lundi 27 juillet 2015

L’auto-thérapie par la méditation du Bouddha de Médecine

Terry Clifford, bouddhiste et ancienne rédactrice de la revue New York, a mis en oeuvre plusieurs programmes thérapeutiques basés sur le yoga et la méditation dans des hôpitaux psychiatriques. Selon elle, la maladie peut devenir un élément de progrès sur la voie du Dharma et la méditation du Bouddha de médecine est un processus de guérison du corps par l’esprit.

Par Terry Clifford, extrait du livre La médecine tibétaine bouddhique et sa psychiatrie, Dervy, 1997


Considérer la maladie comme un bienfait

Toute personne pratiquant le Vajrayana, mais n’ayant pas atteint la plénitude ni même un haut développement de pouvoirs de méditation et de réalisation, peut cependant employer certaines méthodes tantriques pour se guérir. L’auto-thérapie vise ultimement à ce que la religion définit comme la santé totale : l’entière Illumination. Sur un plan plus relatif, cependant, une personne peut traiter sa maladie en utilisant la pratique du Dharma pour l’auto-thérapie.

Il est extrêmement important que toute personne souhaitant se guérir elle-même comprenne vraiment que sa maladie est le symptôme d’une disharmonie spirituelle fondamentale dans quelque aspect de sa vie limité à lui-même ou bien en relation avec d’autres êtres et avec l’environnement. Il faut donc cultiver intérieurement une attitude thérapeutique.

L’attitude principale à développer est de considérer la maladie comme un bienfait. Elle est tout d’abord un signal qu’une de nos activités est foncièrement en déséquilibre. Le signal reçu, nous pouvons rétablir l’équilibre pour mettre l’harmonie. Ceci n’implique ni culpabilité ni blâme personnel -ces sentiments ne seraient que des obstacles supplémentaires engendrés par l’illusion et deviendraient encore une cause d’anxiété et de maladie. Mais il est nécessaire d’être tout à fait honnête et ouvert avec soi-même. La maladie fournit alors une occasion de grandir, de voir où nous nous sommes trompés (le déséquilibre), de reconnaître nos actes négatifs passés et de pratiquer le développement de soi par l’auto-thérapie.

En d’autres termes, notre maladie nous donne une occasion de pratiquer l’intégration de la souffrance comme élément de progrès dans la voie du Dharma, de l’utiliser comme support du Dharma de façon spécifique, par exemple en pensant que cette difficulté nous apporte de plus grandes possibilités de progresser dans le Dharma, d’avoir une aspiration plus intense pour l’Illumination, de transmuter la souffrance en connaissance. Elle aide aussi à développer la compassion, pratiquer le bien, surmonter l’orgueil, purifier les impuretés et se libérer de l’aversion envers la douleur et le malheur.

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lundi 20 juillet 2015

Enseignements de Frère Fabkhi en 2014

La Beauté, notre vraie nature - Lascoutch, 23 février


Week-end méditation & silence, Introduction - Lascoutch, 8 mars


Week-end méditation & silence, Questions/Réponses - Lascoutch, 8 mars


Week-end méditation & silence, suite - Lascoutch, 9 mars


Soirée de pratique - La Céze, 1er avril

Week-end méditation & silence 1 - Lascoutch, 5 avril

Week-end méditation & silence 2 - Lascoutch, 5 avril


Week-end méditation & silence 3 - Lascoutch, 6 avril

Soirée de pratique - La Céze, 15 avril

Soirée de pratique - Nîmes, 16 avril


Week-end en Aveyron - Oasis de Lantiourel, 3 mai

Week-end en Aveyron - Oasis de Lantiourel, 4 mai

Servir la vie au cœur de l'instant - 1er jour, Retraite juin


Servir la vie au cœur de l'instant - 3ème jour, Retraite juin


Servir la vie au cœur de l'instant - 5ème jour, Retraite juin


Servir la vie au cœur de l'instant - 6ème jour, Retraite juin


Enseignement dans la yourte - Lascoutch, 9 juin

Enseignement - Ardèche, "Le Taillé", 15 juin

Question/Réponse - Ardèche, "Le Taillé", 15 juin

Un pas après l'autre, les soucis s'envolent... - 1er jour, Retraite juillet


Un pas après l'autre, les soucis s'envolent... - 3ème jour, Retraite juillet


Un pas après l'autre, les soucis s'envolent... - 4ème jour, Retraite juillet

Un pas après l'autre, les soucis s'envolent... - 7ème jour, Retraite juillet

Week-end Jeunes Adultes - Lascoutch, 19 juillet

Week-end Jeunes Adultes - Lascoutch, 20 juillet

Retraite Méditation & Chant harmonique - Lascoutch, août 2014-1


Retraite Méditation & Chant harmonique - Lascoutch, août 2014-2

Éclairage sur la pratique - Lascoutch, 4 septembre


Lecture extraite du livre "Le Chemin du Milieu" de Claire Petitmengin I - 13 septembre


Lecture extraite du livre "Le Chemin du Milieu" de C. Petitmengin II - 14 septembre

Les renoncements nécessaires... - Serviers-Labaume , samedi 28 septembre


Soirée de pratique - La Céze, 30 septembre


Soirée de pratique - Nîmes, 1er octobre


Week-end méditation & silence - Lascoutch, 18 octobre

Week-end méditation & silence - Lascoutch, 19 octobre

Week-end méditation & silence - Nantes, 9 novembre

Week-end méditation & silence - Nantes, 10 novembre

Week-end méditation & silence - Nantes, 11 novembre - 1ère partie


Week-end méditation & silence - Nantes, 11 novembre - 2ème partie

lundi 13 juillet 2015

"La méditation Vipassana" par le Vénérable U Silananda

Extraits de discours du Vénérable U Silananda
Traduits par Vipassanasangha



Une existence humaine est extrêmement courte comparée aux existences célestes des devas et des Brahmas. Cent ans dans le plan humain équivaut à une heure et demie dans le plan céleste du Paranimmita Vasavatti. Bien que très courte, la vie humaine est celle qui offre les meilleures opportunités pour l’atteinte de Nibbana.

Lorsque l’on a obtenu une vie humaine, ce qui est difficile à obtenir, il est important de faire bon usage de cette précieuse opportunité. La meilleure façon de le faire, c’est de pratiquer la méditation Vipassana. Par le simple fait de pratiquer Vipassana, nous allons nous débarrasser des impuretés comme lobha : le désir, dosa : la colère et moha : l’ignorance, qui nous entraînent dans les plans misérables où la souffrance domine. D’autre part, nous réaliserons la perfection de la concentration et de la sagesse, et pourrons alors expérimenter Nibbâna. Voilà pourquoi, lorsqu’on se trouve dans le plan humain et que l’on veut en tirer le meilleur profit, il faut pratiquer la méditation Vipassana.

Pratiquer la méditation Vipassana, c’est noter les rupa Dhammas : composés matériels, et les nama Dhammas : facteurs mentaux qui se manifestent dans les khandas : les agrégats, afin de réaliser leur véritable nature : le changement. Il y a quatre Dhammas :
Kayanupassana satipatthana : la contemplation des phénomènes physiques
Vedananupassana satipatthana : la contemplation des trois types de sensations : vedana
Cittanupassana satipatthana : la contemplation des processus mentaux
Dhammanupassana satipatthana : la contemplation des phénomènes qui n’appartiennent à aucune des trois catégories précédentes et regroupés sous l’appellation «objets mentaux».

Noter kaya, c’est noter pour prendre conscience de tous les mouvements du corps et d’en réaliser la véritable nature : la marche, la posture debout, la posture assise, le mouvement qui consiste à passer à la posture debout, le mouvement qui consiste à se pencher ou à étendre les bras ou les jambes.

Au début, il n’est pas possible de noter tous les mouvements du corps car l’esprit est agité. Le méditant commence donc par pratiquer la marche et en posture assise pour calmer son esprit, ensuite il sera en mesure de noter tous les mouvements du corps, à chaque instant.


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