mercredi 27 janvier 2016

Têt 2016 : Voeux de la pagode Van Hanh


Têt s'en va, Têt arrive, Têt revient.
Pourtant depuis toujours, Têt n'est jamais venu ni parti.

Têt signifie le Printemps de toutes les couleurs fraîches, vives et éclatantes de la nature, du ciel et de la terre."Têt de l'esprit" est la nature originelle qui est paisible, pure et immaculée... .Là, où notre corps et notre esprit restent toujours joyeux, sereins et purs, le Printemps demeure en permanence.
Ainsi, Têt n'est jamais venu ni parti.

Les membres de la pagode Van-Han forment le vœu de vivre toujours avec la pratique transformatrice du corps et de l'esprit afin que le "Têt de l'esprit" existe, à chaque instant, pour éclairer la vie et en faire offrande aux Bouddhas.
Avec respect, nous souhaitons aux Vénérables le corps de Dharma permanent, l'immense joie Dharmique, la facilité à aider les autres êtres et l'accomplissement de leurs oeuvre bouddhiques.
A nos compatriotes, nos amis et fidèles Bouddhistes, ainsi qu'à leurs familles, nous exprimons également nos meilleurs vœux de Bonne Année : santé, bonheur, paix et joie.


                     Bien cordialement.

Bikkhu Thich Nguyên Lôc.

lundi 25 janvier 2016

"L'amour et la compassion dans le bouddhisme" par Jérôme Ducor


I - L' amour et la compassion dans le bouddhisme

Bien que le bouddhisme demeure encore mal connu en Occident, il y jouit pourtant d'une réputation certaine du fait de sa non-violence, de son pacifisme et de sa tolérance. Cela est vraisemblablement dû, pour une large part, à la place importante occupée dans le bouddhisme par les notions d'amour et de compassion.
L'amour (sanskrit maitrî) y est compris comme le sentiment visant à procurer le bonheur de tous les êtres, tandis que la compassion (karunâ) consiste à vouloir les délivrer tous de la douleur. Sans doute n'est-il pas inutile de rappeler ici, pour les méditer, ces paroles du Buddha concernant l'amour, et qui doivent être accomplies par "celui qui recherche le bien" :
"Que tous les êtres soient heureux ! Qu'ils soient en joie et en sûreté ! Toute chose qui est vivante, faible ou forte, longue, grande ou moyenne, courte ou petite, visible ou invisible, proche ou lointaine, née ou à naître, que tous ces êtres soient heureux ! Que nul ne déçoive un autre ni ne méprise aucun être si peu que ce soit ; que nul, par colère ou par haine, ne souhaite de mal à un autre. Ainsi qu'une mère au péril de sa vie surveille et protège son unique enfant, ainsi avec un esprit sans limites doit-on chérir toute chose vivante, aimer le monde en son entier, au-dessus, au-dessous et tout autour, sans limitation, avec une bonté bienveillante infinie. Étant debout ou marchant, assis ou couché, tant que l'on est éveillé, on doit cultiver cette pensée. Ceci est appelé la suprême manière de vivre." (Suttanipâta, I, 8. Cité in Rahula, p. 125)
Les récits édifiants des jâtaka relatant les existences antérieures du Buddha Shâkyamuni ont également popularisé son idéal altruiste, qui se concrétise en particulier par le don de son corps - pour nourrir une tigresse affamée sur le point de dévorer ses propres petits, de sa chair, de sa tête, de ses yeux, de sa moelle et de son cerveau. (Lamotte, Traité 1, p. 143, n. 1 ; 2, p. 712-718, 751-753, 979-983)



Plan du texte


I - L'amour et la compassion
Le contexte doctrinal
L'amour : un acte salvifique
La question du "Dieu créateur"

II - La méthode bouddhique
A propos d'une certaine lecture chrétienne...
Authenticité et interprétation

Bibliographie


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lundi 11 janvier 2016

"Le bouddhisme : au-delà du Bien et du Mal" par Dominique Trotignon

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Introduction

Le Mal, "en soi", n'est pas réellement un problème, traité en tant que tel, dans l'enseignement du Bouddha.
Tout d'abord parce que le "Bien", dans le bouddhisme, n'a pas la valeur absolue qu'on lui attribue dans les religions monothéistes. On n'évoque en effet aucune Création divine, parangon du Bien, au sein de laquelle le Mal pourrait être compris comme une opposition radicale et scandaleuse à un tel projet divin.
D'autre part, la distinction établie par le bouddhisme entre deux Réalités (relative et absolue ou, mieux, conditionnée et inconditionnée) nous obligera à considérer deux types de "bien" et, du même coup, deux types de "mal".
S'il existe un "Bien suprême" dans le bouddhisme, il s'agit en effet de l'extinction (nirvâna) de la souffrance (dukkha) ; souffrance caractéristique de l'état conditionné (qui n'est autre que le samsâra, le cycle incessant des naissances et des morts), état conditionné lui-même entretenu par l'Illusion, qui devient du même coup le "Mal suprême".
Il faudra donc considérer deux couples "bien-mal", l'un relatif et en rapport avec l'état conditionné, l'autre opposant l'état conditionné compris comme Mal, à l'état inconditionné compris comme Bien.


Plan du texte

Introduction

I) Le contexte doctrinal
1 - Le récit de la création du monde
2 - La maison et son architecte
3 - Questions de vocabulaire

II) La réalité du bien et du mal
1 - Le "mal" comme souffrance
2 - Le Bien comme "moindre mal"

III) L'illusion du bien et du mal
1 - La conception de la dualité comme "Mal"
2 - Par-delà le Bien et le Mal

Conclusion : Au-delà du Bien et du Mal

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