doit être ni ouverte ni fermée, juste légèrement ouverte.

Le septième point est de garder les yeux ouverts et de poser son regard naturellement dans l’espace, en face de soi. Au début il est parfois utile de fermer les yeux, mais à long terme, il est préférable de les garder ouverts et de les poser naturellement ouverts devant soi.

Si l’on trouve difficile de garder les mains dans la position de la méditation, on peut les mettre sur les genoux.

C’étaient les points concernant la posture physique. Si l’on peut pratiquer par séance de méditation, comme un quart d’heure, une demi-heure, c’est bien. Mais d’une manière générale on peut pratiquer la méditation n’importe quand.

Maintenant, en ce qui concerne l’esprit, il faut que l’on se rende compte que nous avons à l’intérieur de nous des pensées liées aux émotions négatives. Elles se comportent un peu comme les perles d’un rosaire. Une perle appelle une autre perle, puis celle-ci appelle une autre, et cela sans fin. Elles se suivent les unes les autres sans interruption. Cette chaîne de pensées existe depuis que le samsara sans commencement existe. On a beau suivre ses pensées autant que l’on veut, elles ne nous conduisent jamais à la paix et au bonheur.

On peut dire que le fait de tourner continuellement dans le samsara est dû uniquement aux pensées.

On peut les diviser en trois :


Pour lire la suite, cliquez ici.

samedi 17 octobre 2015

Aujourd'hui et demain : enseignement de THEKCHEN TULKU RINPOCHE

Je vous recommande d'aller écouter ce Rinpoché du monastère de Sera Mey, dont les enseignements sont très clairs et pragmatiques.

Dates et Horaires
  • Samedi 17 octobre à 15h : enseignement sur l'impermanence
  • Dimanche 18 octobre à 12h : enseignement sur la compassion

Lieu
Salon le salon zen et qi, salle William-Turner, rue de Bel-Air, 44 Le Cellier


Contact 
Emmanuel Desjeux, tél. 06 28 07 54 60.

lundi 12 octobre 2015

L’esprit d’éveil et la vacuité par Yongey Mingyour Rinpoché

Hier, Je vous ai parlé de la pratique de chiné en détails.
Rappel de Chiné, la pacification de l’esprit
Le point crucial de chiné c’est la non-distraction : si l’esprit n’est pas distrait, la pratique de chiné est présente

Pourquoi est-ce qu’il faut arriver à cette absence de distraction ? C’est parce que lorsqu’on pratique le Dharma, lorsqu’on pratique la méditation, que ce soit la bodhicitta ou lorsque l’on observe l’essence de son esprit ou qu’on médite sur la vacuité, on n’a pas le contrôle de notre propre esprit et cet esprit est sans cesse sous le pouvoir des émotions négatives.

Il y a des gens qui s’en rendent compte et qui disent que par exemple la colère n’est pas une bonne chose en soi mais ils ne peuvent pas s’empêcher de tomber sous le coup de cette colère ; ils essaient de la bloquer, de l’arrêter, mais ils n’y arrivent pas.

A cause de cela, nous sommes incapables de maîtriser notre esprit, d’avoir une indépendance de notre esprit ; à cause de cela nous tombons dans le piège de l’extrême de l’espoir et du doute, nous créons toutes sortes de souffrances à la fois pour nous-mêmes et pour les autres, et cette souffrance s’étend à tout l’univers.
Donc, ce à quoi nous voulons arriver, c’est à maîtriser notre esprit et le meilleur moyen de maîtriser notre esprit, c’est d’être sans distraction. Si l’on arrive à rester sans la moindre distraction, alors on a maîtrisé son esprit.

Si l’on arrive grâce à l’absence de distraction à maîtriser son esprit, alors quelle que soit la pratique que l’on fasse, ou même que ce soit la pratique de la bodhicitta ou de la vacuité etc … toutes les pratiques qu’on pourra faire, et même quelle que soit l’activité, même mondaine, qu’on effectuera, on aura la maîtrise de notre esprit et on n’aura pas de difficultés pour accomplir ces activités ou ces pratiques.

Le meilleur moyen d’atteindre à cet état de non-distraction, comme je l’ai expliqué hier, c’est de rester l’esprit totalement détendu sans avoir quelque chose de précis à méditer, simplement l’esprit totalement détendu et présent. Et si l’on n’arrive pas à cet état-là du premier coup, on peut utiliser les méthodes que je vous ai donné nous a données hier, en dirigeant son esprit sur une forme, un son etc…ou alors une image du Bouddha.
Donc cette pratique, cette absence de distraction est extrêmement utile.
Par exemple, si on visualise une déité, qu’on visualise la déité, on visualise la syllabe-germe, cela devient un support pour notre esprit.

On peut aussi diriger son esprit vers les pensées, quelles soient bonnes ou mauvaises, les pensées bonnes, par exemple si on est content, les pensées mauvaises, si on est mécontent ; quelles que soient les pensées vertueuses ou non vertueuses qui passent dans notre esprit, si on dirige notre esprit et si on s’en sert de supports, on obtient le même résultat. Cela peut être une fleur aussi.

Si on est obsédé par une pensée particulière, par exemple on veut absolument avoir une maison, ou bien alors on veut avoir de l’argent, ou bien on veut trouver de l’or, à ce moment-là, si on est obsédé et qu’on n’arrive pas à arrêter ces pensées, simplement au lieu de vouloir éviter ces pensées, au contraire on dirige son esprit vers cet objet, vers la maison, ou vers l’argent ou vers l’or, on laisse cet esprit qui se projette sur cet objet sans distraction. Si vous êtes fermier et que vous êtes obsédé par les vaches, vous pouvez faire la même chose avec les vaches.

Il y avait en Inde un homme qui habitait dans une ville et qui était vraiment complètement passionné par la vina, un instrument de musique, et qui passait tout son temps à jouer. Et il allait dans d’autres régions pour jouer aussi. On l’invitait. A force de partir comme cela, sa femme l’a remplacé et quand il est revenu à la maison, il était vraiment triste.
Peu de temps après, il a rencontré un Maître.

Il a rencontré ce Maître qui habitait dans un cimetière, ou un charnier ; il habitait dans une espèce de hutte en herbe ou en paille et il était en train de méditer ; il lui a demandé de lui enseigner le Dharma et il lui a enseigné la méditation ou plutôt, il lui a enseigné comment rester l’esprit totalement détendu. Cet homme a donc construit une cabane d’herbe, lui aussi, à côté de celle du Maître ; il a fait cette pratique et il était très content.

Le problème, c’est qu’il pensait encore à sa vina et il était sans arrêt distrait de sa méditation.
Chaque fois qu’il essayait, il pouvait passer cinq minutes à méditer et puis repenser à sa vina et il n’arrivait pas à continuer.
Et donc il est allé voir le maître et il lui a dit : " Je n’arrive pas à méditer parce que je suis sans arrêt distrait par les pensées de ma vina. " .
Et sa méditation est devenue fructueuse.
Il commençait sa pratique de la méditation en jouant de la vina. Ensuite peu à peu, il a maîtrisé son esprit et il n’a plus eu besoin du son de sa vina. Donc le plus important, c’est de garder l’esprit complètement détendu et si on n’y arrive pas, on peut diriger son esprit vers un objet.

Au départ il faut toujours commencer cette séance de pratique par la pensée de l’esprit d’Eveil, la pensée que je ne vais pas faire cela uniquement pour moi-même, mais pour amener tous les êtres à l’Eveil total des Bouddhas, et ensuite on prie son Maître sous la forme de Bouddha Shakyamuni ou de la déité qu’on a prise, quelle qu’elle soit, au dessus de sa tête par exemple, et ensuite on considère qu’il se dissout en soi et que l’on devient inséparable de ce Maître.

Ensuite il est très important aussi après la pratique de dédier le mérite ainsi acquis au bien de tous les êtres.
Voilà c’était pour la pratique de chiné ou la pacification de l’esprit ou le calme mental, quel que soit le nom qu’on lui donne.
Maintenant j’aimerais parler de la compassion, de l’esprit d’Eveil et puis de la vacuité.

Compassion, esprit d’Eveil et vacuité

Les trois causes principales qui nous mènent à l’Eveil sont :
la compassion
la compréhension, la réalisation de la non-dualité ou de la vacuité
l’esprit d’Eveil

La première chose à faire, c’est de prendre refuge : c’est la base ; on prend refuge et ensuite on passe à ces trois pratiques, dans l’ordre, l’une après l’autre.
Il y a plusieurs traditions. Selon certaines traditions, on commence par la vacuité ; ensuite on passe à la compassion. Parfois on commence par la compassion, ensuite on étudie la vacuité. L’esprit d’Eveil vient toujours à la fin.
Aujourd’hui nous allons suivre l’ordre suivant : je vais d’abord parler de la vacuité et ensuite sur la base de la vacuité, je parlerai de la compassion et ensuite de l’esprit d’Eveil.
LA VACUITÉ

Pour comprendre la vacuité il faut d’abord comprendre l’impermanence.
Il y a deux sortes d’impermanence : l’impermanence qu’on peut appeler grossière et l’impermanence subtile qui est d’instant en instant.

Il y a deux manières d’aborder la vacuité : il y a celle qui est fondée sur les particules, sur les composants ultimes de la matière en quelque sorte, puis celle qui est fondée sur la compréhension du temps.
Celle qui est fondée sur la compréhension du temps, c’est celle qui est liée à l’impermanence.
Aujourd’hui nous parlerons de la seconde approche, c’est-à-dire en envisageant le temps et l’impermanence. On peut réaliser la vacuité en comprenant cette impermanence ou ce temps.

Rinpoché : est-ce que vous comprenez ce qu’est le temps ? Dites tout ce qui vous passe par la tête, n’ayez pas peur.

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mardi 29 septembre 2015

Du 30 octobre au 1er novembre 2015 : Mandala, Danses et Chants du Tibet à la Pagode Van Hanh


La pagode Van Hanh de St-Herblain accueillera la tournée des moines de Séra Mey pour promouvoir la culture tibétaine et la paix dans le monde.

Les moines du monastère de Sera-Mey ( Inde du Sud) accompagnés de THEKCHEN TULKU RINPOCHE réaliseront le Mandala d'Avalokitesvara (Bouddha qui personnifie la compassion).


Programme 

Vente d'artisanat vietnamien et tibétain tous les jours. Exposition de photos d'archives des événements de La Pagode. Entrée libre.

Vendredi 30 octobre

10h - Construction d'un Mandala de sables colorés en continu jusqu'à sa dissolution dimanche 1er novembre à 16h
12h-14h - Repas végétarien (avec participation)
14h-19h - Mandala

Samedi 31 octobre
10 h - Mandala
12h 14h - Repas végétarien (avec participation)
14h-19h - Mandala

Dimanche 1er novembre / 
Programme spécial
10h -12h - Danses et chants sacrés du Tibet
12h-14h - Repas végétarien (avec participation)
14h 30 - Enseignement de Thekchen Tulku Rinpoché "La SYMBOLIQUE DU MANDALA"
16h - Cérémonie de la dissolution du Mandala : Cérémonie très solennelle accompagnée de prières.
Pour en savoir plus sur la tournée des Moine de Séra Mey, cliquez ici.


Sur demande individuelle
- thème astrologique tibétain
- puja de purification de lieu ou de guérison


Contact : 06 64 81 38 87

Nirvana par Ajahn Thanissaro


Cet article a été publié dans le journal de la communauté vipassana de Barre, Massachussets "Insight Journal" au Printemps 2005. Traduction par Christian Ousset.

Il y a longtemps, à l’époque du Bouddha, Nirvana (Nibbana en Pali) avait un verbe qui lui était propre : "nibbuti". Il signifiait "éteindre", comme une flamme. Comme on pensait que le feu était prisonnier lorsqu’il était en train de brûler, à la fois s’attachant au combustible dont il se nourrissait et prisonnier de lui, son extinction était vue comme une libération. S’éteindre c’était être sans entraves. Parfois un autre verbe était utilisé : "parinibbuti". Avec le préfixe "pari", qui signifie total, ou tout autour, pour montrer qu’une personne sans entraves, comme le feu, ne serait plus jamais prisonnière.

Maintenant que Nirvana est devenu un mot anglais, il devrait avoir son propre verbe pour traduire également le sens d’ "être sans entraves". Actuellement, nous disons qu’une personne "atteint" le nirvana, ou "entre" dans le nirvana, comme s’il s’agissait d’un lieu où l’on peut aller. Mais le nirvana n’est absolument pas un endroit. Il n’est réalisé que quand l’esprit cesse de se définir lui-même en termes d’endroit : d’ici, de là, ou d’entre les deux.

On croirait que l’on est en train de couper les cheveux en quatre - qu’est ce qu’un mot ou deux peuvent faire pour notre pratique ? - mais l’idée du Nirvana comme un endroit a créé de graves malentendus dans le passé, et pourrait facilement en créer de nouveaux. Il y eut un temps où certains philosophes, en Inde, pensaient que si le Nirvana est un endroit et le Samsara un autre endroit, alors quand vous entrez dans le Nirvana, vous êtes coincé ; vous avez limité votre possibilité de mouvement parce que vous ne pouvez pas revenir dans le Samsara. Pour résoudre le problème ils ont inventé ce qu’ils pensaient être un nouveau type de Nirvana : un Nirvana non établi, dans lequel on pouvait être à deux endroits - Nirvana et Samsara - en même temps.


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lundi 14 septembre 2015

La doctrine du non-soi : anatta par Vénérable Walpola Rahula

Il n’y a rien de permanent, d’éternel et sans changement dans la totalité de l’existence universelle (Vénérable Walpola Rahula)

Alors, le Bouddha, plein de compassion et de sentiments humains parla avec bonté à son disciple dévoué et bien aimé : " Ananda, qu’attend de moi l’Ordre du Sangha ? J’ai enseigné le Dhamma (la Vérité) sans faire aucune distinction comme l’ésotérique et l’exo-térique. En ce qui concerne les Vérités, le Tathagata n’a rien de semblable au ‘poing fermé du maître’ (acariya mutthi). Certainement, Ananda, si quelqu’un pense pouvoir diriger le Sangha et que le Sangha puisse dépendre de lui, qu’il donne ses instructions. Mais le Tathagata n’a pas de telle pensée. Pourquoi alors laisserait-il des instructions concernant le Sangha ? Ananda, je suis vieux maintenant, j’ai quatre-vingts ans. De même qu’un chariot usagé a besoin de réparations pour servir encore, de même, il me semble, le corps du Tathagata a besoin de réparations pour servir encore. Donc Ananada, demeurez en faisant de vous-même votre île (votre soutien), faisant de vous-même, et de personne d’autre, votre refuge : faisant du Dham-ma votre île (votre soutien), du Dhamma votre refuge, et de rien d’autre ".
Ce que le Bouddha désirait exprimer à Ananda est parfaitement clair. Ananda était triste et déprimé. Il pensait qu’ils allaient se trouver seuls, sans aide, sans refuge, sans chef, après la mort du grand Maître. Aussi le Bouddha lui apporte consolation, courage et confiance, lui disant qu’ils auraient à dépendre d’eux-mêmes et du Dhamma qu’il avait enseigné, et de personne d’autre, ni de rien d’autre. Ici la question d’un Atman ou d’un Soi métaphysique est absolument hors de propos. Et de plus, le Bouddha explique à Ananda comment on peut être sa propre île ou refuge et c’est par la culture de l’attention à l’égard du corps, des sensations, de l’esprit et des objects mentaux (les quatre satipatthana) . Ici encore il n’y a aucun mot relatif à un Atman ou à un Soi.
Il y a encore un autre exemple utilisé par ceux qui tentent de trouver un Atman dans l’enseignement du Bouddha. Une fois, le Bouddha était assis sous un arbre dans une forêt sur la route de Bénarès Uruvela. Ce jour-là, trente amis, tous jeunes princes, allèrent faire une sorte de pique-nique avec leur jeunes femmes dans cette même forêt. L’un d’eux qui n’était pas marié avait amené une prostituée avec lui. Mais pendant qu’ils se distrayaient elle déroba des objects de valeur et disparut. Tandis qu’ils la recherchaient dans la forêt, ils virent le Bouddha assis sous un arbre et lui demandèrent s’il n’avait pas vu une femme. Le Boudhha leur demanda pourquoi. Ils lui racontèrent l’incident. Alores le Bouddha les interrogea : " Que pensez -vous, jeunes gens, lequel est le meilleur pour vous, chercher une femme ou vous chercher vous-mêmes ? " Ici encore c’est une question simple et naturelle, et il n’y a aucune raison d’introduire dans l’affair l’idée lointaine d’Atman ou de soi métaphysique. Ils répondirent qu’il valait mieux pour eux se chercher eux-mêmes. Alors le Bouddha leur demanda de s’asseoir autour de lui et il leur exposa le Dhamma. D’après le récit de ce qu’il leur prêcha et qu’on trouve dans le texte original, pas un mot n’est mentionné au sujet de l’Atman.
On a beaucoup écrit, discuté sur le sujet du silence du Bouddha alors qu’un certain Parivrajaka (Errant), nommé Vacchagotta lui demandait s’il avait un Atman ou non.
Voici l’histoire
Vacchagotta vient auprès du Bouddha et lui demanda : " Vénérable Gotama, y a-t-il un Atman ? " Le Bouddha reste silencieux. " Alors Vérérable Gotama, il n’y a pas d’Atman ? " Le Bouddha reste également silencieux. Vacchagotta se lève alors et s’en va. Après le départ du parivrajaka, Ananda demanda au Bouddha pourquoi il n’avait pas répondu à la question de Vacchagotta. Le bouddha expliqua sa position : " Ananda, quand Vacchagotta l’errant m’a posé la question : Vénérable Gotama, y a-t-il un Soi ?, si j’avais répondu : Il y a un Soi, alors Ananda, cela aurait été se ranger du côté de ces reclus et brahmana qui soutiennent la théorie éternaliste (sassatavada). " Et Ananda, quand Vacchagotta l’errant m’a posé la question : Vénérable Gotama, il n’y a pas de Soi, si j’avais répondu : il n’y a pas de Soi, alors Ananda, cela aurait été se ranger du côté de ces reclus et brahmana qui soutiennent la théorie annihiliste (ucchedavada) " Et encore Ananda, quand Vacchagotta l’errant m’a posé la question : Vénérable Gotama, y a-t-il un Soi ?, si j’avais répondu : il y a un Soi, alors Ananda cela aurait-il été en accord avec ma connaissance que tous les Dhamma sont sans Soi ? Certainement pas, Seigneur. Et encore Ananda, quand Vacchagotta l’errant m’a posé la question : Vénérable Gotama, n’y a-t-il pas de Soi, si j’avais répondu : il n’y a pas de Soi, alors Ananda, cela aurait été pour Vacchagotta l’errant une plus grande confusion encore, lui qui est déjà confus ; car il aurait pensé : antérieurement j’avais en effet un Atman, mais maintenant je n’en ai plus. "
La raison pour laquelle le Bouddha est resté silencieux devrait être mainteant parfaitement claire. Mais cela sera plus clair encore, si nous prenons en considération tout l’arrière plan et la façon dont le Bouddha traitait les questions et les interrogateurs ces deux choses étant ignorées de ceux qui ont discuté ce problème. Le Bouddha n’était pas une machine à répondre, ne donnant sans aucune considèration les réponses quelles que soient les questions posées et quel que soit celui qui les posait. Il était un instructeur pratique, plein de compassion et de sagesse. Il ne répondait pas aux questions pour montrer son intelligence et sa connaissance mais pour aider celui qui le questionnait dans la voie de la réalisation. Il parlait toujours aux gens en ayant à l’esprit leur niveau de développement, leur tendances, leur tournures d’esprit, leurs caractères, leur aptitudes à comprendre un sujet particulier.
D’après le Bouddha, il y a quatre façons de traiter les questions :
1. à certaines on doit répondre directement ;
2. à d’autres on doit répondre de façon à les analyser ;
3. à d’autres encore on doit répondre par des contre-questions ;
4. et enfin il y a des questions qu’on doit laisser de côté.
Il peut y avoir plusieurs façons de laisse de côté une question. L’une est de dire qu’une question particulière n’a pas de réponse ou d’explication, comme fit le Bouddha à l’égard de ce même Vacchagotta à plus d’une occasion quand ces célèbres questions de savoir si l’Univers était éternel ou non, etc....lui furent posées. C’est de la même façon qu’il répondit à Malunkyaputta et à d’autres . Mais il ne pouvait pas agir ainsi en ce qui concerne la question de savoir s’il y avait un Atman(Soi) ou non, parce qu’il l’avait tourjours discutée et expliquée. Il ne pouvait pas dire : " Il y a un Soi " parce que cela était contraire à sa connaissance que " tous les Dhamma sont sans Soi " et il ne voulait pas dire " il n’y a pas de Soi " parce que cela aurait, sans nécessité et sans raison, rendu plus confus et plus troublé le malheureux Vacchagotta qui était déjà troublé par une question semblable comme il l’avait avoué antérieurement et n’était pas encore en mesure de compredre l’idée de Anatta. Donc, laisser de côté cette question en restant silencieux était le moyen le plus sage d’agir dans ce cas particulier. Il ne faut pas oublier non plus que le Bouddha connaissait dèjà Vacchagotta depuis longtemps. Ce n’était pas la première fois que cet Errant interrogateur venait le voir. Le Maître sage et plein de compassion pensait souvent à ce chercheur confus et lui montrait sa considération. Il y a de nombreuses références dans les textes palis à ce même Vacchagotta l’Errant et au fait qu’il se rendait souvent auprès du Bouddha et de ses disciples et leur posait encore et encore les mêmes sortes de questions qui le tourmentaient et l’obsédaient. Le silence du Bouddha semble avoir eu plus d’effet sur Vacchagotta que toute autre discussion ou réponse éloquente.
Certains prennent le Soi pour ce qui est généralement appelé "esprit "ou " conscience ". Mais le Bouddha dit qu’il vaut mieux qu’un homme considère son corps physique comme " Soi " plutôt que l’esprit, la pensée ou la conscience, parce que le premier semble plus solide que ceux-ci, parce que l’esprit, la pensée ou la conscience (citta, mano, vinnana) changent constamment jour et nuit plus rapidement que le corps (kaya) C’est la vague sensation d’un " JE SUIS " qui crée cette idée de soi qui n’a aucune réalité correspondante, et voir cette vérité c’est réaliser le Nirvana ce qui n’est pas facile !
Il y a dans Samyutta-nikaya une conversation lumineuse sur ce point entre un bhikkhu nommé Khemaka et un groupe de bhikkhus. Ces moines demandent à Khemaka si dans les cinq Agrégats il voit un soi ou quelque chose appartenantà un Soi. Khemaka répond " non ". Alors les bhikkhus disent que s’il en est ainsi, c’est qu’il doit être un Arahant libéré de toute impureté. Mais Khemaka confesse que bien qu’il ne trouve pas dans les cinq Agrégats, un Soi ou quelque chose appartenant à un Soi ; " je ne suis pas un Arahant libéré de toute impureté. Amis, en rapport avec les cinq Agrégats d’attachement, j’ai la sensation : " JE SUIS ", mais je ne vois pas clairement : "ceci est JE SUIS. " Puis Khemaka explique que ce qu’il appelle " JE SUIS " n’est ni matière, ni sensation, ni perception, ni formations mentales, ni conscience, ni quelque chose en dehors d’eux. Mais il a sensation : " JE SUIS " en rapport avec les cinq Agrégats d’attachement bien qu’il ne puisse voir clairement " ceci est JE SUIS ". Il dit que c’est comme l’odeur d’une fleur qui n’est ni l’odeur de pétales, ni celle de la couleur, ni celle du pollen, mais l’odeur de la fleur. De plus, Khemaka explique que même une personne qui a atteint les premières étapes de réalisation conserve encore cette sensation de JE SUIS ". Mais plus tard, quand elle a encore progressé cette sensation de " JE SUIS " disparaît elle aussi de même que l’odeur chimique d’une étoffe fraîchement lavée disparaît après un certain temps quand elle a été rangée dans un coffre.
Cette discussion fut si utile et si lumineuse pour eux, qu’à la fin de celle-ci, dit le texte, tous y compris Khemaka lui-même, devinrent des Arahant libérés de toute impureté, s’étant ainsi finalement débarrassés de " JE SUIS ". D’après l’enseignement du Bouddha, il est aussi mauvais de soutenir l’opinion " je n’ai pas de soi " (qui est la théorie annihiliste) que de soutenir l’opion " j’ai un soi " (qui est la théorie éternaliste) parce que toutes les deux sont des liens, toutes les deux se levant de la fausse idée " JE SUIS ". La position correcte à l’égard de la question d’Anatta est non pas de soutenir telle ou telle vue ou opinion, mais d’essayer de voir les choses objectivement, telles qu’elles sont, sans projections mentales, de voir que ce que l’on appelle " Je " ou " Etre " est seulement une combinaison d’agrégats physique et mentaux qui agissent ensemble d’une façon interdépendante dans un flux de changement momentané, soumis à la loi de cause et effet, et qu’il n’y a rien de permanent, d’éternel et sans changement dans la totalité de l’existence universelle.
Ici une question se pose naturellement : s’il n’y a pas d’Atman , ou soi, qui reçoit le résultat du Karma (des actions) ? Personne ne peut répondre à cette question mieux que le Bouddha lui-même. Lorsqu’un bhikkhu lui pose cette question, le Bouddha dit : " je vous ai enseigné, ô bhikkhu, à voir la conditionnalité partout et en toute chose ". L’enseignement du Bouddha sur Anatta, non-Ame ou non-Soi ne doit pas être considéré comme négatif ou nihiliste. De même que le Nirvana, il est Vérité et Réalité ; et la Réalité ne peut pas être négative. C’est la fausse croyance en un Soi imaginaire, non existant, qui est négative. L’enseignement d’Anatta dissipe, l’obscurité des fausses croyances et produit la lumière de la Sagesse. Il n’est pas négatif. Comme Asabga le dit très justement : " Il y a le fait qu’il n’ya pas de Soi (nairatmyastita)"



http://www.vipassana.fr/


lundi 7 septembre 2015

"La méditation m’a sauvé" par Phakyab Rinpoche et Sofia Stril-Rever

La méditation m’a sauvé 
Après avoir subi la torture dans son pays occupé, l’abbé tibétain Phakyab Rinpoché se réfugie à New York en avril 2003. Il est hospitalisé d’urgence pour une gangrène sévère au pied droit. Alors que les médecins préconisent une amputation immédiate, il reçoit du Dalaï-lama ce message : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui guérit et une fois guéri tu enseigneras au monde comment guérir. » [Lire l'article]

Mon sort est scellé 
Pour en avoir le cœur net, j’ai posé la question par écrit au Dalaï-lama. Sa réponse tout juste reçue vient conforter mon intuition. Je n’attendrai plus désormais. J’informerai au plus tôt le chirurgien orthopédiste de ma décision. Je ferai ensuite mes adieux au personnel soignant qui m’accueille avec tant de bienveillance depuis mai 2003. [Lire l'article]

Dans cette vie et dans toutes les vies
En tant qu’être humain, dès 13 ans, j’ai offert ma vie au service de tous les êtres. Dans mon expérience du monde, j’ai donc adopté une attitude d’ouverture, de confiance et d’accueil spontané de tous ceux que le mûrissement du karma met sur mon chemin. Aucune personne rencontrée ne m’est étrangère. Je retrouve en chacun et chacune des frères et sœurs en humanité. [Lire l'article]

« Une guérison d’une puissance exceptionnelle », selon le docteur Lionel Coudron
Si la guérison avait été immédiate, cela aurait été de l’ordre de “l’impossible”. Alors que dans le cas de Phakyab Rinpoché, ce qui s’est passé nous implique d’autant plus que sa guérison est le fruit d’une pratique appliquée et non pas d’une foi intense et ponctuelle. [Lire l'article]

lundi 31 août 2015

"Vivre les Dharma" par Sa Sainteté le XVIIe Karmapa Orgyèn Trinley Dorjé - partie 3/3 -

Sa Sainteté a commencé la dernière journée d’enseignement en annonçant qu’il allait donner la Prise de Refuge, la transmission du texte des Pratiques Préliminaires qu’il avait composé l’année dernière, ainsi que les Voeux de Bodhisattva, mais que pour la matinée, il allait continuer de répondre aux questions de l’auditoire.

La première question concernait la signification profonde de la récitation de « Karmapa Khyéno ».

Sa Sainteté a tout d’abord expliqué ce que signifie le mot « karma », activité ou action, et le suffixe « pa », celui qui exécute cette activité. Il a expliqué comment cent mille dakinis ont tissés la Coiffe Noire avec leurs cheveux, l’ont consacrée, et l’ont offert au Premier Karmapa, Dusoum Khyènpa. Le Karmapa est celui qui incarne les activités des bouddhas et des bodhisattvas des trois temps et dix directions. Sa Sainteté a également expliqué que le Karmapa ne désigne pas nécessairement une seule personne, mais que c’est un nom donné à tous les maîtres Vajras, qui mettent en pratique les activités d’un bouddha. C’est un titre qui peut s’appliquer à tous les maîtres authentiques. Le Bouddha avait prédit que lorsque le Dharma serait près de l’extinction, il reviendrait sous la forme de maîtres Vajras, afin d’accomplir ses activités de bouddha. L’activité des bouddhas fait ressortir le côté radieux et positif des gens, et permet à la nature de bouddha de chacun d’émerger. Alors lorsque nous récitons « Karmapa Khyeno », le but est de faire émerger l’aspect lumineux de notre nature.

« Khyeno » a la connotation d’une supplication qui signifie « Pensez-à moi, je vous en prie ». Le but de cette prière est de se remémorer encore et toujours les qualités positives de notre enseignant et de prier pour que celui-ci se souvienne de nous. Il n’est pas nécessaire de faire la récitation à haute voix, mais de la faire avec son coeur. Milarépa a dit : « Quand je suis seul, j’appelle mon lama de tout mon cœur ».

Il y avait ensuite quelques questions que Sa Sainteté a remis à plus tard, et une question sur la façon d’aider un non-bouddhiste qui approche le moment de la mort.


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lundi 24 août 2015

"Vivre les Dharma" par Sa Sainteté le XVIIe Karmapa Orgyèn Trinley Dorjé - partie 2/3 -

Le Gyalwang Karmapa a consacré une partie de la matinée à exposer sa préoccupation pour l’environnement. Plusieurs participants s’étaient d’ailleurs procurés le manuel sur les « Conseils environnementaux pour les Monastères, les Centres et les Communautés Bouddhistes Karma Kagyu ».

Il a parlé de la nécessité de préserver les forêts, du danger que représente la fonte des glaciers de la région himalayenne, de la pollution des rivières, de la protection des animaux que l’on chasse pour leur fourrure, de la nécéssité d’être végétarien ou réduire au moins la quantité de viande que nous mangeons, ainsi que les changements climatiques dramatiques. Étant donné que les monastères n’ont pas une culture de gestion des déchets, il a affirmé son intention de leur procurer une formation dans ce sens, dans l’espoir qu’ils pourront devenir des exemples pour la communauté. Si nous nous engageons véritablement à travailler pour le bien-être des êtres, nous avons la responsabilité de protéger l’environnement, et la myriade d’êtres qui l’habitent.

Une période de questions-réponses a suivi :

Au cours de cette session, le Gyalwang Karmapa à expliqué plus longuement la manière de combattre les émotions conflictuelles. Il a expliqué comment le Dharma élimine les impuretés de l’esprit; il n’y a rien dans le Dharma qui ne soit un antidote direct aux émotions négatives. Différentes pratiques agissent sur différents poisons mentaux ; il y a en fait de nombreuses pratiques et méthodes pour chaque pratiquant selon leur capacité et niveau.
En général, les débutants ont tendance à vouloir éviter la confrontation avec les poisons de leur esprit. Alors, la chose à faire est de les mettre au défi. Ensuite, lorsque le pratiquant devient plus aguerri, il est approprié d’utiliser des moyens habiles.

Sa Sainteté a ensuite donné une réponse plus élaborée sur la question de l’attachement.
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lundi 17 août 2015

"Vivre les Dharma" par Sa Sainteté le XVIIe Karmapa Orgyèn Trinley Dorjé - partie 1/3 -

Avant de commencer son enseignement, Sa Sainteté le Karmapa a souhaité la bienvenue à tout le monde en anglais et a ensuite continué en tibétain. Il a dit qu’il considérait tous les gens présents comme ses amis, et a commenté le fait que chacun venait de pays, de cultures et conditions différentes ; tous venus pour écouter ses enseignements sur comment « Vivre le Dharma ». Il a ajouté qu’en dépit de son jeune âge, il allait essayer de partager ses expériences. Il a commencé son enseignement avec cette question : “Qu’est-ce que le Dharma?”

Pratiquer le Dharma ce n’est pas seulement accomplir des rituels qui nécéssitent un endroit, un temps ou un instrument particuliers. À un niveau plus profond, le Dharma est quelque chose qui transforme notre esprit, c’est un processus ouvert par lequel nous examinons notre esprit, prenant conscience de nos émotions conflictuelles et de la présence des « trois poisons », nous essayons graduellement de devenir moins colérique, moins sujet à l’attachement, etc. La pratique du Dharma amène un changement progressif au niveau du corps, de la parole et de l’esprit. Comme c’est un changement qui se fait de l’intérieur, la pratique peut se faire n’importe où, même au travail; elle ne requiert pas de moment particulier. En effet, la pratique sur laquelle nous réfléchissons à nos aspirations, sur notre façon de penser, comment nous réagissons et nous nous relions aux autres, est très importante. Se basant sur son expérience, le Karmapa a confié que sa propre vie devenait de plus en plus occupée, et que le temps disponible pour travailler au bénéfice des autres, ou pour méditer, diminuait.

Alors, sa façon de pratiquer le Dharma ces temps-ci, était d’essayer d’aider la multitude de gens qu’il rencontrait quotidiennement, en restant vigilant à observer ses pensées et en essayant de vivre sa vie au quotidien avec l’intention d’être bénéfique aux êtres. Sa priorité étant le bonheur des autres, il a dit qu’il prenait soin d’examiner ses actions, son discours et son esprit. En essence, telle est sa pratique. Quand il était plus jeune, il avait le temps pour effectuer des pratiques formelles et réciter des prières, environ une heure tous les soirs et tous les matins ; mais ces temps-ci, avec peu de temps disponible pour une pratique formelle, il s’efforce de garder dans ses pensées toutes les personnes qu’il rencontre, qu’il soit en train de travailler, manger ou dormir. Cela lui semble être une façon vivante, réelle et très pratique pour pratiquer le dharma.

Il est une fondation importante pour la pratique que de garder vivant dans notre esprit les êtres sensibles, comme s’ils étaient là, sous nos yeux, sinon, nous pouvons perdre le contact avec les personnes que nous voulons aider et devenons paresseux dans nos efforts.

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lundi 10 août 2015

Guérir par la méditation, entretien avec Tulkou Thondoup Rinpotché

Avec le progrès des psychologies, et notamment de la psychologie transpersonnelle, les Occidentaux commencent à comprendre l’avantage de pratiquer la méditation pour s’assurer une bonne santé mentale.

Par Jean-Claude Cartier

Né dans une tribu d’éleveurs nomades du Tibet oriental, Tulkou Thondoup Rinpotché reçut une éducation faite d’étude des textes sacrés, de prière et de méditation, avant d’être, à l’âge de dix-huit ans, totalement déraciné par l’invasion chinoise. Fuyant tout d’abord aux Indes, et s’installant par la suite aux Etats-Unis, Tulkou Thondoup oublia peut-être la discipline monastique, mais certainement pas l’expérience de la paix qu’il avait éprouvée durant son enfance et qui lui permit de traverser les épreuves les plus rudes sans jamais mettre en péril l’harmonie régnant dans son esprit.

Avec le progrès des psychologies, et notamment de la psychologie transpersonnelle, les Occidentaux commencent à comprendre l’avantage de pratiquer la méditation pour s’assurer une bonne santé mentale. Mais ils éprouvent sans doute encore quelque difficulté à imaginer que cette même méditation puisse avoir un quelconque retentissement sur leur santé physique. Comment leur démontrer le pouvoir de l’esprit dans les processus de guérison du corps ?


Effectivement, le pouvoir de l’esprit est énorme ; et la méditation, ou la prière, peuvent nous guérir physiquement, ou en tout cas avoir une grande influence sur la guérison.

Et ce n’est pas seulement là une façon de parler, mais bien une certitude dans la tradition du bouddhisme tibétain où la guérison par l’esprit fait partie de notre façon de vivre.

Ainsi, lorsque quelqu’un est malade, au Tibet, il va d’abord consulter un lama, afin qu’il lui indique une pratique de méditation. Et ce n’est qu’ensuite qu’il ira voir son médecin.

Dans d’autres cas, lorsque les médicaments se sont avérés inefficaces contre la maladie, une méditation ou des mantras spécifiques peuvent inverser le processus pathologique et avoir des effets tout à fait positifs.

Un de mes amis, dans ma communauté du Massachusetts, eut un cancer à deux reprises. La première fois, les médecins l’avaient condamné en lui disant qu’il ne lui restait plus que cinq mois à vivre. Il s’est donc préparé à l’éventualité de mourir et s’est mis à pratiquer la méditation de manière intensive. Cinq mois plus tard, non seulement il était encore en vie, mais il n’y avait plus trace de cellules cancéreuses. Les médecins ne comprenaient pas…

Il a vécu cinq ans sans problèmes, puis a subi une récidive. Mêmes menaces de la part des autorités médicales : l’opération ou la mort ! Mais, comme on lui promettait également de finir sa vie dans un fauteuil roulant après l’opération, mon ami préféra la méditation... qui, une fois de plus, le guérit.

Il a maintenant quatre vingt trois ans et se porte parfaitement bien.


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lundi 3 août 2015

Connaitre, comprendre ... et pratiquer les jhâna

Parmi les différentes pratiques de méditation bouddhistes, celle des jhâna reste certainement la plus méconnue. Bien qu'elle occupe une place extrêmement importante dans les textes - et qu'elle soit même celle que le Buddha pratiqua juste avant d'atteindre l'Eveil... - son enseignement n'a pas été autant diffusé en Occident que celui de la méditation dite de "Vipassana". Certains disent même que les jhâna ne sont pas nécessaires à la Libération, mais parvenir auxjhâna présente pourtant beaucoup d’avantages et, depuis une dizaine d'années, elle semble même en passe d'être "réhabilitée" !Deux ouvrages, depuis peu disponibles en traduction française, tentent de mieux faire connaître cette pratique : "Le manuel de méditation selon le bouddhisme Theravâda", d'Ajahn Brahm, paru aux éditions Almora en avril 2011, et "Initiation à la méditation profonde en pleine conscience" de Bhante Hénépola Gunaratana.Comme pour son "best-seller" consacré à la méditation de Vipassana ("Méditer au quotidien"), Bhante Gunaratana présente, avec une clarté remarquable, un exposé tout à fait classique de cette pratique, inspiré de l'ouvrage de référence en la matière, le "Visuddhimagga" ("Chemin de la purification") de Buddhaghosa. Dans un style limpide et accessible, Bhante Gunaratana s'adresse aux Occidentaux en sachant rendre compréhensible un vocabulaire souvent technique et des expériences fort peu communes...
Nous vous proposons de découvrir quelques extraits de son chapitre 2, introductif, dans la traduction de Gilbert Gauché, parue chez Marabout le 9 mai 2012.

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lundi 27 juillet 2015

L’auto-thérapie par la méditation du Bouddha de Médecine

Terry Clifford, bouddhiste et ancienne rédactrice de la revue New York, a mis en oeuvre plusieurs programmes thérapeutiques basés sur le yoga et la méditation dans des hôpitaux psychiatriques. Selon elle, la maladie peut devenir un élément de progrès sur la voie du Dharma et la méditation du Bouddha de médecine est un processus de guérison du corps par l’esprit.

Par Terry Clifford, extrait du livre La médecine tibétaine bouddhique et sa psychiatrie, Dervy, 1997


Considérer la maladie comme un bienfait

Toute personne pratiquant le Vajrayana, mais n’ayant pas atteint la plénitude ni même un haut développement de pouvoirs de méditation et de réalisation, peut cependant employer certaines méthodes tantriques pour se guérir. L’auto-thérapie vise ultimement à ce que la religion définit comme la santé totale : l’entière Illumination. Sur un plan plus relatif, cependant, une personne peut traiter sa maladie en utilisant la pratique du Dharma pour l’auto-thérapie.

Il est extrêmement important que toute personne souhaitant se guérir elle-même comprenne vraiment que sa maladie est le symptôme d’une disharmonie spirituelle fondamentale dans quelque aspect de sa vie limité à lui-même ou bien en relation avec d’autres êtres et avec l’environnement. Il faut donc cultiver intérieurement une attitude thérapeutique.

L’attitude principale à développer est de considérer la maladie comme un bienfait. Elle est tout d’abord un signal qu’une de nos activités est foncièrement en déséquilibre. Le signal reçu, nous pouvons rétablir l’équilibre pour mettre l’harmonie. Ceci n’implique ni culpabilité ni blâme personnel -ces sentiments ne seraient que des obstacles supplémentaires engendrés par l’illusion et deviendraient encore une cause d’anxiété et de maladie. Mais il est nécessaire d’être tout à fait honnête et ouvert avec soi-même. La maladie fournit alors une occasion de grandir, de voir où nous nous sommes trompés (le déséquilibre), de reconnaître nos actes négatifs passés et de pratiquer le développement de soi par l’auto-thérapie.

En d’autres termes, notre maladie nous donne une occasion de pratiquer l’intégration de la souffrance comme élément de progrès dans la voie du Dharma, de l’utiliser comme support du Dharma de façon spécifique, par exemple en pensant que cette difficulté nous apporte de plus grandes possibilités de progresser dans le Dharma, d’avoir une aspiration plus intense pour l’Illumination, de transmuter la souffrance en connaissance. Elle aide aussi à développer la compassion, pratiquer le bien, surmonter l’orgueil, purifier les impuretés et se libérer de l’aversion envers la douleur et le malheur.

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